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  • mardi, décembre 07, 2021

    J'EN AI ASSEZ...

    C'est vrai, j'en ai un peu marre ! Non seulement d'avoir peu de visiteurs, mais aussi PRESQUE JAMAIS DE COMMENTAIRES... N'en laissez pas ici (c'est impossible), mais par contre, vous pouvez très largement vous inspirer de L'INDEX CI-APRÈS, qui vous donnera toute la liste des films (par titre & par réalisateur), et là aussi, vos commentaires seront très bien venus !

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    lundi, décembre 06, 2021

    JURASSIC PARK (STEVEN SPIELBERG)

    En 1993, sortait enfin ce premier film réellement convaincant sur les dinosaures, non seulement à cause du livre très bien vendu de Michael Crichton, mais surtout grâce au réalisateur Steven Spielberg, qui fait preuve ici de sa puissance et de sa façon de filmer très originale. Il faudrait bien sûr citer David Koepp, Stan Winston et John Williams pour être complet, mais cet Opus a remporté 3 Oscars, s'est hissé comme le meilleur record de 1993, et remporté presque 15 fois le budget initial déjà considérable, 63 millions de dollars ! Contrairement à ce que je fais habituellement (sauf pour le très étonnant Godzilla de Roland Emmerich), je vais cette fois-ci vous emmener au travers du film grâce à un petit découpage, marqué à chaque fois par une très courte introduction de couleur rouge...

    1) Les personnages : à commencer par le Pr Alan Grant (Sam Neill), qui est en quelque sorte le paléontologue le plus compétent... Sauf qu'il n'aime pas beaucoup ses jeunes étudiants, et que ceci se voit dès le début, lorsqu'il montre à l'un d'entre eux comment se débrouille le velociraptor lors d'une attaque :

