L'INDEX DE TOUS LES FILMS COMMENTÉS :
  • C'EST ICI !!!
  • C'EST LÀ !!!
  • C'EST ICI & LÀ !!!
  • POUR EN REVENIR À L'ORIGINAL, CLICQUEZ CI-DESSOUS :
  • OUI, C'EST BIEN ICI !

  • jeudi, janvier 25, 2024

    MICHAEL MANN

    Une seule question : pourquoi ce site se met-il à parler subitement d'un réalisateur, alors qu'il ne s'est jusqu'alors consacré (sauf exception rarissime de deux ou trois acteurs) qu'aux films eux-mêmes ?

    C'est très simple : ce grand monsieur a célébré ses 80 ans début février de l'an dernier, et je me prépare le 25 janvier à fêter mes 65 ans, donc il y a un petit rapport - ne serait-ce que par le signe du verseau, auquel nous appartenons tous les deux...

    J'ai été dans le passé musicien professionnel, alors je peux assez facilement vous démontrer qu'un certain nombre de compositeurs que j'adore sont nés sous ce signe, dont Ernest Chausson, Edouard Lalo, Louis Marchand, Felix Mendelssohn, Wolfgang Amadeus Mozart, Franz Schubert, Alban Berg, etc...

    Mais c'est beaucoup plus rare dans le milieu du cinéma, et à part Michael Cimino et Milos Forman (verseau tous les deux), l'on met immédiatement Michael Mann au premier plan - l'un des rares à faire systématiquement un chef-d'œuvre, liste très étroite où se trouvent David Cronenberg, Stanley Kubrick, Clint Eastwood, David Lynch, Martin Scorsese, et quelques autres rarissimes...

    J'ai traité jusqu'alors de cinq de ses films, mais deux m'apparaissent vraiment exceptionnels, au sens où ils bénéficient toujours du travail de coordination de leur auteur... Histoire impeccable, rythme endiablé, acteurs bien choisis, musique très adaptée, tout est parfait, et c'est vraiment le cas avec Heat (1995).

    1) C'était alors le cinquième de ses Opus, mais cela provient en réalité d'un épisode de la série télévisée L. A. Takedown, qu'il avait déjà tourné six ans auparavant, tout en en construisant l'intégralité du scénario. Je ne vous raconte pas toute l'histoire, bien sûr, mais chacun de ses plans est absolument impeccable, qu'il s'agisse de violence, d'espionnage mutuel, ou encore presque de rêve :

    Sans oublier la scène mythique où l'on découvre les deux immenses acteurs - Al Pacino et Robert De Niro - en train de s'expliquer en vain sur leurs motivations initiales... Ceci est tellement rare que cela ne se reproduira quasiment jamais plus au cinéma !
    2) L'on retrouve de nouveau cette situation dans son huitième film Collateral (2004), qui bien que basé sur une histoire beaucoup plus condensée que dans Heat, se déroule lui aussi sur une féroce opposition entre un simple chauffeur de taxi (Jamie Foxx) et un implacable tueur à gages professionnel (Tom Cruise).
    Là encore, avec une parfaite utilisation des plans, des couleurs, du génie des acteurs, pas une seconde de perdue dans cette course impitoyable, sans parler de la qualité essentielle de la bande musicale :
    Au cas très improbable où vous ne connaîtriez pas encore cet Opus, j'en ai trouvé un très bon trailer d'à peine 2 minutes :
    C'est un de mes réalisateurs préférés, dont je vous redonne les liens de mes deux articles précédents :
    HEAT (1995)
    COLLATERAL (2004)
    Il faut savoir que j'ai déjà parlé également de deux films que j'estime beaucoup, MANHUNTER (1986) et ALI (2001), d'un autre plus difficile à comprendre aux yeux de nous autres Français, THE LAST OF THE MOHICANS (1992), et que j'en suis maintenant à traiter de THE INSIDER (Révélations, 1999) et de MIAMI VICE (2006)... Pas mal, non, comme hommage à un homme de 80 ans ?
    J'aimerais beaucoup qu'il en soit de même pour moi, à l'âge de seulement 65 ans, mais j'en doute fort... Si déjà il m'arrive de mourir sans trop de douleurs, je serai bien content de partir ainsi. Et peut-être qu'après tout, l'EMI (expérience de mort imminente) existe vraiment, comme le croit visiblement Clint Eastwood dans Hereafter (2010), donc ce ne sera pas bien grave, finalement !
    Coïncidence étrange : le héros principal de Collateral, Tom Cruise, porte dans le film le même prénom que moi, Vincent... En tous cas, il finit quand même par mourir, abattu par Max Durocher (le célèbre Jamie Foxx)... C'est un peu triste, non ? Toutefois, c'est aussi le même prénom qui est attribué à Al Pacino dans Heat lorsqu'il tue Robert De Niro (Neil McCauley), alors j'ai une chance sur deux - ce qui n'est pas si mal, si vous pensez comme moi...
    Autres films du même réalisateur : ManhunterThe Last of the MohicansHeatThe InsiderAliCollatéralMiami VicePublic Enemies

