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  • lundi, août 15, 2022

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    Tout d'abord, j'aimerais vous dire qu'un commentaire de votre part me fera le plus grand plaisir, et vous en êtes remercié d'avance... J'y répondrai, bien sûr, et ensuite :

    1) Soit vous êtes pressé, et vous vous rendez sur l'un des articles concernant le cinéma mentionnés à droite...

    2) Soit vous avez plus de temps, et vous cherchez alors LE FILM QUE VOUS SOUHAITEZ VOIR (par titre ou par réalisateur), sachant que vous pourrez très facilement revenir à la première page...

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    mercredi, août 10, 2022

    JACKIE BROWN (QUENTIN TARANTINO)

    C'est le troisième film de Quentin Tarantino (1997), après son premier essai Reservoir Dogs (1992) et avec sa fulgurante ascension grâce à Pulp Fiction (1994). Pour la toute première fois, il ne se targuait pas d'un scénario dû à lui-même, mais se basait sur un livre d'Elmore Leonard, Punch créole (1992). Dont il filmera avec la plus grande fidélité le jeu typiquement blaxploitation des années 1970, dont la très connue actrice Pam Grier - qui incarne à proprement parler Jackie Brown - sera la vedette principale :

    On pourrait en dire la même chose de Louis Gara (Robert De Niro) et surtout de Ordell Robbie (Samuel L. Jackson), qui a reçu pour ce film plusieurs fois le prix du meilleur acteur. Mais pour ma part, je trouve par contre que Robert De Niro déçoit beaucoup, en jouant systématiquement à l'opposé du personnage qu'il incarne très souvent, fin, intelligent et prêt à tout pour faire tomber les autres :
    Ne manque plus qu'une seule personne dans cet entretien, la fameuse Melanie Ralston (Bridget Fonda), la vague amie de Ordell Robbie... Mais en tant que fétichiste, quand Quentin Tarantino a la possibilité de faire un superbe plan des pieds, il ne saurait filmer autrement :
    En fait, le but de cette première rencontre n'est autre que de nous faire découvrir les activités financières de Ordell Robbie... Qui on l'air un peu tendues, mais en fait sont très simples, et reposent entièrement sur les armes à feu et la mode actuelle - car la blaxploitation joue bien sûr avec cet aspect :
    Le seul qui soit réellement tendu, c'est Ordell Robbie lui-même, et nous le voyons tout de suite dans la façon dont il traite Beaumont Livingston (Chris Tucker), qui s'est bêtement fait coincer par la police :
    Evidemment, il le fait sortir de prison rapidement, mais pas pour grand chose... A peine tenté un petit voyage en voiture, il abat aussitôt Beaumont Livingston, présentant cela à Louis Gara comme un acte presque naturel :
    Pendant tout ce temps, nous apprenons autre chose : deux policiers bien connus, Ray Nicolette (Michael Keaton) et Mark Dagus (Michael Bowen), viennent d'arrêter l'hôtesse Jackie Brown non seulement pour sa transmission d'argent liquide à Ordell Robbie, ce qu'ils savaient déjà, mais aussi pour sa possession de 50 grammes de cocaïne, ce qu'elle ignorait elle-même :
    Résultat ? Elle va tout de suite en prison, et Ordell Robbie réussit à l'en sortir - Dieu seul sait à quels fins - grâce à Max Cherry (Robert Forster), le chargé de caution qui avait déjà libéré Beaumont Livingston. Robert Forster obtient ainsi le second rôle le plus important dans le film - ayant été très célèbre dans les années 1970 -, et il va se jouer entre lui et Jackie Brown ce que l'on pourrait presque nommer une passion :
    En tous cas, dès que Jackie Brown est libérée de prison, elle se retrouve en présence de Ordell Robbie, et cela ne se produit pas du tout comme nous l'avions prévu. Bien au contraire, elle fait tout ce qu'il faut pour obtenir au moins une petite contribution de Ordell Robbie, et celui-ci accepte sans trop de problèmes :
    Peu de temps après, d'ailleurs, Jackie Brown se retrouve dans son propre appartement, avec Max Cherry, la très rare personne à qui elle peut faire des confidences, sans guère se soucier de ce qui est permis ou non :
    Ensuite, bien avant la scène finale, se déroule cette petite interruption... Louis Gara n'était pas obligé, mais après tout, peu importe, et le voilà en train de prendre par derrière Melanie Ralston :
