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  • mercredi, mars 25, 2026

    LE PRINTEMPS !

    POURQUOI NE JAMAIS LAISSER DE COMMENTAIRE ? JE ME LE DEMANDE...
    Vous avez beaucoup de temps, et vous cherchez alors LE FILM À VOIR (par réalisateur ou par titre)...

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    vendredi, mars 20, 2026

    STARSHIP TROOPERS (PAUL VERHOEVEN)

    Vous connaissez Paul Verhoeven, n'est-ce pas ?
    Vous avez forcément vu l'un de ses trois grands films, qu'il s'agisse de Robocop, de Total Recall, ou encore de Basic Instinct. Mais êtes vous déjà client de Starship Troopers, daté de 1997 ? Ce serait plus étonnant, car malgré son début relativement correct - basé, comme chacun le sait, sur d'excellents ordinateurs disponibles à l'écran :
    Il s'envole immédiatement vers d'autres choses, en l'occurrence la vision des citoyens - en résumé, opposés aux civils - particulièrement craquante :
    Qui y a t-il d'évidemment anormal, dans tous ces plans ? Et bien, outre le fait qu'ils soient perpétuellement souriants, nous devons en outre mettre en place leurs prénoms délirants (Johnny, Dizzy, Carmen, entre autres), à mon avis tous conçus pour passer immédiatement au second degré :
    Y compris celui de Jean Rasczak, confié pour sa part au seul célèbre interprète de ce film, Michael Ironside, déjà présent dans Scanners, Top Gun, ou Total Recall :
    Quoi qu'il en soit, tout le monde se montre parfaitement souriant, qu'il s'agisse d'une image masquée ou d'un vaste plan, et rien que ceci suffit à se situer au niveau souhaité :
    Il ne reste plus qu'à citer les fameux arachnides, censurés, et voila, tout est parti :
    On commence par les images - toujours souriantes, cela va de soi - de la fameuse Carmen (Denise Richards) :
    Pour poursuivre avec celle de Johnny (Casper Van Dien), lui simple pionnier d'infanterie, qui va d'ailleurs (heureusement sans succès) se trouver brièvement contraint à baisser les bras devant la destruction de Buenos Aires, ville où habitaient ses parents :
    Au bout d'une petite heure, on se retrouve donc sur la montagne et ses potentiels envahisseurs :
    Le tout brièvement masqué par le remplacement du député à Genève (à lire, sa nouvelle phrase plus que drôle !), et la fausse mort du fameux Johnny, ce qui va favoriser l'amour de Dizzy (Dina Meyer) envers lui :
    
    Dès qu'est une fois passé ce fameux stade, plus rien ne va s'opposer avec la vraie lutte contre les arachnides :
    Et du reste, c'est la meilleure façon de justifier le budget à l'époque assez hallucinant de ce film (plus de cent millions de dollars), que l'on voit vraiment tomber sous les yeux, si je puis dire :
    Que ce soit durant ces plans (assez difficiles à tourner, semble t-il) sur des arachnides beaucoup plus vedettes que les autres :
    Ou durant ceux-ci, sur un site mormon très sérieusement menacé par ces jolies bêtes :
    Sans même parler de ceux-ci, qui semblent de fait construits en faveur d'une citation de Star Wars :
    Ou encore de ceux-là, qui révèlent en fait la fin du film :
    Propre fin qui se base bien sûr sur un cerveau, non seulement pris dans ses plus mauvaises inspirations :
    Mais surtout sur la bonne implication de ses trois représentants, toujours égale au début du film, de même que sa dernière image, "et ils vont gagner" :
    Voulez-vous que je vous dise autre chose sur ce film ? Et bien, comme c'est souvent prétendu, mieux vaut acheter le DVD que se baser sur une copie en français, ne serait-ce que pour se retrouver face à ces très nombreux matériels de bonus :
    Qui comprend, entre autres, l'explication des plans sur le vaisseau spatial :
    La réalisation, semble t-il relativement complexe, de la scène avec l'arachnide géant :
    Et même, pour finir, un plan plutôt assez drôle offert par le principal réalisateur :
    Mais bon, je ne vous dis rien, je préfère vous le laisser découvrir avec ce fameux film, dû à Paul Verhoeven.
    Ah si, une chose à dire, tout de même : son scénario est entièrement basé sur Etoiles, garde-à-vous !, un livre originellement noté de façon identique Starship Troopers par l'écrivain Robert A. Heinlein, dont le second degré est tout à fait évident.
    Comme le dit pour une fois de façon assez convaincante Wikipédia, "le potentiel du synopsis intrigue Verhoeven et il décide d'en faire un film de guerre "comme il s'en tournait tant dans les années 40 et 50, avec pour héros des jeunes gens pleins d'idéaux".
    Cependant, Verhoeven choisi de prendre exactement le contre-pied du roman qui était plutôt militariste et patriotique. Il fait de son film de guerre un film "contre la guerre", en montrant l'horreur et le cynisme des généraux. Jouant sur le second degré, il mélange les clichés et les conventions de la propagande militaire, des sitcoms américains pour adolescents, des films de guerre et de science-fiction.
    Paul Verhoeven voit dans ce film l'opportunité de rendre hommage aux films d'aventures mythologiques dont les effets spéciaux étaient signés Ray Harryhausen (Le Septième Voyage de Sinbad en 1958 et Jason et les Argonautes en 1963).
    Difficile de trouver mieux, n'est-ce pas ?
    Autres films du même réalisateur : RobocopTotal RecallBasic InstinctHollow Man

