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  • lundi, novembre 02, 2026

    EN NOVEMBRE

    PLUS DE 200 PERSONNES PAR JOUR, ET TOUJOURS PAS DE COMMENTAIRE... CELA ME FERAIT POURTANT TRÈS PLAISIR !
    Si vous cherchez LE FILM À VOIR (par réalisateur ou par titre), c'est l'essentiel...
    Mais vous pouvez aussi voir (2002 et 2006), THE RING  ou THE HOST !

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    dimanche, novembre 01, 2026

    SHUTTER ISLAND (MARTIN SCORSESE)

    Il y a longtemps que je n'ai pas parlé de Martin Scorsese - alors que pourtant il s'agit de l'un de mes réalisateurs préférés... Mais ce film, tourné en 2010 juste avant l'apaisant Hugo Cabret, s'avère bien plus difficile à comprendre, et peut se voir d'une façon différente suivant le point de vue où l'on se place. Le scénario est issu du livre sorti en 2003 de Dennis Lahane, mettant en scène le marshall Edward "Teddy" Daniels et son partenaire Chuck - tous deux se rendant à bord du ferry sur l'île fictive de Shutter dans le port de Boston, bien décidés à aller à l'hôpital Ashecliffe pour criminels aliénés :

    Chuck, situé à gauche, est certes l'excellent acteur Mark Ruffalo, ayant tourné entre autres dans Zodiac de David Fincher en 2007... Mais Edward "Teddy" Daniels, joué par Leonardo Dicaprio, devient littéralement incroyable, qualifié par Peter Travers de sa "performance la plus envoûtante et émotionnellement complexe à ce jour".
    Dès le départ, ils sont tous deux assez violemment accueillis par le directeur adjoint McPherson (John Carroll Lynch, qui tenait aussi un rôle essentiel dans Zodiac)... Celui-ci les informe néanmoins sur le but réel de leur visite, la disparition de Rachel Solando - une patiente qui a tué ses trois enfants par noyade :
    Le psychiatre John Cawley (Ben Kingsley), le véritable chef de ce service, n'en sait pas beaucoup plus, et ignore comment la jeune femme a pu s'enfuir :
    Les deux marshals se rendent alors dans une pièce d'une grande beauté, afin d'écouter la version de son collègue Naeringh (Max von Sydow), toujours la même, vague et imprécise... On entend alors cette musique assez peu connue mais magnifique, celle du quatuor avec piano de Gustav Mahler :
    Comparativement, tout le film est d'ailleurs parsemé de pièces relativement contemporaines, dues entre autre à John Cage, György Ligeti et Krzystof Penderecki... A ce moment précis, se présente à la mémoire de Teddy tout ce qu'il a vécu à Dachau durant la Seconde Guerre mondiale - notamment une scène d'exécution insoutenable :
    De la même façon, son cerveau est envahi par la vision de son ex-femme, Dolores Chanal (Michelle Williams)... Une maniaco-dépressive tuée dans l'incendie de leur maison, déclenché par un soi-disant pyromane Andrew Laeddis - et que Teddy ressent de plus en plus sous forme de flashbacks et de migraines :
    Heureusement, il s'en sort bien cette fois-ci... Et décide de s'entretenir avec la patiente Bridget Kearns (Robin Bartlett), qui n'a malheureusement aucun mot pour répondre à sa question :
    Au cours de son insistance, il n'obtiens qu'une réponse rapidement griffoné sur un bout de papier, pendant que Chuck était parti chercher un verre d'eau... "Fuyez", c'est la seule chose qu'elle peut lui dire :
    Teddy part alors pour le bâtiment C de l'hôpital psychiatrique, où il rencontre - encagé - un certain George Noyce (Jackie Earle Haley)... Celui-ci non seulement prétend le connaître depuis longtemps, mais lui révèle que les médecins expérimentent sur les patients et les lobotomisent dans le phare. En prime, il l'avertit que tout le monde le trompera, et qu'il ne doit absolument pas faire confiance à son partenaire Chuck. Est-ce la raison pour laquelle Terry revoit à nouveau ses souvenirs de Dachau, d'une façon encore plus violente ?
    Toujours est-il que Terry et Chuck décident de grimper les falaises menant au phare, mais ils se séparent assez vite... Sous un temps implacable, Terry continue donc seul, parvenant à la suite de divers incidents à une grotte, où se tient cette fois-ci la prétendue véritable Rachel Solando (Patricia Clarkson) :