    Libellés : , , ,

    samedi, janvier 20, 2024

    SCREAM (WES CRAVEN)

    Comme vous le savez, il s'agit d'un film de 1996 dû à Wes Craven, qui après avoir réalisé entre 1984 et 1994 la longue série des Freddy, passe à un style légèrement différent - nommé en anglais slasher -, autrement dit un sous-genre mêlant à la fois horreur et humour noir. Il y a énormément de choses à dire là-dessus, à tel point que je préfère vous conseiller l'article de Wikipédia, si vous cherchez à connaître toutes les conditions de cet Opus (en français, Hurlement) - ou plutôt, de cette série de six, dont les quatre premiers furent d'ailleurs réalisés par Wes Craven lui-même, avec dans la plupart des cas le scénariste Kevin Williamson.

    Cela débute en apparence de façon tout à fait normale, avec Casey Becker en train de faire cuire son pop-corn, tandis qu'elle reçoit un - puis plusieurs - coups de téléphone de la part d'un inconnu... Il s'agit de l'actrice alors la plus célèbre, Drew Barrymore :

    Hélas, son interlocuteur se révèle de plus en plus inquiétant, en lui posant des questions sur un film d'horreur qu'elle s'apprête à regarder avec son amant, Steven Orth (Kevin Walls)... Et sa réponse est fausse, condamnant ainsi Steven à être la première victime de l'interlocuteur :
    Il va alors se montrer de façon bien plus nette, portant un déguisement noir et un masque blanc, la poursuivant, lui donnant plusieurs coups de couteau et la suspendant à un arbre - ce qui fera que Drew Barrymore ne jouera pas bien longtemps :
    Nous nous trouvons alors subitement dans un autre endroit, avec l'héroïne principale, Sidney Prescott (Neve Campbell) et son homme futur, Billy Loomis (Skeet Ulrich)... Lequel lui donne une information inédite, que malheureusement nous ne mettons guère de temps à constater bien plus nettement :
    Heureusement, la police arrive juste à temps... Et faute de mieux, elle décide de mettre Billy en prison, ne réussissant à trouver personne d'autre sur les lieux :
    Mais après toute une enquête, Billy est finalement relâché, et tente de se réconcilier avec Sidney Prescott... Ce qui pourrait bien se passer, si elle n'était pas marquée par l'assassinat de sa mère, qui a eu lieu pratiquement un an auparavant :
    C'est le moment précis pour découvrir la journaliste Gale Weathers (Courteney Cox, l'une des six Friends, série de télévision passée de 1994 à 2004) et aussi le policier Dwight Riley (David Arquette, qui est par contre la plus mauvais acteur de sa famille, qui compte heureusement Rosanna et Patricia) :
    On aperçoit également la meilleure amie de Sydney Prescott, Tatum Riley (Rose McGowan), qui est toujours avec elle lors de ses moments difficiles :
    Et pour finir, une allusion à Freddy Krueger, évidente pour tous ceux qui ont vu les sept Opus faits autour de ce personnage fort dangereux - dont encore une fois Wes Craven fut à l'origine dans le fameux film A Nightmare on Elm Street (1984) :
    Ce qui n'est pas qu'une allusion, mais bien le signe de ce qui va prochainement se produire, le meurtre - toujours par le même personnage - du proviseur du lycée, Arthur Himbry (Henry Winkler) :
    Celui-ci reste encore inconnu de tous... Mais l'on ne peut pas s'empêcher de suspecter Randy Meeks (Jackie Kennedy), qui a l'air de trop bien connaître les films d'horreur :
    D'autant qu'il arrive bientôt à Tatum Riley une chose encore pire, alors quelle se prépare à servir de la bière à tous ses nombreux invités... Elle est assassinée à son tour par le même homme, qui la pend à la porte du garage sans aucune hésitation :
    Heureusement, on sent une réconciliation entre Sidney et Billy lors de la grande fête, qui marque bien la fin provisoire des études :
    A ce titre, on a droit à une explication de Randy concernant les règles à respecter si l'on souhaite rester vivant dans ce type de film : "1) Ne pas faire l'amour 2) Ne pas consommer de drogues ou d'alcool 3) Ne jamais dire "je reviens tout de suite", sinon, on ne revient pas " :