    Sa future femme, le Pr Ellie Sattler (Laura Dern), elle aussi paléontologue, est tout aussi compétente, mais se montre nettement plus calme avec les enfants :
    Fort heureusement, le grand patron John Hammond (Richard Attenborough) se présente bientôt à leur insu pour leur offrir beaucoup d'argent, en échange d'une mission en apparence toute simple, leur demandant juste leur avis sur son tout récent Jurassic Park... Il faut dire qu'au tout début du film, John Hammond s'est vu gravement menacé par un accident mortel touchant l'un de ses employés, et a donc besoin au plus vite d'une attestation très solide dans le bon sens :
    Il leur reste seulement à rencontrer le troisième membre de cette équipe, le Pr Ian Malcolm (Jeff Goldblum), un mathématicien spécialisé dans la théorie de chaos, et qui a priori n'a pas une énorme confiance ni envers le groupe, ni dans les dinosaures :
    Dernier membre, l'avocat Donald Gennaro (Martin Ferrero), qui n'a pour autre ambition que de rendre crédibles les droits de John Hammond, et ne s'intéresse que de très loin à la chose, pour peu qu'elle lui permette de terminer au plus vite ses dossiers :
    Passons maintenant à deux des informaticiens engagés sur ce parc, qui en fait seront pour beaucoup dans le dénouement du plan... D'une part, le plus fidèle d'entre eux, Ray Arnold (Samuel L. Jackson), qui se montrera jusqu'au bout du côté de John Hammond, quel que soit le prix à payer :
    Et de l'autre, nous tombons évidemment sur son opposé absolu, Dennis Nedry (Wayne Knight), qui par simple cupidité, va se trouver à l'origine de tous les problèmes déclenchés sur cette île :
    2) Les logos : à commencer par celui-ci, bien visible sur toutes les voitures - obligatoires - du parc :
    Suivi par ces portes monumentales, bien destinées à marquer la détermination absolue de John Hammond, qui pour l'heure s'en tient à sa volonté de régner sur ces dinosaures :
    3) Les dinosaures : ainsi en venons-nous au thème fondamental (et très juste, historiquement parlant) du film, qui se développera vers le milieu par cet acte complètement insensé de Dennis Nedry, consistant à voler les embryons des futurs dinosaures dans une pièce très froide - certes pour 1,5 million de dollars, mais à un prix qu'il est loin encore d'imaginer :
    Avant tout cela, il reste bien sûr aux principaux responsables à découvrir ce monde incroyable, ce qu'ils feront tout d'abord avec le plus grand des dinosaures connus à cette heure, brachiosaurus, qui est heureusement herbivore :
    Même quand ils seront dans la pire de leur mésaventure, il se retrouveront de nouveau face à celui-ci - certes quelque peu enrhumé, mais toujours inoffensif :
    Il en va de même avec le deuxième qu'ils rencontrent, le triceratops, qui malgré sa taille elle aussi assez imposante, ne fera rien aux êtres humains :
    Simplement, celui-ci a l'air plutôt malade, et cela va décider Ellie Sattler à rester quelque temps auprès de lui - abandonnant du même coup l'équipe entière, notamment Alan Grant et les deux petits-enfants de John Hammond, Tim et Lex :
    C'est l'une des raisons pour laquelle tout va se dégrader pour tous les trois, les contraignant tout d'abord à courir face à une espèce mal connue, galliminus - et dans l'ignorance de ce qu'ils préfèrent manger, mieux vaut courir et se planquer provisoirement derrière un tronc d'arbre :
    Fort heureusement, ils vont bien vite s'apercevoir que celui-ci n'est pas du tout un prédateur, et que le roi de ces derniers va à la grande surprise arriver d'un coup, tyrannosaurus - ou T-rex, ce qui va très sérieusement les inquiéter :
    Raison de plus dès la précédente tombée de la nuit, où certes ils ont rejoint leurs voitures, mais où les câbles électriques, censés assumer la sécurité, sont définitivement en panne :
    Et permettent à la bête de dévorer ce dont elle a le plus envie, à savoir l'avocat Donald Gennaro, qui avec un humour typique de Steven Spielberg, se trouve précisément à la mauvaise place au mauvais moment :
    Au cas - très improbable - où vous ne connaîtriez pas encore cette scène hallucinante, vous pouvez toujours découvrir ce passage sur cette vidéo, très précisément au bout de 7 minutes :
    Pour en terminer avec tous ces dinosaures, j'aimerais finalement vous faire découvrir le dilophosaurus, une espèce assez petite, mais malgré tout impressionnante, notamment grâce à cette membrane rétractile au cou :
    Et surtout par sa possibilité de cracher du venin, ce qu'il ne manque pas de faire subir à Dennis Nedry, alors que celui-ci était juste en train de quitter l'île, chargé illégalement de ses embryons qui devaient lui procurer beaucoup d'argent :
