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  • jeudi, février 20, 2025

    DIE HARD WITH A VENGEANCE (JOHN MCTIERNAN)

    Le premier film de la série ? Bien sûr que non ! C'est le fait de Die Hard (1988), tourné par le même réalisateur, suivi ensuite par Die Hard 2 (1990, Renny Harlin), puis bien après par le beaucoup plus décevant Live Free or Die Hard (2007, Len Wiseman)... Au milieu de tout cela, nous avons fort heureusement Die Hard with a Vengeance (1995), qui a pratiquement fait le meilleur score du monde, et ceci pour une bonne raison :

    Comme c'en est le cas avec Indiana Jones de Steven Spielberg ou Lethal Weapon de Richard Donner  - tous en quatre films -, celui-ci a pour originalité de rajouter un nouveau personnage très important, allant au départ assez mal avec le héros principal. Dans le premier cas, il s'agissait de Sean Connery (opposé à Harrison Ford), dans le second de Rene Russo (face à Mel Gibson et Danny Glover), et enfin dans celui-ci de Samuel L. Jackson, tombant par hasard sur Bruce Willis.

    Autre phénomène particulièrement sensible : le film se livre sur ces deux personnages au jeu du chat et de la souris, sans compter la présence d'un troisième individu, à la tête de tous les évènements imprévus qui apparaissent d'un bout à l'autre... A commencer par cette explosion en plein cœur de New York, juste pour rire, dira-t-on, et aux fins de bien définir le rôle fondamental de chacun :

    L'inspecteur Walter Cobb (Larry Bryggman) reçoit un coup de fil anonyme d'un nommé Simon, qui concerne le lieutenant John McClane (Bruce Willis)... Cela tombe très mal, car John est depuis un certain temps suspendu de ses fonctions, souffre d'une bonne gueule de bois, et doit comme par hasard débarquer dans Harlem en portant un panneau disant tout simplement "I hate niggers" :

    Par grande chance, il tombe sur Zeus Carver (Samuel L. Jackson), électricien et antiquaire afro-américain, qui sort vite de sa boutique pour le sauver d'un lynchage public pour racisme :
    Pour tout dire, ces deux-là se révèlent au départ plutôt incompatibles : d'un côté, John sort mal de sa cuite, et s'avère somme toutes assez raciste... De l'autre, Zeus semble à l'opposé très calme, cultivé, et prêt à tout pour le sauver des autres noirs, de plus en plus dangereux !
    Du coup, ils partent à toute vitesse dans une voiture volée au dernier moment, même si cela leur attire quelques ennuis :
    Arrivés enfin au commissariat, ils reçoivent tous deux les ordres de l'énigmatique Simon, qui consiste à se rendre à un téléphone près d'un métro de la 72ème rue... Une fois sur place, ils reçoivent un coup de fil trompeur, leur imposant une sorte de calcul assez difficile à gérer :
    Mais Zeus trouve la bonne solution, non seulement parce qu'il est à jeun, mais surtout car il a démasqué tout de suite le piège de la question - dont l'origine n'était pas le nombre de chats, mais juste celui d'un seul homme, donc un numéro qui se termine par un 1 :
    Du coup, ils obtiennent une menace bien plus réaliste de Simon, consistant à se rendre à une station de métro de Wall Street en moins de 30 minutes... Vu que c'est pratiquement impossible, Zeus se résout à garder le taxi, tandis que John décide d'emprunter le métro, malgré toutes les difficultés qu'il encourt  :
    John y parvient, mais une fois à l'intérieur du métro, il s'aperçoit qu'une bombe piégée se trouve déjà en charge, et qu'il n'a plus qu'une chose à faire, la jeter le plus vite possible à l'arrière du train :
    Cela provoque immédiatement une explosion, car Simon a estimé que John ne s'était pas encore rendu à la gare - même si Zeus était déjà sur place, et tentait de convaincre un policier de sa bonne foi : 