    C'est le moment pour Jackie Brown et Ordell Robbie de tout arranger sur la technique de transmission secrète de l'argent, en se basant sur différents points, qui vont de la marche à suivre vers l'identité des receveurs :
    Evidemment, ils ne pensent pas se tromper... Mais c'est oublier un peu vite la cupidité et le mépris de son copain qu'entretient Melanie Ralston, et surtout la docilité de Louis Gara, prêt à tout :
    Il ne reste plus à Mark Dargus et Ray Nicolette qu'à bien définir, aux yeux de Jackie Brown, les conditions de la nouvelle translation :
    Et c'est enfin adéquat pour elle et son associée du jour, la très jeune Sheronda (Lisa Gay Hamilton), de se livrer à l'échange :
    Sauf que bien sûr, rien ne se passe comme prévu... Nous voyons déjà Jackie Brown tout comme sur son premier plan :
    Mais de plus en plus en plus affolée, devant la constatation que rien ne se déroule comme prévu :
    Ce qu'il ne faut pas oublier, et qui bien sûr provoque des irritations chez tout le monde, c'est la durée des scènes suivantes, qui a l'air d'autant plus incohérente qu'elle se base sur la répétition des mêmes escroqueries, vues et filmées différemment, compte tenu de l'identité de celui qui regarde...  La meilleure preuve avec ces reproches tout simples, venant de Melanie Ralston et visant en premier lieu Louis Gara :
    Ce qui se terminera par deux coups de revolver - qui nous font découvrir sous un aspect encore pire Robert De Niro jouant une sorte de taré, incapable de digérer la moindre chose :
    Pour une fois, vous pouvez en juger par vous-même !
    Continuant à interpréter son personnage sous-développé, Louis Gara se voit d'ailleurs incapable de répondre aux différentes questions de Ordell Robbie :
    Avec pour résultat cette intense méditation - superbement filmée par Quentin Tarantino :
    Et la mort immédiate de Louis Gara, également par revolver :
    Que nous faut-il donc, pour finir le film ? Et bien, tout d'abord, nous allons miser là-dessus, Jackie Brown s'entrainant à plusieurs reprises à abattre Ordell Robbie, avec de plus en plus de convictions :
    Pour en finir avec cette mise à mort finale de Ordell Robbie, celle-ci n'étant pas du tout commise par Jackie Brown, mais par Ray Nicolette bien caché, qui vient juste constater le décès en question :
    Regardez, la première partie de l'extrait n'est pas forcément très sympathique :
    Mais la seconde l'est obligatoirement, lorsque l'on voit Jackie Brown en train d'essayer de persuader Max Cherry de lâcher son boulot, et de prendre également l'avion vers l'Espagne :
    Est-ce qu'ils s'aiment, ou non ? Cela a l'air très clair du côté de Jackie Brown, et bien moins précis vu par les yeux de Max Cherry :
    Mais cela va fondre dans le flou - tel un film de David Cronenberg, où nous avons souvent de nombreuses fins possibles, en raison de nos propres réactions...
    Alors, que dire de ce film, dans l'ensemble ? Commençons d'emblée par le coté négatif 1) Tout d'abord, évidemment, le jeu de Robert De Niro, qui contrairement à ses habitudes, reste ici à peine crédible 2) Le fait que cet Opus utilise à la va-vite les différents cadrages horaires, qui en quelque sorte tournent quelque peu en rond lors de la seconde partie 3) Partie en outre un peu longue, qui fait chiffrer l'ensemble à 154 minutes, et place mine de rien Jackie Brown loin derrière Pulp Fiction.
    Mais cela ne nous laisse pas à l'abri des bonnes nouvelles 1) Il y avait un bon bout de temps que Pam Grier et Robert Forster n'avaient pas occupé la première place d'une œuvre, ce qui va bien les relancer 2) Quentin Tarantino filme de mieux en mieux - oui, c'est possible -, et cela se voit couramment dans ce film de blaxploitation, qui reprend certains aspects de ce qui se tournait dans les années 1970 3) La musique est particulièrement bonne, notamment par Delfonics, mais aussi par bien d'autres groupes, dont la musique nous parle bien avant le nom.
    Donc, vous voyez, dans l'ensemble, même si c'est un tout petit peu moins bien que Pulp Fiction ou que le futur Kill Bill, ça se révèle tout de même très bien placé, n'est-ce pas ? Si vous y tenez, dites-moi ce que vous en pensez, ceci me fera très plaisir !