    4) La scène finale : en avons-nous donc terminé, une fois ce traitre éliminé ? Croyez-moi, ce n'est pas encore le cas... Car nous découvrons une race que nous n'avions encore jamais vu, le velociraptor, qui non seulement est carnivore, mais en outre très intelligent, et chasse toujours à trois. Avec pour unique but celui d'attirer l'attention de l'homme sûr de lui, pendant que ses deux confrères le prennent sans prévenir de côté, ce qui va se passer avec Robert Muldoon (Bob Peck) :
    Il n'empêche : même s'il en a abattu un avant de mourir, il en reste encore deux... Tim et Lex ne vont donc pas tarder à s'en apercevoir, alors qu'ils se sentaient désormais à l'abri :
    Alors commence ce jeu de cache-cache, très impressionnant, où l'on découvre les deux velociraptors se déplacer dans le cuisine à la poursuite de Tim et Lex, avec de multiples effets de surprise :
    Avant d'en arriver à cette fin provisoire, où Lex réussit par miracle à échapper à l'une des plus violentes attaques de l'un des velociraptors, en prenant au dernier moment l'escalier qu'il lui fallait :
    Je vous laisse découvrir cette scène très réussie, par une courte vidéo d'à peine trois minutes :
    Hélas, si j'ai dit "fin provisoire", il y avait bien une raison... Primo, le fait que les velociraptors sont toujours bien vivants, ce qui inquiète  énormément Tim et Lex, même si Alan Grant et Ellie Sattler sont entretemps revenus :
    Secundo, le fait que ces velociraptors soient à leur tour harcelés par un dinosaure encore plus grand, le fameux T-rex... Qu'ils vont essayer d'attaquer, mais sans le moindre succès, je vous en reparlerai :
    5) Le sens de l'humour : un don vraiment typique de Steven Spielberg, qui s'en sert sur presque tous ses films, et celui-ci fait partie des meilleurs dans le genre, nettement supérieur au second The lost World ; Jurassic park. En attaquant dès le début avec cette incompréhension entre le grand chef et son employé mathématicien Ian Malcolm :
    Ce que John Hammond ne peut s'empêcher de commenter à juste titre :
    Encore plus divertissant, cette très longue déduction soi-disant logique, à laquelle se livre Ian Malcolm :
    Déduction que résume Ellie Sattler en une seule phrase d'une évidence absolue, faisant tourner la tête des deux autres :
    Dans un autre style, l'on se trouve confronté aussi à un dialogue numérique, d'une part entre l'escroqueur Dennis Nedry, seulement visible sur une image de l'ordinateur :
    Et le très fiable Ray Arnold, qui s'énerve de plus en plus face aux incohérences de ce dernier :
    Terminons avec cette scène quasiment sublime, située vers le milieu, où Ian Malcolm blessé tourne un moment sa tête vers une mare a priori innocente :
    Mais qui vibre peu de temps après d'une façon relativement inquiétante, de même que la sonorité qui s'y joint : 
    Aussitôt, Ian Malcolm s'inquiète, et se charge de faire revenir ses deux acolytes au plus vite :
    Mais c'est hélas un peu tard, d'autant que le T-rex à l'origine de ce bruit se montre particulièrement haineux :
    Et c'est juste grâce à un arbre qu'ils réussissent à prendre fuite du mieux qu'ils peuvent :
    Remarquable, n'est-ce pas ? Mais vous n'avez pas idée de la précision du plan initial, que je vous laisse découvrir ici avec le vidéo très courte - et bien sûr le son, très important ici :
    6) Conclusion : certes, on pourrait se laisser aller à une vaste relecture du film, mais je crois que cela peut se résumer en deux scènes... Au début, alors que tout le monde respecte John Hammond et son vaste travail, une entrée pharamineuse dans la grande pièce de Jurassic Park :
    Et à la fin, assez tragique, où la vaste publicité qui est en train de s'écrouler, When Dinosaurs ruled on Earth, résume en quelque sorte le sens profond de cette ambition, tout aussi démesurée qu'inutile : 
    Si vous ne connaissez pas encore ce film, cas extrêmement improbable, il vous reste ce dernier trailer pour vous convaincre définitivement :
    Que voulez-vous que je dise de plus ? J'ai déjà parlé des très bons acteurs, de la musique impressionnante de John Williams, du scénario de David Koepp, des animatroniques créés par Stan Winston, et enfin de l'impeccable réalisation de Steven Spielberg... Il me faut juste préciser que ce film deviendra en 1993 le plus grand succès cinématographiques de tous les temps, ceci jusqu'à la sortie en 1997 de Titanic, de James Cameron.
    Voilà, j'ai enfin terminé cet article - certes très bavard, mais je ne peux pas grand chose contre cela, à part publier l'article suivant, The lost World : Jurassic Park -, et ne souhaite bien sûr qu'une seule chose : que vous me laissiez un petit commentaire, afin de me montrer que vous approuvez également cette assez longue analyse !