    Vous trouvez la musique très efficace, n'est-ce pas ? Normal, vu qu'elle est due à Michael Kamen, qui avait déjà accompagné les deux premier Opus - sans même parler des antérieurs Dead Zone de David Cronenberg, de Brazil de Terry Gilliam, ou de Lethal Weapon de Richard Donner...
    Totalement déjoué par le fait, John n'a plus qu'à monter dans la voiture de l'inspecteur Walter Cobb, où il rencontre deux nouveaux enquêteurs du FBI... Et bien sûr, il finit par comprendre que la voix de Simon ressemble étrangement à celle de Hans Gruber - autrement dit, celui qu'il avait poussé du toit dans le premier Die Hard, son frère :
    Au même moment, une alerte se transmet rapidement vis-à-vis d'une école inconnue, où doit à nouveau exploser une bombe - visant cette fois-ci les enfants... Ceci a beau être totalement faux, personne ne le soupçonne encore, et le travail de tous les policiers s'avère hallucinant :
    Ainsi vient pour Simon l'occasion de se montrer tel qu'il est (Jeremy Irons), et d'accomplir sans plus tarder ce pour quoi il est venu :
    Pendant qu'il investit sans difficulté la réserve fédérale - autrement dit, 140 milliards de dollars -, il laisse son amie accomplir la partie la plus brutale de son acte :
    John et Zeus se rendent durant ce temps à Central Park,  non pas sur la route, mais via le parc lui-même... Ils parviennent, de justesse, à résoudre une nouvelle énigme proposée par Simon - ce qui ne les met pas pour autant à l'abri :
    Du coup, ils se séparent, puis John traverse le tunnel avec l'aide du camionneur Jerry Parks (Joe Zaloom), abattant au passage quelques concurrents... S'en rendant très vite compte, Simon décide de faire sauter le barrage, mais John réussit à fuir l'inondation déclenchée :
    Il retrouve miraculeusement Zeus en voiture, avec qui il décide d'embarquer sur le vaisseau - sur lequel se trouvent d'après eux les 140 milliards de dollars récoltés :
    Mauvaise idée, car ils sont pris et enchaînés par Simon... Ils réussissent toutefois à se libérer, puis à sauter in extremis du bateau - sur lequel d'ailleurs ne se trouvait aucun or, vu que Simon se fait un grand plaisir dès le début à enchaîner ses devinettes :
    Se croyant totalement à l'abri, Simon fête donc son immense victoire avec tous ses amis, tout aussi bien allemands que russes :
    Mais c'était sans compter avec la dernière intervention de John, qui se voit repéré à la dernière minute :
    Il finit par abattre l'hélicoptère de Simon, en le faisant couper froidement par une ligne électrique :
    Tout serait donc terminé ? A priori, John et Zeus étant maintenant de très bons amis, rien ne semble impossible... Mais c'est son coup de fil manqué à son ex-femme qui le rend d'un seul coup aussi irascible qu'au tout début - ce qui donne envoi au générique de fin, et du coup à un nouveau - et plus décevant - Live Free or Die Hard (2007) :
    Inutile de vous demander si vous avez bien aimé ce film, je suis pratiquement sûr que oui... Ce dont je m'excuse par contre, c'est l'impossibilité de décrire ce chef-d'œuvre conformément à sa construction, c'est à dire : d'une grande précision, avec une intrigue de plus en plus poussée, un rythme impeccable, au moins trois acteurs excellents, et enfin une musique parfaite !
    En tous cas, Die Hard with a Vengeance eut un budget final fabuleux, quasiment égal à quatre fois la somme initiale, récompensé à cet égard par Goldene Leinwand en 1995, et remporta l'année suivante le BMI Film Music Award - grâce encore une fois à Michael Kamen... C'est très bien, n'est-ce pas ?
    Autres films du même réalisateur : PredatorLast Action Hero