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    lundi, août 01, 2022

    BLUE THUNDER (JOHN BADHAM)

    Est-ce que vous connaissez ce film de 1983 - intitulé en français Tonnerre de feu ? Je ne suis pas un spécialiste de John Badham - dont je n'ai vu qu'une fois La Fièvre du samedi soir -, mais celui-ci reste gravé dans ma mémoire, France2 m'en a récemment donné la preuve :

    En outre, le scénario est signé Dan O'Bannon, qui non seulement rédigea le tout premier Alien (1979), mais fit aussi le célèbre Total Recall (1990). C'est donc l'indice que cet Opus va très bien marcher, surtout si l'on rajoute à ceci un budget assez conséquent, et aussi l'acteur alors fort connu pour sa participation à Jaws de Steven Spielberg (Roy Scheider), qui joue le rôle essentiel de l'officier Franck Murphy - en hélicoptère, bien sûr :
    Evidemment, l'officier n'est pas à l'abri des attaques du capitaine Jack Braddock (Warren Oates), encore au-delà de ses grades...
    Mais grosso modo, ça se passe - disons dans un premier temps - relativement bien, entre autres grâce au copilote Richard Lymangood (Daniel Stern) :
    Ceci dit, il faut peu de temps au film pour démarrer, avec non seulement une balade normale sur l'un de leurs "vieux" hélicoptères, mais surtout avec l'assassinat de Diane McNelly, une femme politique luttant contre les violences urbaines, et qu'il ne s'attendait absolument pas à voir :
    Dès lors, Franck Murphy se tourne vers sa compagne Kate (Candy Clark), à qui il va demander pas mal de choses, avant d'atteindre son but ultime :
    Vient ensuite le colonel F. E. Cochrane (Malcolm McDowell), qui a déjà tenu un rôle assez louche dans l'ancien jugement de Franck Murphy, suite à la guerre du Vietnam, mais se présente cette fois comme le rival absolu à bord du Tonnerre de feu, nom donné à ce très nouvel hélicoptère, qu'il a le privilège de conduire :
    Ceci se passe dans le désert des Mojaves, qui sert d'expérimentation au futurs jeux olympiques de l'année 1984, et où bien sûr Jack Braddock est présent :
    Alors qu'il effectue sa volée à l'aide d'un hélicoptère normal, Franck Murphy manque une première fois de s'écraser suite à un bricolage de F. E. Cochrane, lui-même toujours à l'intérieur de Tonnerre de feu, mais il en réchappe de peu... Juste assez pour permettre à son acolyte Richard Lymangood d'enquêter plus tard sur tous les nouveaux atouts du dernier hélicoptère, qui semble particulièrement doué dans sa capacité de filmer et d'enregistrer tout ce qu'il souhaite :
    Mais on est très loin d'avoir vu le pire... Suite à une expédition de nuit tenue secrète, Franck Murphy a en effet filmé une entrevue de F. E. Cochrane avec d'autres hommes importants du FBI, qui visait clairement à le descendre. Sauf qu'il a par la suite confié sa cassette à Richard Lymangood, qui l'a mis dans un endroit secret avant d'être assassiné à son tour :
    L'hélicoptère Blue Thunder (Tonnerre de feu) joue clairement un rôle proéminent dans cette poursuite enragée :
    Mais il y aurait plein d'autres choses à dire : non seulement sur le fait que c'est maintenant Franck Murphy qui pilote un Tonnerre de feu, mais aussi celui que seule sa copine Kate parvient à récupérer la cassette vidéo laissé par Richard Lymangood, à la sauver au travers d'une monstrueuse chasse par des policiers en voiture, et enfin, à la présenter au dernier moment à la télévision :
    En gros, il s'agit de vols assez complexes, et bien sûr, il s'avère bien meilleur de vous recommander le film, plutôt que de tenter d'en faire défiler des images :
    Même vers la fin, où il est pourtant poursuivi par deux avions de chasse et les missiles correspondants, Franck Murphy ne craque toujours pas, et continue à emmener F. E. Cochrane là où il le souhaite :
    Meilleure preuve ici, bien sûr :
    Jusqu'à ce que Franck Murphy décide de tout détruire d'emblée, avec le largage pour finir du Tonnerre de feu, en beauté sur un train :
    C'est sûr qu'ainsi décrit, on a du mal à comprendre tous les atouts du film. Mais je peux vous assurer qu'ils sont bien là, qu'il s'agisse du jeu très juste des principaux acteurs, de la musique assez spéciale de Arthur B. Rubinstein, ou encore de la présence - purement incroyable - de seulement deux vrais hélicoptères, tout le reste étant filmé à l'aide de modèles réduits de 1/6ème, télécommandés, autour des maquettes  des gratte-ciels de Los Angeles - sans que cela se voit ou se devine, évidemment.
    Cela semble bien, n'est-ce pas ? N'oublions pas non plus que le principal auteur du scénario n'est autre que Dan O'Bannon, et je crois que je vous aurais donné toutes les raisons de voir enfin Blue Thunder, qui pour moi restera toujours le meilleur film de John Badham !