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    mardi, mars 10, 2026

    ZODIAC (DAVID FINCHER)

    Vous n'avez pas encore vu ce film ? Vous ne devez pas être américain, car cet Opus traite durant 157 minutes d'un serial killer ayant réellement sévi autour de San Francisco, dans les années 1960 et 1970. Actuellement, la police n'a toujours pas résolu les affaires criminelles liées à ce tueur surnommé Zodiac, mais les hypothèses les plus vraisemblables sont ici utilisées par David Fincher.

    Le premier film consacré à ce sujet date de 1971 (The Zodiac Killer), mais il est bien loin d'égaler celui-ci de 2007, qui fut tourné à partir d'un scénario de James Vanderbilt, lui-même basé sur les deux livres de Robert Graysmith - l'un des personnages les plus importants de Zodiac, et qui a réellement existé, tout comme du reste Paul Avery, David Toschi, et pratiquement tous les autres. En fait, David Fincher a effectué un travail fondamental de 18 mois concernant les meurtres avec des témoins ou des victimes encore vivants, ce qui est à proprement parler exceptionnel !

    Jugez-en vous-même avec le bon trailer :

    On démarre le 4 juillet 1969, où Darlene Ferrin et Mike Mageau (Lee Norris) sont violemment attaqués au couteau, en pleine nuit dans l'allée des Amoureux à Vallejo, en Californie :

    Vient le sobre générique du film, puis le journal San Francisco Chronicle reçoit un mois plus tard plusieurs lettres cryptées écrites par le tueur en question, qui se nomme lui-même Zodiac :
    Que dit l'une de ces lettres ? Elle fait juste une proposition, mais relativement inquiétante, puisque son auteur dit en passer à une bonne douzaine de personnes :
    Le caricaturiste Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal) sent par pur instinct que son identité n'est pas contenue dans le message.... Mais il n'est pas pris au sérieux par le journaliste policier Paul Avery (Robert Downey Jr.), qui le considère juste comme un dessinateur :
    Au mois de septembre de la même année, le tueur poignarde de nouveau deux jeunes étudiants, Brian Hartnell (Patrick Scott Lewis) et Cecelia Shepard, au lac Berryessa, dans le comté de Napa... Brian survit, mais Cecelia meurt deux jours plus tard :
    Après ces trois mois, Paul Avery s'entend enfin beaucoup mieux avec Robert Graysmith, qui a entre autre l'idée que Zodiac fait référence au film Les Chasses du comte Zaroff  - daté de1932 :
    Mais cela ne leur donne pas beaucoup d'idées... Jusqu'à ce que deux semaines plus tard, un chauffeur de taxi de San Francisco, Paul Stine, soit à son tour tué, et cette fois-ci directement par balle :
    C'est pour nous l'occasion de mieux découvrir le véritable enquêteur de cette affaire, David Toschi (Mark Ruffalo), qui travaille presque toujours avec son collaborateur Bill Armstrong (Anthony Edwards) :
    Etant tous les deux policiers, ils sont bien plus au courant de ce qui se passe, surtout lorsqu'il s'agit de la propre revendication de Zodiac à l'attaque d'un bus - phénomène qui a profondément touché David Fincher lui-même durant sa jeunesse :
    "Je me souviens avoir demandé à mon père ce que faisaient ces voitures de policiers qui encadraient nos bus de ramassage scolaire. Il m'avait expliqué qu'un tueur équipé d'un fusil à longue vue envisageait de tuer des enfants qui partaient à l'école. J'avais la sensation d'être confronté au mal absolu" :
    Ne sachant plus trop quoi faire, ils décident finalement d'embaucher l'avocat Melvin Belli (Brian Cox), qui va recevoir des coups de téléphone d'un prétendu Zodiac, pour la chaîne KGO-TV :
    En fait, personne n'est sûr qu'il s'agisse bien de Zodiac en personne, ou d'un simple imitateur... Pas même Melvin Belli, pourtant plutôt doué :
    Il n'empêche que durant tout ce temps-là, une jeune femme, Kathleen Johns (Ione Skye) et son enfant sont à deux doigts d'être tués - sans que l'on sache la raison pour laquelle Zodiac s'en est soudain abstenu :
    Histoire de conclure cette première partie du film, David Fincher nous montre brièvement la nouvelle compagne de Robert Graysmith, Melanie (Chloë Sevigny) :
    Ainsi que la curieuse destinée de Paul Avery, qui commence à travailler de son côté, mais devient paranoïaque, et se tourne de plus en plus vers la drogue et l'alcool, avant de s'installer définitivement à Sacramento, proche de San Francisco :
    Robert Gaysmith tente de l'en dissuader, mais en vain (extrait en pur français, pour une fois) :
    Pour finir, David Toschi, Bill Armstrong et le sergent Jack Mulanax (Elias Koteas) interrogent enfin le fameux Arthur Leigh Allen (John Carroll Lynch), mais sans succès, et pour cause... Ils n'ont absolument rien contre lui, et comme il le déclare, "Si j'étais Zodiac, je ne vous le dirais pas " :
    David Fincher marque alors le début de la seconde phase du film, non seulement avec cette vue fantastique de la grande ville :
    Mais surtout avec cette rencontre de David Toschi avec Robert Graysmith dans un cinéma, et devinez de quel film ils parlent ? Mais oui, c'est exactement Dirty Harry de Don Siegel, sorti en 1971, et où il crée avec le personnage de Scorpio un petit peu l'équivalent de Zodiac :
    Après Paul Avery, c'est maintenant au tour de Anthony Edwards d'abandonner l'affaire, histoire de donner vie à toute sa famille :
    Résultat ? Il s'installe une collaboration entre David Toschi et Robert Graysmith, et même si le premier n'a pas le droit de dire au second tout ce qu'il sait, il ne peut s'empêcher de lui livrer quelques précieuses informations :
    La femme de Robert Graysmith est pourtant à deux doigts de le quitter, mais il décide d'écrire un livre sur cette affaire complexe, avec tous les éléments dont il dispose :
    Inutile de dire qu'il n'a pas du tout l'accord de David Toschi, furieux sur ce coup :
    Pas plus que celui de Melanie, qui va bientôt se séparer de lui, en emmenant les enfants :
    Robert Graysmith ne peut toutefois pas se défaire de tout ce qui l'obsède... Au dernier moment, il se tourne vers un collectionneur de films, mais il en prend peur subitement, et réussit à sortir en courant de l'obscurité :
    Il contacte alors Ferrin, apparemment née le même jour que Zodiac, et lui donne l'identité qu'il avait pensé depuis le début... Tout le monde est au moins d'accord sur un point, il s'agirait de Arthur Leigh Allen :
    Lors de leur ultime rendez-vous, c'est le seul point dont discutent encore Robert Graysmith et David Toschi - et bien qu'ils ne soient pas autorisés aux même choses, ils tombent parfaitement d'accord là-dessus :
    Rassurez-vous, nous sommes pratiquement à la fin ! En 1983 (soit 14 ans après le premier meurtre), Robert Graysmith rencontre par hasard Arthur Leigh Allen dans un magasin Vallejo Ace Hardware... Mais il fait semblant de ne pas le reconnaître :
    Au final, c'est l'un des rares survivants, Mike Mageau, qui l'identifie avec certitude comme le meurtrier, face au policier George Bawart :