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    mercredi, décembre 01, 2021

    THE LOST WORLD : JURASSIC PARK (STEVEN SPIELBERG)

    Autrement dit, Le Monde perdu : Jurassic Park, apparu en 1997, soit quatre ans après le tour premier Jurassic Park, dû également à Steven Spielberg et aux romans de Michael Crichton, dont il s'est fortement inspiré. Sauf que deux choses ont changé : d'une part, l'art des effets spéciaux s'est incroyablement développé, de sorte que pour un budget quasiment similaire, l'on se trouve cette fois-ci face à une technologie hallucinante ; d'autre part, le scénario (comme le livre) se base sur une histoire bien plus complexe, liée à une opposition absolue entre les deux hommes puissants de Jurrasic Park, mais un peu de patience, je vais vous l'expliquer au fur et à mesure...

    1) Les personnages : John Hammond (Richard Attenborrough) est un peu moins présent que dans le premier Opus, vu que cette fois-ci, il n'a pour ainsi dire plus les pouvoirs en main, qu'il a été en quelque sorte obligé de céder à son neveu Peter Ludlow, un froid conspirateur qui ne pense qu'à faire revivre Jurassic Park à San Diego, directement en Californie :

    Au dernier moment, il ne reste donc à John Hammond qu'une toute petite possibilité de garder ses dinosaures en sécurité sur l'île : celle de faire intervenir secrètement quatre personnes... A commencer par le Pr Ian Malcolm (Jeff Goldblum), qu'il n'aimait pas beaucoup dans le film précédent, mais qu'il a appris à mieux connaître, même si certains points peuvent encore se révéler délicats :
    Aussitôt suivi par sa petite amie, le Dr Sarah Harding (Julianne Moore), qui pour sa part se trouve la première - et la seule - sur l'île :
    Vient ensuite le troisième, Nick Van Owen (Vince Vaughn), un scientifique qui fut quelque temps auparavant un reporter :
    Puis enfin le quatrième, Eddie Carr (Richard Schiff), un autre scientifique, mais particulièrement doué en tout ce qui concerne la mécanique, les moteurs, ou le téléphone :
    N'aurais-je pas oublié quelqu'un ? Ah si, de même que le Pr Ian Malcolm, je n'avais pas prévu du tout que sa fille Kelly Malcolm (Vanessa Lee Chester) débarque subitement, prête à tout pour accompagner son père sur l'île :
    Penchons-nous maintenant un petit peu sur l'énorme groupe opposé à ces quatre puristes, à commencer par Dieter Stark (Peter Stormare), qui va être hélas le premier à mourir des dinosaures :
    Vient ensuite leur véritable chef de terrain, Roland Tembo (Pete Postlethwaite), qui connaît très bien la chasse et le respect qu'il convient de s'imposer face à elle :
    Enfin, le financier gavé de grands projets, le neveu de John Hammond, Peter Ludlow (Arliss Howard), et qui vu son incompétence totale en matière de problèmes techniques, se contente pour l'instant d'obéir au précédent :
    2) Les dinosaures (partiellement) : les stegosaurus, en toute apparence purement herbivores, peuvent en fait se révéler relativement incontrôlables, surtout si l'on a un tout petit peu embêté leur enfant, ce que Sarah Harding vient de faire grâce à son appareil photo :
    Le compsognathus est par contre un carnivore, en apparence peu dangereux aux yeux de Dieter Stark, mais qui va tirer un peu plus tard un immense avantage de sa taille la plus petite des dinosaures, et surtout de son arrivée en masse :
    Le fils du T-rex est lui aussi un grand carnivore, mais au tout début, il est blessé à la jambe par l'un des chasseurs, et fort heureusement secouru par Nick Van Owen et Sarah Harding - avec déjà une masse d'effets spéciaux, tout simplement remarquables :
    Sauf que le T-rex père ne l'entend absolument pas de cette oreille, et va décider de se venger jusqu'à la fin du film avec une puissance incroyable - je ne vous en montre pas plus, vous le devinerez en temps venu :
    3) Première scène : Autour de nombreux dinosaures, parmi lesquels on peut distinguer le pachycephalosaurus, se déclenche d'un seul coup une chasse monstrueuse, menée par Roland Tembo à la tête d'une équipe bien plus nombreuse que les quatre solitaires, en plus dotée de moyens techniques énormes :
    Vous ne le voyez pas très bien sur ces images, mais ce passage au début du film est très impressionnant, comme vous pourrez mieux le constater avec cette courte vidéo :
    4) Seconde scène, mythique : ceci n'était bien sûr que le début, suite à quoi nous allons nous trouver confronté, de même que la bande des quatre, à une colère folle du T-rex, lequel ne se gêne pas pour se faire remarquer :
