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  • mardi, novembre 01, 2016

    DIRTY HARRY (SIEGEL)

    Inspecteur Harry, the first one !!!
    Et bien sûr – il va de soi – le premier et le meilleur des cinq, réalisé par le génial Don Siegel en 1970 (quoique… le quatrième Opus de la série, Sudden Impact, dirigé par Eastwood lui-même, se révèle également comme une sorte de petit chef d’œuvre, en tout cas le seul à pouvoir rivaliser avec cette première version) ! Don Siegel (auteur également de Coogan's Bluff, du très atypique Les Proies, tous deux avec Clint Eatswood, d’ailleurs, et bien sûr du mythique Body Snatchers, le "vrai", le seul, le premier, en N&B), bien connu pour son sens du cadre, comme le montrent ces deux premières images des génériques (respectivement, Harry I & Harry II) :

    Dès sa sortie (il y a plus de trente ans), Dirty Harry a toujours été un film extrêmement controversé, pour une raison bien simple, mais toujours d’actualité : c’est que curieusement, on y attache plus d’importance aux droits des coupables qu’aux droits des victimes. Tout ceci éloquemment résumé dans la scène d’ouverture dans le bureau du maire :


    Bon. Certaines personnes diront sans doute qu’il s’agit d’un point de vue plutôt facho, partisan de l'auto-défense, etc… Personnellement, déjà, je trouve qu’il s’agit d’un faux débat (quand la justice fait son travail, nul besoin en effet de tels recours), et d’autre part, ça a au moins le mérite d'être honnête, pas comme la fameuse clique d’acteurs de gauche bien connus, toujours en train de crier "au loup" à l’abri de leurs somptueux 200 m2 du sixième arrondissement…
    Bref, back to Dirty Harry. Au cas où vous ne le sauriez pas encore, il y a dans cette série (tout comme dans Die Hard, par exemple), une sorte de cahier des charges à respecter absolument… Entre autres : 1) Eastwood doit toujours faire équipe avec un équipier dont il n’a aucune envie (du moins au début)… 2) La scène finale doit toujours se passer face à un plan d’eau… 3) Le héros doit toujours avoir un "gimmick" tout le long du film, par exemple : "Do I feel lucky ?" (N°I), "A man’s got to know his limitations" (N°2), "Make my Day" (N°III), "Swell" (N°IV), etc... 4) Il y a toujours, en général au tout début du film, un hold-up sans aucun rapport avec le reste, mais que Clint réussit (bien sûr !) inévitablement à déjouer, comme dans ce premier Opus :

    Comme dit précédemment, Don Siegel – de pair avec Sergio Leone, les deux "héros" de Clint Eastwood en matière de réalisation – s’est toujours signalé non seulement par ses cadres impeccables, mais aussi particulièrement inventifs. Petit florilège :

    À noter, tout particulièrement, la fabuleuse scène de la remise de la rançon au pied de la croix, avec une alternance de plongées et de contre-plongées absolument hallucinante :

    Sans même parler de cette non moins hallucinante scène au sein du stade de football, avec ce sublime zoom arrière (probablement à la grue, je suppose) :

    Alors bon, certes, tout n’est pas absolument parfait dans ce film, à commencer par les vêtements des principaux protagonistes, qui craignent vraiment de la mort de leur race, il faut bien le dire, entre la veste croisée de Clint Eastwood et le costume en vinyle vert de son interlocutrice, lol :
    Mais bon… D’un autre côté, il faut être indulgent, non ??? Déjà qu’avec mes Buffalos, je suis limite "OUT", là, alors imaginons tout simplement ce que les gens penseront de nos fringues dans vingt ans… À tous les coups, ça les fera exploser de rire (du moins, je pense, et puis après tout, c’est dans la logique de la mode, finalement) !
    Allez, deux images pour conclure :

    Arghhhh… Putain, il y a des jours où j’aimerais faire ça, de temps en temps, balancer le badge de mon job sans aucun remord ni scrupule…
    Hahaha, Clint, trop la classe, décidément !!!

    Petit P.S, à propos de Don Siegel : "L’un des grands seigneurs de la série B (…). Série B, certes, encore que Siegel ait disposé parfois de budgets importants, en tout cas séries B exemplaires qui conservent leur efficacité en dépit du temps, contrairement à tant de faux chefs-d’œuvre".
    Cité dans le Dictionnaire du cinéma (Jean Tullard, Bouquins, Robert Laffont). Je crois qu’on ne peut pas mieux dire, en résumé…

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    1 Comments:

    Blogger Sire Al Capitaine II said...

    Un chef-d'œuvre ce film. Et oui putain, ton article respire à DONF les États-Unis ! Comme tu le répètes souvent : "Vive les U.S.A en terme de cinéma"... Mais là ton article me donne vraiment envie d'aller voyager aux States...

    Merci pour ce blog !

    mardi, 22 février, 2011  

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