    C'est le moment précis où tout le monde apprend la vérité sur le proviseur Himbry... Et où du coup, plus personne ne veut rester à la maison tranquillement :
    Il ne demeure plus que Sidney Prescott et Billy, qui tente d'expliquer à cette fille à quel point il est innocent de ce qu'on lui reproche... Mais il est très vite rattrapé par l'homme en question, et en apparence bien touché :
    La seule possibilité pour Sidney Prescott est de s'enfuir le plus vite possible - ce que malgré de nombreuses difficultés, elle parvient finalement à faire :
    Pendant ce temps-là, Randy reste seul à la maison :
    Sidney Prescott gagne alors le camion TV où se trouve Kenny Jones - l'assistant de la journaliste Gale Weathers -, lequel se voit lui aussi menacé :
    Grande entrée dans le dernier acte : une fois Kenny Jones mort à son tour, elle accuse Stuart Macher (Matthew Lillard) de l'assassinat de Tatum... Lequel la contredit aussitôt, en désignant ouvertement Randy comme meurtrier :
    Billy se remet de sa fausse blessure face à Sidney Prescott, mais ceci semble à cette dernière de plus en plus louche... Et elle n'a pas tort, lorsqu'elle devine que Billy et Stuart sont en fait associés, voire tout simplement "cinglés" :
    Billy lui dit alors la vérité sur le meurtre de sa mère, qui a eu lieu juste un an auparavant... Dont il est également coupable, et cela met Sidney Prescott très mal à l'aise :
    A ce point précis, où tout menace de s'écrouler, Gale Weathers débarque enfin, juste histoire de sauver tout le monde... Mais malheureusement, son arme n'est pas chargée, et elle est aussitôt frappée par l'une des deux personnes :
    Pendant ce temps, Sidney Prescott a pu disparaître, mais appelle Billy au téléphone, en le provoquant au maximum :
    Le premier qui la retrouve, Stuart, tente de la convaincre, mais en vain... Et comme par hasard, il y a justement une télévision dans le coin, que Sidney Prescott n'hésite pas du tout à faire tomber :
    Une fois Stuart bien mort, c'est au tour de Billy de se pointer... Tout pourrait alors bien se passer pour lui, mais entretemps, Gale Weathers s'est réveillé, et pense cette fois-ci à charger son révolver :
    Mais il faut quand même un dernier coup d'arme, par sécurité... Et celui-ci est évidemment donné par Sidney Prescott ! On notera, au passage, que Randy est toujours bien vivant, et que malgré son goût et sa connaissance des films d'horreur, il ne fait absolument pas partie du lot - ce que tous les spectateurs ont cru un bon moment :
    Et voilà, le film se termine, évidemment par un reportage sensationnel de Gale Weathers - autrement dit, la belle Courteney Cox :

    Vous souhaitez encore un trailer, malgré le nombre de vidéos que j'ai réussi à placer ? Voici pour vous :

    Il reste évidemment beaucoup de points à mentionner concernant ce film, passant par sa genèse, le choix des interprètes, le tournage, les effets visuels, le design et la post-production... Mais comme je l'ai déjà dit au début, vous en avez un article très long sur Wikipédia, qui me dispense de parler de ces sujets à un tel niveau.

    Pour moi, il s'agit d'un excellent film slasher - tout comme le premier Freddy, A Nightmare on Elm Street -, mais qu'il est préférable de ne pas voir trop souvent, histoire de préserver son intrigue. Ma vision des choses est bien sur différente lorsqu'il s'agit de films d'horreur certes plus classiques (tels que L'Echelle de JacobPsychose ou Seven), mais toujours inventifs et inépuisables, que je peux regarder une centaine de fois sans le moindre problème !

    Autres films du même réalisateur : Les Griffes de la nuitFreddy sort de la nuit

    Libellés : , ,

    mercredi, janvier 10, 2024

    HEREAFTER (CLINT EASTWOOD)

    Sorti en 2010, il s'agit là de l'un des rares films de Clint Eastwood basé sur une aventure fantastique, si l'on peut dire - dont le titre français est Au-delà... Contrairement à mon habitude, je suis sorti de cette projection assez désemparé par le sujet et son traitement, et je vous explique pour quelles raisons.