    Voici là un point implacable du film, qui ne se produit pas souvent : au lieu d'être à l'extérieur en train de juger Terry, c'est comme si vous étiez subitement lui-même à l'intérieur de son cerveau, éprouvant ses points de vue, découvrant ses passions, rejetant ses images troublantes, etc... Le spectateur est obligé, surtout à partir de ce moment, d'envisager soit Terry victime de ses propres fantasmes, soit Rachel Solando comme un être de fiction, n'existant pas ailleurs que dans la tête de Terry.
    Cela est dû sans aucun doute au jeu unique de Leonardo DiCaprio, mais aussi au propre génie de mise en scène de Martin Scorsese, que nous avons maintes fois signalé ici... En l'occurrence, cela est très clair dans le discours de Rachel Solando, qui visiblement peut tout aussi bien provenir de son cerveau que de celui de Terry - même si celui-ci n'en est pas encore au courant :
    Mais il va bientôt y être, surtout lorsqu'il croise, comme par hasard, le psychiatre John Cawley, et qu'il lui demande des nouvelles de son associé marshal Chuck... Celui-ci n'a hélas qu'une seule chose à lui répondre :
    Serait-il vraiment venu seul ? Et comment se fait-il qu'il rencontre, de plus en plus souvent, sa propre femme Dolores Chanal accompagnée de sa fille ?
    Encore persuadé d'avoir raison, Terry part à la recherche de Chuck dans le fameux phare - dont le plan est sublimement constitué, comme s'élevant naturellement du bas en haut :
    Il y retrouve à nouveau John Cawley, qui se sent cette fois-ci obligé de lui dire la vérité sous ses trois formes... 1) Le 67 sur la carte que lui a donné Bridget Kearns le concernait, en tant que patient supplémentaire 2) Rachel Solando n'a jamais existé 3) Teddy n'a pas été drogué, mais souffre de sevrage à la chlorpromazine, un médicament qu'il prend depuis deux ans :
    Chuck arrive alors subitement, lui révélant qu'en réalité, son propre nom est Lester Sheehan, que depuis deux ans il tient le rôle de psychiatre principal, et qu'en outre, Edward "Terry" Daniels n'est en réalité qu'un faux nom destiné à couvrir sa véritable identité - celle de Andrew Laeddis, qu'il prétend rechercher depuis le début :
    Alors revient de plus en plus à l'esprit de Terry - appelons-le désormais Andrew - sa vision cauchemardesque du meurtre de ses trois enfants, accompli par sa femme Dolores Chanal :
    Il revoit avec plus de précision ce qui s'est effectivement produit, que c'est elle - et non pas Andrew - qui a mit le feu à leur appartement, et que pour finir il l'a tué tout près du lac où elle avait donné la mort à leurs enfants :
    Andrew raconte donc enfin la vérité... Mais John Cawley précise qu'il avait déjà atteint ce stade neuf mois avant, qu'il avait hélas régressé, et que s'il rechute, il sera alors lobotomisé dans le phare en raison de sa conduite violente envers certains gardes, particulièrement avec d'autres patients tel George Noyce.
    Dans la dernière scène, Andrew dit à Lester Sheehan - qu'il appelle toujours Chuck - qu'ils doivent quitter l'île de préférence au plus vite. Lester Sheehan fait alors signe à John Cawley, qui observe et ordonne la lobotomie. C'est le moment où Andrew donne alors son ultime version des choses : "Serait-il pire de vivre en monstre, ou de mourir en homme bien ?" :
    Stupéfait, Lester Sheehan recommence à baptiser Andrew Laeddis du nom de Terry, mais ce dernier ne répond pas... Bien au contraire, il repart paisiblement vers sa lobotomie, avec les deux infirmiers qui l'attendent pour cette opération :
    Vaut-il mieux montrer, plutôt que parler ? C'est en tous cas ce que Martin Scorsese pense de son dernier plan, et je suis bien d'accord avec lui :
    Regardons donc le trailer disponible :
    Esr-ce l'un de ses meilleurs films ? Bien qu'ayant eu beaucoup de mal à le comprendre, je suis obligé de reconnaître aujourd'hui qu'il s'agit là de l'un des Opus les plus originaux, que l'on peut contempler une centaine de fois en ayant à chaque projection une vision différente...
    En tous cas, comme il le confirme dans cet interview, c'est l'un de ceux où Leonardo DiCaprio joue un rôle très particulier, basé sur sa compréhension - ou déni total - du système dans lequel il doit vivre... Ceci a valu à Martin Scorsese son ouverture au box-office la plus rentable à ce jour, et est devenu l'un des films le plus lucratif de son histoire, tout comme Cape Fear ou Aviator !