    Et va donc s'en venger en provoquant la mise en abîme du camion dans lequel ils résident tous :
    Gravissime, n'est-ce pas ?
    Fort heureusement, Eddie Carr est resté à bord de sa voiture, et se prépare à les aider à se rattraper autant qu'il peut :
    Sauf que cette tentative de sauvetage ne va pas du tout se passer comme prévu, lui-même se retrouvant bientôt entre les dents de deux autres T-rex, visiblement affamés :
    Il ne reste plus qu'aux quatre - pardon, aux trois - à s'extraire comme ils le peuvent de leur camion, lequel va bientôt chuter, en les laissant in extremis en survie :
    Et n'ayant plus maintenant qu'une seule chose à faire : bien s'entendre avec les chasseurs de l'InGen, lesquels se sentent à leur tour menacés, quel que soient les moyens considérables dont ils disposent...
    5) Troisième scène : meilleure preuve avec la chose curieuse qui arrive à Dieter Stark, lequel souhaitait se rendre dans un endroit un peu caché pour uriner, mais se retrouve très vite seul face à de nombreux compsognathus, lesquels se gorgent avec plaisir de lui - là encore, l'on ne peut qu'admirer la perfection des effets spéciaux :
    6) Quatrième scène : l'attaque des velociraptors, admirable, parce qu'elle a l'air au tout début de se dérouler de façon classique :
    Avec cette superbe trouvaille de Steven Spielberg, consistant à les faire attaquer d'une façon extrêmement organisée :
    Et qui, bien sûr, porte immédiatement ses fruits :
    Dans un premier temps, on est donc assez rassurés de voir Ian Malcolm, sa fille et Sarah Harding s'en tirer comme si de rien n'était... Mais c'est bien loin d'être le cas, puisqu'il reste encore deux velociraptors, particulièrement violents dans ce petit garage que le couple a repéré à la dernière minute :
    Heureusement, sa fille est très forte en sport acrobatique, et elle le prouve une fois de plus en faisant dégager l'un des velociraptors par une simple rotation sur la barre :
    Tandis que l'autre bête, grâce à la texture particulière du toit de la maison et la rapidité de Sarah Harding, finit par se retrouver par terre, laissant juste le temps qu'il faut à Ian Malcolm et celle-ci pour s'enfuir le plus vite possible - et enfin rejoindre l'hélicoptère, indispensable pour revenir aux USA :
    Je sais, si vous n'avez pas déjà vu le film, c'est un peu difficile à imaginer... Mais regardez cette petite vidéo, et vous allez bien mieux comprendre ce dont il s'agit :
    7) Cinquième scène, très mythique : le débarquement du T-rex à San Diego en Californie, où malgré l'arrivée pompeuse du neveu Peter Ludlow lors d'un discours, rien ne semble se passer comme prévu : 
    Avec sans plus tarder l'arrivée du bateau bien trop rapidement dans le port :
    Sa sortie immédiate de l'antre où il était censé être endormi :
    En enfin, ce plan sublime du T-rex, n'hésitant pas une seule seconde à descendre ce panneau, "il est interdit de faire rentrer au-delà de ce point fruits, boissons, ou animaux" :
    Inutile de le préciser : il règne désormais sur la toute la ville, et ne se gênera pas pour démontrer sa puissance en toute occasion...
    La plus inattendue (et la plus drôle) de celle-ci restant son apparition dans un jardin, dont seul un enfant est témoin, au point qu'il va tout de suite réveiller ses parents :
    Lesquels, dans un premier temps, se demandent ce qu'ils ont bien pu faire de mal, pour donner de telles visions à leur fils :
    Mais se ressaisissent vite, étant donné les circonstances :
    Hallucinant, non ? En tous cas, c'est à voir brièvement ici :
    Et encore, le T-rex a l'air pour l'instant un petit peu civilisé, puisqu'il ne fait que dévorer le petit chien du couple... Mais cela va nettement changer lorsqu'il se lance à la recherche de son propre fils (il faut là se souvenir du début, bien sûr), et là, il se révèle enfin sous son vrai jour :
    Bonne raison pour inciter Ian Malcolm et Sarah Harding à prendre rapidement le jeune T-rex en voiture (allusion à un film, qu'hélas je suis incapable de vous citer), jusqu'à finir par le remettre au sein du bateau, et à le laisser repartir - avec son père, de préférence - sur son île :
    Malheureusement pour cet exploiteur Peter Ludlow, qui s'efforce de donner corps au seul projet qui lui reste, en essayant de ramener le petit, et ne sait pas encore très bien ce qui va se passer : 