    Commençons tout d'abord par le fait que Clint Eastwood en ait écrit la musique - ce qui normalement ne s'avère pas très bon, meilleure preuve avec Mystic River en 2003. Mais c'est bien moins important que le déroulement du scénario (dû à Peter Morgan), qui non seulement se base sur la vie très différente de trois personnes habitant trois pays (la France, l'Amérique et l'Angleterre), mais commence par la scène la plus spectaculaire pour finir d'une façon étrange sur le témoignage assez inattendu d'un jeune garçon.

    Cependant, cet Opus est l'un des très rares à parler de l'EMI (expérience de mort imminente), dont le vécu est aussi peu partagé qu'il s'avère important s'il est bien réel - comme le montre d'ailleurs la réaction de la télévision dans ce film, plutôt éloignée de ce thème pourtant fondamental. Clint Eastwood était-il prêt à parler de ce phénomène mal connu, et qui semble provoquer plus de fuites que d'adhésions ? Il me semble que oui, qu'il est assez d'accord avec la théorie de l'EMI, et même s'il y a dans le film une construction assez invraisemblable du scénario, il faut bien admettre que cette théorie rarissime mérite au moins d'être vue une fois.

    L'un des plus vastes problèmes, c'est en fait que la scène la plus impressionnante se déroule juste au début, où l'on découvre Didier (Thierry Neuvic) en Thaïlande, assistant à un tsunami spectaculaire... Ici, il faut cependant rendre hommage à Michael Owens, superviseur des effets spéciaux, qui avec la société Scanline a pu créer de stupéfiantes vagues et leur ravage sur tous le pays :

    A gauche, son amie - car Didier est déjà marié - Marie Lelay (Cécile de France), a priori juste en train de se promener, mais qui se trouve très vite emportée par le tsunami en question :
    Regardez, c'est impressionnant :
    Elle subit alors une EMI (toujours filmée de cette façon étonnante)... Dont elle est sauvée par une sorte de miracle, dû en théorie à quelques sauveteurs inattendus :
    L'on découvre alors dans un autre pays le personnage principal du film, George Lonegan (Matt Damon), qui fait malgré lui usage de son don particulier vis-à-vis d'un ami de son frère, Christos Andreou (Richard King) :
    Enfin, cette fois-ci en Angleterre, les plutôt jeunes Marcus et Jason (Frankie et George McLaren), qui sont en train de prendre plaisir à se faire photographier :
    Dont la mère Jackie (Lyndsey Marshal) est recherchée par la police pour abus d'alcool et de drogues... C'est alors que ces deux fils vont se charger de trouver les bons médicaments, par des voies téléphoniques et Internet que nous connaissons désormais tous :
    Hélas, Jason se trouve victime d'une bande de jeunes, qui veulent lui voler son portable... Mais il court et se heurte à une camionnette, dont il ne ressortira pas vivant :
    On se retrouve dès lors face à la première Marie Lelay, qui exerce en France sur A2, dont elle est l'une des principales journalistes... Mais elle se trouve après son accident relativement incapable d'interviewer le responsable d'une usine thaïlandaise, et se voit un petit peu mise à l'écart par son ami Didier :
    Peu de temps après, l'on découvre George Lonegan en train de discuter avec son frère Billy (Jay Mohr), surtout pour lui dire combien il s'avère désormais incapable de ce métier - et là, il ne parle pas de celui qu'il exerce en ce moment, mais de celui qu'il pratiquait autrefois, une sorte de pouvoir visionnaire sur les gens touchés par l'EMI :
    Nous nous retrouvons alors de nouveau à Londres, où la mère Jackie quitte provisoirement le jeune Marcus, et le confie à une autre famille - chose qu'il digère très mal, et marque par un silence absolu :
    Chose relativement ennuyeuse, nous sommes aussitôt aux Etats-Unis - et l'on a là un autre défaut du film, certes bien monté en théorie pour montrer que l'EMI n'est pas un problème local, mais relativement lassant et perturbant pour les spectateurs sans cesse en train de changer de pays... Toujours est-il que nous voyons George Lonegan qui se met à suivre cette fois des cours de cuisine, où il fait très vite la rencontre de Melanie (Bryce Dallas Howard) :
    Et bien sûr, il tombe très vite amoureux d'elle :
    Hélas, il ne parvient pas très longtemps à lui dissimuler ce qu'il faisait autrefois. Il se prépare alors à céder à sa pression, et lui raconte - puis applique - ses facultés :
    Il voit comme à l'accoutumée ces personnages typiques de l'EMI, qui lui permettent notamment de parler de la mort de sa mère - ce qui la rend totalement fascinée, inutile de le dire :
    Mais ne pouvant assumer ce fait, George Lonegan finit par quitter définitivement Melanie, que l'on voit brièvement en train de pleurer au bas de l'escalier...
    Pendant ce temps, Marie Lelay se dispute en France avec tous les gens de A2, notamment du fait qu'au lieu d'écrire un livre sur François Mitterrand - comme elle l'avait promis au début -, se met à produire tout un ouvrage sur l'EMI, dans lequel elle décrit ce qui lui est arrivé, et les nombreux témoignages qu'elle en a eu :
    On retrouve aussitôt George Lonegan se faisant rattraper par son frère Billy, qui met fin à son licenciement pour créer une nouvelle boîte visionnaire :
    Mais en fait, George Lonegan ne veut pas du tout faire ça :
    Et Marie Lelay a de son côté un certain succès avec son livre sur l'EMI, qu'elle se voit acheté par un producteur mexicain... Ainsi fait-elle très vite son premier salon à Londres :
    Enfin, ce que les spectateurs attendaient depuis longtemps, tous les acteurs se retrouvent dans le même pays ! George Lonegan est comme l'on s'y attendait très emballé par ce livre, et sans le faire exprès, il touche la main de Marie Lelay - et voit naturellement une chose étrange, due à son expérience de l'EMI :
    A peine sorti de l'endroit, il se fait suivre par le jeune Marcus, qui veut absolument l'interroger à ce sujet... George Lonegan fait tout ce qu'il peut pour l'en dissuader, mais face à la ténacité de Marcus, il finit par céder à son tour :
    Et lui dit ce qu'il entend de Jason, le frère jumeau de Marcus :
    Lequel, selon la majorité des gens, serait définitivement mort, mais pas du tout aux yeux experts de George Lonegan, qui comme à son habitude voit l'essentiel :
    Du coup, Marcus est totalement rassuré, commence à retrouver ses anciennes habitudes, et retrouve en prime sa mère Jackie - qui le reprend cette fois-ci pour de bon :
    Tandis que George Lonegan tombe sur Marie Lelay, où l'on peut juste deviner ce qui va se passer par la suite :