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    mardi, octobre 20, 2026

    FILMS D'HORREUR

    Voici une allusion aux "100 moments les plus effrayants du cinéma", une mini-série américaine diffusée fin octobre 2004 sur Bravo. Celle-ci classe les meilleurs films d'horreur depuis la nuit des temps, et en voici une courte version, ne comprenant que les Opus que j'ai déjà vu - voire les ayant en DVD -, avec à chaque fois leur numéro d'apparition, leur réalisateur et leur date :

    2) Alien, de Ridley Scott (1979) 4) Psycho, d'Alfred Hitchcock (1960) 6) Shining, de Stanley Kubrick (1980) 7) The Silence of the Lambs, de Jonathan Demme (1991) 12) Misery, de Rob Reiner (1990) 13) Scream, de Wes Craven (1996) 17) A Nightmare on Elm Street, de Wes Craven (1984) 20) The Ring, de Gore Verbinski (2002) 21) Jacob's Ladder, d'Adrian Lyne (1990) 26) Seven, de David Fincher (1995) 33) The Fly, de David Cronenberg (1986) 35) Aliens, de James Cameron (1986) 48) The Thing, de John Carpenter (1982)

    Je vais maintenant donner ma propre vision des choses, en mettant en premier lieu les rares films parlant d'une espèce inconnue de l'homme, ou encore d'une version particulière de celle-ci. Evidemment, la première place revient à Alien de Ridley Scott (1979), un Opus qui malgré ses plus de 45 ans d'âge demeure toujours aussi efficace, et d'une grande profondeur :