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    dimanche, juillet 24, 2022

    VANILLA SKY (CAMERON CROWE)

    Vous ne connaissez pas Cameron Crowe ? C'est assez normal, car il a fait assez peu de très bons films, dont bien sûr l'exception en est ce plutôt étonnant Vanilla Sky, daté de 2001. Il faut dire que l'œuvre originale d'où il vient fut écrite en 1997 par Alejandro Amenabar, Abre los ojos, et ne signifie rien d'autre que "Ouvre les yeux", la première phrase entendue par David Aames (Tom Cruise) :

    Ouvrir les yeux, est-ce bien normal, au cœur de New York ? S'il y avait du monde, oui, sans doute... Mais quand il n'y a personne, c'est nettement plus inquiétant :
    Vous vous en rendrez bien compte, sur cette vidéo très courte de une minute :
    Raison de plus pour se réveiller la tête à l'envers :
    Dès le début du film, l'on se demande en fait ce qui est normal, qu'il s'agisse de sa relation semblant bien se passer avec Julie Gianni (Cameron Diaz), ou encore de sa vision des sept patrons - surnommés les Sept Nains - de la boîte d'édition qu'il fait marcher à son compte - étant un riche de chez les riches, si l'on peut dire :
    Car surgit immédiatement cette personne, le Dr Curtis McCabe (Kurt Russell), qui lui tient des propos pour le moins étonnant - en plus dans une pièce visiblement une prison :
    Et ce n'est pas en repensant à son père, le véritable créateur de la boîte, que David Aames va pouvoir sortir de là :
    Bien sûr, il pense tout d'abord à l'un de ses plus fidèles associés, Tommy (Timothy Spall), qui ne l'a jamais laissé tomber :
    Mais surtout à la véritable femme qu'il aime, Sofia Serrano (Penélope Cruz, qui était la seule à tenir le même rôle dans le film de Alejandro Amenabar) :
    L'amour n'a rien à voir avec Julie Gianni, mais bel et bien avec elle, pour qui il serait capable de faire n'importe quoi :
    Dans le film, cela coïncide avec son anniversaire de 33 ans, auquel il a invité plein d'amis, mais surtout pas Julie Gianni, qu'il veut définitivement tenir loin de lui... Mauvaise idée, car celle-ci se rend tout de même à la grande fête, et insiste tout particulièrement sur le fait qu'il la raccompagne personnellement en voiture :
    Il ne sait pas encore pourquoi, mais il ne va pas tarder à le découvrir... Avec ce suicide flagrant de Julie, David Aames reste en effet sous le choc plus longtemps que prévu :
    Au point qu'il en éprouve le besoin d'en parler avec Sofia Serrano, qu'il n'a peut-être jamais autant aimé :
    C'est probablement le moment où cela apparaît le plus net dans le film, dernier point où la relation entre David et Sofia est ainsi montrée :
    Juste après, David Aames porte un masque fort gênant, qu'il ne peut cependant s'empêcher de porter, étant donné son coma qui a été assez important :
    Comme d'habitude, son ami Tommy est toujours là, pour lui éviter les coups bas ou les tentatives des Sept Nains de prendre le contrôle :
    Mais l'attitude de David Aames n'est pas du tout la même, non seulement à cause de son masque, mais aussi suite à ses différentes façons de réagir à ce suicide :