    Je sais ce que vous pensez : 1) D'une part, le processus de l'EMI est totalement injustifié, prenant juste part à l'hallucination de quelques personnes rarissimes 2) Il s'agit là de l'un des plus mauvais films de Clint Eastwood, comme le prouvent les mauvaises critiques obtenues dans pratiquement tous les endroits du monde - même si les recettes de 100 millions de dollars ont quasiment doublé le budget initial.

    Peut-être avez-vous raison, d'un certain côté... Mais n'oublions pas que Clint Eastwood n'est pas seulement un réalisateur, mais très franchement un génie de la caméra - seulement comparable avec Stanley Kubrick, David Lynch, Michael Mann, Martin Scorsese, et quelques très rares autres.

    Comme le dit la productrice Kathleen Kennedy : "Clint nous a vraiment pris de court. Les déferlantes étaient impressionnantes, on avait le plus grand mal à faire tenir les caméras sur ces petites planches. Alors, Clint a plongé, s'est hissé sur le bateau, a vérifié la caméra, puis a ressauté à l'eau pour rejoindre l'équipe. Le spectacle de Clint, ses acteurs et l'équipe caméra ballottés par les flots avait quelque chose de fascinant".

    Alors, il est certain que ce film a pas mal de défauts, consistant en la scène la plus impressionnante située juste au début, les nombreux pays où cela se déroule, et la trop longue durée de ce qui pouvait certainement se tourner plus rapidement. Mais c'est un Opus de Clint Eastwood (destiné à quelque chose à laquelle il croit, si je ne me trompe pas), et rien que pour ça, il mérite bien d'être regardé au moins une fois !

    Autres films du même réalisateur : Play Misty for MeHigh Plains DrifterThe Eiger Sanction, The Outlaw Josey WalesThe GauntletHonkytonk ManSudden Impact, Pale RiderBirdWhite Hunter, Black HeartThe Rookie, UnforgivenA Perfect WorldThe Bridges of Madison CountyAbsolute PowerMidnight in the Garden of Good and EvilSpace CowboysBlood WorkMystic RiverMillion Dollar BabyFlags of Our FathersLetters from Iwo JimaGran Torino

    Libellés : , , , ,