    Car le jeune T-rex est de nouveau en très bonne santé, et va s'empresser de sauter sur lui sans se faire prier :
    Il suffit que le père s'en mêle un tout petit peu, et voila... Ainsi avons-nous le dernier mort de The Lost World - qui apparaît nettement plus dramatique que le premier film :
    Meilleure preuve avec cette vidéo un peu plus longue (6'), mais qui nous fait revivre tous les passages, de la poursuite du bus jusqu'au meurtre de Peter Ludlow :
    8) Sixième scène finale : John Hammond, enfin de retour, apparaît donc à nouveau comme le grand superviseur de cette action, qui certes était très mal pensée par Peter Ludlow, mais va se trouver radicalement transformée : 
    Pour de bon ? Vous qui avez vu le troisième Jurassic Park (pas de Steven Spielberg, et donc beaucoup moins bien), vous vous doutez que la réponse est négative :
    Mais au moins, The Lost World a donné lieu à beaucoup d'améliorations du premier, déjà grâce aux nombre d'acteurs et de dinosaures présents, ce qui est énorme, mais aussi en vertu des possibilités de plus en plus grandissantes des effets spéciaux... Qui cette fois-ci nous montrent une image jusqu'alors complètement inconnue, celle de plusieurs pteranodons se posant sur un arbre, quasiment magique :
    9) Le sens de l'humour : à commencer par la réplique du Pr Ian Malcolm aux propos de sa propre fille :
    Suivi par cette phrase assez étonnante de la part de Roland Tembo, qui visiblement n'en a rien à foutre du véritable nom des dinosaures :
    Sans parler de cette mort hallucinante de l'un des paléontologues, due à l'un des rares animaux de notre époque, un simple serpent :
    Certes, on peut dire qu'il y a peu moins d'humour que dans le précédent film ; mais il y a beaucoup plus d'effets spéciaux soignés jusqu'au bout, d'opposition entre les groupes, et surtout davantage de plans très particuliers, notamment deux que j'aime tant que je ne peux pas, pour finir, m'empêcher de vous les montrer...
    10) Ma scène préférée : normalement, je n'ai pas pour habitude de m'étendre outre mesure sur les détails techniques, mais il y a quand même dans ce film un raccord son qui me bluffe à chaque fois, très précisément entre le tout premier plan (le cri de la mère voyant son fils à demi dévoré par les bébés dinosaures) :
    Et le second, avec Ian Malcolm que l'on croit tout d'abord sur la même île paradisiaque, mais qui s'avère en réalité être dans une station de métro devant une affiche publicitaire (admirez déjà le raccord image : rose pâle sur l'opposé bleu foncé, inversion des postures, inversion des arrière-plans, ouverture de la bouche similaire, etc...) :
    Faites bien attention à ce passage, et vous pourrez admirer le travail des ingénieurs du son, qui ont réussi à faire un mixage absolument parfait entre le cri et le crissement des roues du métro...
    À noter d'ailleurs que l'on s'extasie en permanence sur la perfection des effets spéciaux au niveau graphique, et pratiquement jamais sur les effets sonores, alors que ceux-ci demandent pratiquement autant d'inventivité, de recherches et de travail. Dites-vous bien que recréer un cri crédible de T-rex ou de velociraptor, c'est sans doute aussi difficile que de les matérialiser à l'écran !
    Que puis-je encore rajouter, une fois parvenu à ce point ? Certes, je pourrais a priori vous parler de Jurassic Park 3 (2001), sachant les réussites phénoménales dont ont bénéficié les deux premiers opus... Mais il y a plusieurs raisons pour lesquelles je ne préfère pas le faire : 1) Etant donné l'abandon des livres de Michael Crichton et du scénario de David Koepp, Steven Spielberg se désintéresse du projet, ce qui n'est déjà pas très bon signe 2) Les acteurs - à part Sam Neill - sont beaucoup moins connus, le projet change plusieurs fois de mains, et enfin, le réalisateur finalement choisi, Joe Johnston, demeurera bien plus célèbre grâce à son extraordinaire Jumanji, tourné en 1995.
    Donc, j'en reste là - sans même parler des films suivants, enregistrés sous le titre de Jurassic World, tout simplement consternants. Je préfère vous laisser la place pour un très court commentaire - vu que le mien était plutôt long, je l'admets -, et vous souhaiter de revoir cet Opus, ou encore le précédent Jurassic Park, autrement dit, les deux meilleurs films (et les plus scientifiques) qui n'aient jamais été délivrés sur le sujet !

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