    C'est là que l'on commence à saisir que, peut-être, David Aames n'est pas vraiment David Aames, mais serait comme ce chien artificiel, vivant dans un nouveau monde, grâce à Life Extension :
    Grosso modo, c'est aussi déroutant pour nous que pour lui... Et il faut reconnaître que Tom Cruise joue ce personnage particulièrement bien, à mi-chemin entre les pieds sur terre et la grande folie, ce qui va très bien avec sa presque dernière rencontre avec Sofia Serrano :
    D'autant plus que ladite Sofia se transforme quasi-instantanément en Julie Gianni, et lui-même dans sa version antérieure au drame, avec son visage normal :
    Déjà, cela ne passe pas très bien aux yeux de Tommy, qui lui parle comme s'il dormait :
    Mais surtout, cela tourne au drame avec son seul et unique ami, Brian Shelby (Jason Lee), qui ne comprend pas du tout ce que David Aames avance :
    C'est là qu'apparaît Edmund Ventura (Noah Taylor), le chargé de Life Extension, qui pour sa part sait très bien ce qu'il a à faire :
    Mais plus ça va, plus cela semble totalement incohérent à David Aames, qui a autant de mal que nous - les simples spectateurs - à reconstituer le cours des choses :
    Meilleure preuve avec l'attitude du Dr Curtis McCabe, qui lui aussi semble avoir un grand mal à comprendre l'histoire :
    Et pourtant, ce n'est pas les arguments qui manquent à Edmund Ventura, lui décrivant point par point les procédés utilisés, lui faisant même revivre une scène en total silence - alors qu'il la croyait bien réelle :
    Nous en avons juste une dernière qui manque encore à ce processus, la fameuse Rebecca Dearborn (Tilda Swinton), qui finit par expliquer en toute logique ce qui va se produire :
    Résultat ? L'on est bien mieux face aux images, pour comprendre ce qui se passe dans la tête de David Aames :
    Il est là seulement avec deux personnes, Edmund Ventura et le Dr Curtis McCabe, mais ce dernier a l'air tout aussi perdu que lui - et a fortiori, que nous, bien sûr :
    Va-t-il pouvoir revivre ce qu'il lui est arrivé ? Aura-t-il cette fois l'occasion d'en déterminer les limites ? Ou est-il déjà dans Life Extension, sans même le savoir ?
    En tous cas, il préfère visiblement se réveiller dans le monde réel, et n'a pour cela qu'une seule chose à faire, sauter de l'immeuble en question :
    Ce que pouvez découvrir dans cette définitive vidéo de 3' : 
    Laquelle se termine tout comme le film a débuté, sans que nous le sachions encore : la phrase "Open your eyes" ("Ouvre les yeux"), poussée par Sofia Serrano... Alors, allons-nous regarder cette œuvre plusieurs fois, dans l'espoir de mieux la comprendre la seconde ou troisième fois ?
    En tous cas, elle m'a beaucoup plu. Que ce soit en vertu du jeu des acteurs - particulièrement Tom Cruise, qui est ici véritablement exceptionnel -, de la façon très belle dont elle est tournée, de son scénario fort bien construit, ou même de sa durée excédant les deux heures... Vanilla Sky est un film réellement bien puissant, dont les "faux thèmes" qui en sont à la base exaltent en réalité des thèmes bien plus puissants, que nous pouvons à chaque instant découvrir dans une vie, quelle qu'elle soit !

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