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    mardi, septembre 10, 2024

    CAPRICORN ONE (PETER HYAMS)

    Tourné en 1978 - soit il y a 46 ans -, ce film nous présente un problème qui serait toujours identique aujourd'hui : le fait que nous ne puissions discerner la vérité du mensonge dans les news de la télévision, tellement le groupe les fabriquant s'avère puissant et intraitable.

    Peter Hyams, ayant pas mal de temps exercé en tant que reporter au Vietnam, se lance cette fois-ci dans ce qui est très à la mode à l'époque, en écrivant lui-même le scénario : l'arrivée fictive sur une planète voisine, Mars - celle-ci n'ayant absolument pas lieu, mais étant reconstituée au nez et aux yeux du public, de telle sorte qu'il marche à fond...

    L'on s'en doute, c'est la base de son œuvre, qui devrait se révéler encore plus fortement dans Outland en 1981 (avec Sean Connery)... Mais c'est également l'attitude de l'époque, notamment de la NASA et d'Apollo 11 envers la plupart des gens, que l'on va retrouver ici sans le moindre complexe - puissamment réalisé par Peter Hyams !

    Commençons donc avec la mission la plus importante, celle que l'on peut évidemment voir sur sa télévision :

    Aussitôt, l'ordre du Dr. James Kelloway (Hal Holbrook) surgit, celui d'abandonner le plus vite possible le vaisseau... Le colonel Charles Brubaker (James Brolin) a du mal à l'admettre, mais il se voit bien obligé d'obéir, de même que les deux autres pilotes :
    Cet ordre reste bien sûr totalement inconnu du grand public, qui s'accroche à cette mission comme à la plus importante du siècle - même si le président des Etats-Unis n'est pas présent, tout occupé à sa réélection... 
    On voit ici très bien les deux points de vue, celui qui est réaliste et réservé aux pilotes, et l'autre qui est totalement faux, et concerne le monde entier :
    Une fois les trois pilotes arrivés dans cet endroit secret, James Kelloway leur explique comment mimer cette fausse arrivée sur mars, avec tous les effets spéciaux nécessaires... Ils n'y croient pas trop, mais ils n'ont guère de moyens de s'opposer à James Kelloway :
    Ainsi réussissent-ils la soi-disant sortie du vaisseau spatial - tous les inconvénients dus à la structure terrestre étant rectifiés en laboratoire avant de passer à la télévision :
    En tous cas, leurs trois femmes ont l'air fort contentes :
    Néanmoins, le journaliste Robert Caulfield (Elliott Gould), alcoolique et dépressif, commence à se douter de quelque chose - sur les dires du technicien Elliot Whitter (Robert Walden), qui a remarqué une grosse absurdité sur la console :
    Un peu plus tard, il décide d'aller chez celui qui lui a révélé ces chiffres, histoire d'en savoir un petit peu plus... Mais contrairement à ce à quoi il s'attend, il tombe sur l'habitante "officielle" du lieu, ceci depuis plusieurs mois - alors que lui-même s'y est rendu récemment :
    Mine de rien, on entre ainsi dans la seconde phase du film... Tout d'abord marquée par un piège délibéré sur la voiture de Robert Caufield, dont il réussit tout juste à se sortir - chutant dans le fleuve après bien des efforts inutiles :
    Regardez, c'est très impressionnant :
    Pendant ce temps, James Kelloway annonce la soi-disant triste nouvelle au monde entier, "Le vaisseau s'est désagrégé au retour"... Non seulement attristant considérablement les trois épouses et le monde entier, mais provoquant surtout une grande réaction de la part des pilotes, qui s'estiment directement visés ainsi :
    Que décident-ils alors de faire ? Ils partent déjà en empruntant le seul et unique avion se trouvant sur la piste, réussissant fort bien à semer ceux qui les surveillaient en voiture :
    Puis à peine posés, ils décident chacun de prendre quelque chose d'utile, puis s'en vont dans trois directions différentes... Après tout, c'est la seule façon de s'en sortir, vu de leurs yeux :
    Au même moment, Robert Caulfield, de plus en plus inquiet, va voir l'épouse de Charles Brubaker (Brenda Vaccaro), juste histoire de l'interroger sur ses derniers souvenirs :
    L'avion est bien sûr retrouvé, mais totalement vide... Ce qui a l'air de beaucoup étonner James Kelloway :
    Hélas, le commandant James Walker (O. J. Simpson) meurt en premier de soif, tout simplement... Et ceci est en outre totalement anonyme :
    Robert Caulfield retourne alors une seconde fois chez la femme de Charles Brubaker, et il y découvre un film qui se passe dans une ville de Far West - pas du tout dans le Yosemite, en fait, contrairement à ce qu'elle disait... Aussitôt, il s'y rend, mais manque tout juste de se faire abattre par un inconnu :
    Le second pilote, le lieutenant-colonel Peter Willis (Sam Waterston), est pour sa part tout simplement abattu au sommet d'une montagne... Egalement par des inconnus, mais visiblement des militaires, puisqu'à la tête de deux hélicoptères OH-6 Cayuse :
    Il ne reste donc plus à James Kelloway qu'à coincer Charles Brubaker, le colonel de la troupe :
    Et il met tous les atouts de son côté, bien sûr... Par exemple, en faisant arrêter Robert Caulfield pour un supposé trafic de cocaïne, qui est totalement inventé :
    En attendant, le colonel Charles Brubaker est un petit peu perdu, allant même jusqu'à manger un serpent - faute de mieux :
    Heureusement, Robert Caulfield - enfin sorti de prison - trouve un bon avion Boeing-Stearman Model 75, piloté par le fondateur de la société Albain (Telly Savalas) :
    Le colonel Charles Brubaker a du même coup réussi à se planquer au centre d'un bâtiment isolé... Mais il est à juste titre inquiet de voir les deux hélicoptères se poser, et décide de s'enfuir au plus vite - atterrissant un peu comme par hasard sur l'avion piloté par Albain, juste sur l'aile :
    Vous trouvez la musique géniale ? Vous avez bien raison, elle est due à Jerry Goldsmith (1929-2004), qui l'année suivante devait enfin concrétiser son style digne de Scriabine ou de Stravinsky, entre autres avec son fameux Alien... En attendant, c'est bien là le passage le plus tendu du film, où tous les trois sont susceptibles de se faire coincer par les deux hélicoptères - magnifiquement rendu à l'image par le réalisateur lui-même :
    Fort heureusement, il reste à Albain une fumée spéciale à utiliser, et celle-ci a un effet immédiat sur les hélicoptères en question :
    Regardez ça, c'est véritablement impressionnant :
    Durant tout ce temps, on assiste à la tragique cérémonie d'enterrement des trois pilotes, tenue avec une grande - et fausse - émotion par James Kelloway, entre autre aux yeux des trois femmes. Mais peu importe, finalement... Le colonel Charles Brubaker et Robert Caufield arrive en courant au dernier moment, faisant s'écrouler toute la mise en scène :

    C'est l'un des défauts du film : se terminer avec ce plan figé, nous montrant finalement la victoire du colonel et du journaliste... Sans nous faire voir de pair la grande défaite de James Kelloway :

    Mais sans doute est-ce volontaire, afin de ne pas s'attirer trop d'ennuis venant de la NASA elle-même... En tous cas, c'est une œuvre qui marche toujours très bien 46 ans après sa conception, et le trailer vous en donnera une bonne idée :

    En tous cas, j'espère que vous aimerez énormément, et que vous laisserez aussitôt un commentaire !

    Autres films du même réalisateur : Outland

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