    Bien sûr, il vient ensuite un bref résumé des différentes personnes, mais c'est le minimum que l'on puisse faire sur un Opus tout à la fois long (2h37') et passionnant... Pour tout dire, le film dépassa à peine son budget élevé de 65 millions de dollars, mais il obtint quasiment 90% de critiques très positives, et cela dans pratiquement tous les pays du monde !

    Qu'en est-il advenu pour autant de l'affaire principale ? Arthur Leigh Allen reste toujours le principal suspect, mais il n'a jamais pu être arrêté - encore moins du fait qu'il soit mort en 1992. En 2008, l'enquête est relancée, mais malgré les huit noms avancés, aucun n'est vraiment plausible... Ici, David Fincher a fait une œuvre tout aussi puissante que son antérieur Seven (1995), sauf que celle-ci est bien réelle - au point que nous l'avons intégrée à la liste des biopics !

    Autres films du même réalisateur : Alien 3SevenThe GamePanic RoomThe Curious Case of Benjamin ButtonThe Girl with the Dragon Tattoo

    Autres biopics (avec entre parenthèses la date du film, et le nom de la personne traitée) : Patton (1970, George Patton), Barry Lyndon (1975, Barry Lyndon), Raging Bull (1980, Jake LaMotta), Elephant Man (1980, John Merrick), Amadeus (1984, Wolfgang Amadeus Mozart), Bird (1988, Charlie Parker), Ed Wood (1994, Ed Wood), Braveheart (1995, William Wallace), A Straight Story (1999, Alvin Straight), The Insider (1999, Jeffrey Wigand), Ali (2002, Cassius Clay), Frida (2002, Frida Kahlo), Girl with a Pearl Earring (2003, Johannes Vermeer), Aviator (2004, Howard Hughes)Marie-Antoinette (2006, Marie-Antoinette), The Last King of Scotland (2006, Idi Amin Dada), La Môme (2007, Edith Piaf), Into the Wild (2007, Christopher McCandless), Invictus (2009, Nelson Mandela), J. Edgar (2001, J. Edgar Hoover), Silence (2017, jésuites portugais)

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