    C'est à voir ici : ALIEN
    Suivi bien sûr par Aliens, tourné par James Cameron en 1986, lequel met en place de bien plus nombreuses créatures, accompagné d'effets spéciaux hallucinants et d'un budget incroyable :
    C'est à voir ici : ALIENS
    Entre les deux, il y eut aussi ce film de John Carpenter en 1982, dont l'accueil fut assez difficile, The Thing... Basé sur un scénario fort proche de l'invasion du continent par une créature extraterrestre, il fonctionnait bien durant un bon moment, jusqu'à ce que l'accumulation de monstres mal réalisés finit par casser toute l'ambiance générale :
    C'est à voir ici : THE THING
    Malgré un long silence de presque 40 ans, on retrouve d'une façon exceptionnelle ce monstre envahissant tourné par un cinéaste sud-coréen en 2006, Bong Joon-ho - qui attendra cependant 2019 pour obtenir la Palme d'or du Festival de Cannes avec Parasite :
    C'est à voir ici : THE HOST
    Passons donc maintenant à ces étranges narrations japonaises, qui mettent en premier lieu ces histoires inquiétantes de fantômes, dont le plus bel exemple fut Ring de Hideo Nakata (1998). Je ne connais de ce film que son remake américain, The Ring, tourné en 2002 par Gore Verbinski, mais c'est absolument impeccable, alternant de bout en bout des anomalies de plus en plus fortes sur la nature et les êtres humains :
    C'est à voir ici : THE RING
    Un autre film qui marcha fort bien en 2004, d'ailleurs influencé par The Ring, fut cette fois-ci en grande partie tourné au Japon par Takashi Shimizu, et produit aux USA par Sam Raimi, The Grudge... L'histoire en est hélas bien plus aléatoire, avec une intrigue alambiquée et des effets spéciaux volontairement écourtés :
    C'est à voir ici : THE GRUDGE
    Dernier Opus japonais tourné en l'an 2000, il s'agit de Battle Royale de Kinji Fukusaku. Un film connaissant un immense succès, basé sur une histoire imaginaire fort simple, mais qui se révèle finalement embarrassante : une classe de 40 élèves de terminale est choisie au hasard pour participer à ce jeu, se tuer mutuellement jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un seul... Cela se passe dans un pays non identifié, dans un futur proche, et entouré par le futur réalisateur Takeshi Kitano :
    C'est à voir ici : BATTLE ROYALE
    Dans un tout autre genre, nous avons ce réalisateur canadien David Cronenberg, qui s'attache beaucoup à la description de l'être humain dans ce qu'il a de plus fragile, et se mit en 1986 à The Fly... Un film lié à la téléportation, sauf que celle-ci bien conçue a lieu en important une mouche, qui va poursuivre jusqu'au bout le principal intéressé :
    C'est à voir ici : THE FLY
    Légèrement différent, mais tout aussi puissant, Adrian Lyne sort en 1990 son Opus magistral, Jacob's Ladder... Un film basé sur le destin hallucinant d'un ancien soldat du Vietnam, dont la vie se déroule selon un flux pour le moins étrange, de même que le procès qui s'ensuivit  - à conclure de façon volontairement ambigüe :
    C'est à voir ici : JACOB'S LADDER
    Situé 30 ans aupararavant, en 1960, le célèbrissime Psycho d'Alfred Hitchcock n'a pas vieilli d'un pouce, bien qu'étant tourné d'une façon exceptionnelle en noir et blanc... On y trouve Anthony Perkins dissimulant jusqu'au bout nombre de meurtres qu'il a commis, et bien que ceci paraîsse humain, c'était à l'époque rarement traité de façon convaincante :
    C'est à voir ici : PSYCHO
    Entre les deux se trouve en 1980 le fabuleux film de Stanley Kubrick, Shining... Cela se passe dans un grand hôtel du Colorado, où un écrivain en panne d'inspiration tente, accompagné de sa femme et de son fils, de s'y remettre. Au début, tout se passe relativement bien, mais beaucoup de meurtres ont eu lieu dans cet hôtel, et sa santé mentale va de plus en plus mal, le faisant progressivement basculer dans la mort :
    C'est à voir ici : SHINING
    Onze ans plus tard, en 1991, nous avons droit à ce film inquiétant de Jonathan Demme, The Silence of the Lambs... Il s'agit de la meilleure mise en scène d'une tétralogie de Thomas Harris, visant tout à la fois le personnage d'Hannibal Lecter, psychopathe et cannibale, et son opposée du FBI, interprété par Jodie Foster :
    C'est à voir ici : THE SILENCE OF THE LAMBS
    En 1995 sort enfin le second film de David Fincher, Seven... Une oeuvre absolument magistrale plus ou moins axée sur le même thème, deux policiers affectés à la section des homicides ayant pour mission d'arrêter le psychopate John Doe, qui a placé toutes ses victimes sous la menace des sept péchés capitaux :
    C'est à voir ici : SEVEN
    Toujours dans la même ligne, Oliver Stone réalisa en 1994 Natural Born Killers, un Opus incroyable basé sur deux personnes, un couple de meurtriers de plus en plus déjantés... Non seulement le script est dû à Quentin Tarantino, mais sa conception est tout aussi magique, alliant environ 3000 plans en couleur, en N&B, voire en animation et en parodie de sitcom :
    C'est à voir ici : NATURAL BORN KILLERS
    Première étape d'une série de sept films, A Nightmare on Elm Street vit le jour en 1984 sous les doigts de Wes Craven... C'est une histoire moins réaliste que les trois précédentes, mais le simple fait qu'elle soit articulée autour du personnage tout aussi mystérieux que parodique, Freddy, suffit à lui donner une dimension horrifique - bien marqué par ses griffes :
    C'est à voir ici : A NIGHTMARE ON ELM STREET
    Tout juste après avoir réalisé cette série, Wes Craven se tourna en 1996 vers quelque chose de légèrement différent, nommé habituellement un slasher - qui a lui aussi connu sept versions, dont la meilleure demeure toujours Scream... Bien que sorti à Noël, ce film connut un grand succès, moins dû à la célébrité de ses interprètes qu'à l'originalité de son traitement, qui attend la fin pour nous dévoiler enfin qui est le tueur :
    C'est à voir ici : SCREAM
    Certes, l'on pourrait continuer cette liste longtemps, sans parvenit à trouver votre film favori... Mais je préfère terminer avec deux réalisateurs que j'ai toujours énormément apprécié, et qui sont bien connus pour avoir contribué à cette série soit avec des films d'horreur à proprement parler, soit avec des Opus davantage axés sur des problèmes génétiques plutôt rares :
    Pour une fois, je souhaite grandement que vous me laissiez un commentaire... Tout autant pour me dire quel film est votre préféré, ou bien celui qui manque gravement à mes citations - étant donné que je n'ai parlé que de ceux disponibles pour moi en DVD !

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