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  • samedi, janvier 25, 2025

    DAVID LYNCH (1946-2025)

    C'est aujourd'hui mon anniversaire (66 ans), et pas que cela, malheureusement...

    Oui, un immense réalisateur mort il y a peu, à l'âge de 78 ans ! Et je vous montre l'une de ses premières photos, où il avait encore l'air assez jeune, n'est-ce pas ?

    Certes, je pourrais faire un bilan de sa vie, tout d'abord en commençant par ses quatre femmes, puis en continuant avec ses activités variées de désigner, musicien, peintre, ou encore photographe.
    Mais en considérant ce site, je vais m'en tenir à son métier de réalisateur, qui s'est révélé dix fois au cours de sa vie, entre 1977 (pour être exact, 1971) et 2006.
    1) Eraserhead (1977)
    C'est le premier film qu'il a réalisé, en noir et blanc, tourné dans la ville de Philadelphie, et disposant au départ du budget ridicule de 10000 dollars... Il s'agit en fait d'un film d'horreur pur et dur, comme il n'en a jamais produit par la suite, et qui lui valut cette phrase en 2007 : "Croyez-le ou non, Eraserhead est mon film le plus spirituel ".
    Inutile de vous préciser ce dont il s'agit, vous avez tout intérêt à le voir par vous-même (1h29')...  En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Eraserhead
    2) Elephant Man (1980)
    Toujours en noir et blanc, il s'agit cette fois-ci d'un film complètement opposé au précédent, basé sur l'histoire tristement vraie de John Merrick (1862-1890), d'après les mémoires de Frederick Treves... Avec les héros principaux (Anthony Hopkins et John Hurt), ceci raconte la vie du déformé "Elephant Man" jusqu'à ses 27 ans, date à laquelle il a fini par intégrer la pure société, puis par mourir !
    Là encore, il est à voir par vous-même - en plus des huit récompenses aux Oscars 1981 (2h02')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Elephant Man
    3) Dune (1984)
    L'un des rares films que je possède en DVD, et que je n'ai pas encore analysé... Peut-être dans le même cas que David Lynch, qui avouait finalement ne pas être l'auteur du "final cut" de l'œuvre de 2h17'. Pour une fois, vous n'avez donc pas de photo, juste un résumé parlant de l'Opus ici : Dune (film, 1984) — Wikipédia
    4) Blue Velvet (1986)
    Contrairement au film précédent, il s'agit cette fois-ci d'un réel succès, dû au travail du film noir, et qui valut pas loin de trois succès en 1987 à David Lynch, Dennis Hopper, et Isabella Rossellini.
    Outre ces deux acteurs, il y avait aussi Kyle MacLahlan, Laura Dern (qui tournait l'un de ses premiers films), et surtout celui qui restera son musicien pour la vie, Angelo Badalamenti.
    Là encore, il est à voir par vous-même - en plus des trois récompenses aux Oscars 1987 (2h)... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Blue Velvet
    5) Wild at Heart (1990)
    Dans la logique de son film précédent, David Lynch se lance vers une base plus logique, parlant tout simplement d'une belle histoire d'amour, qui malgré ses nombreux dérivés, va néanmoins très bien se finir. Il y a Angelo Badalamenti pour faire la musique, bien sûr, mais aussi Laura Dern, Nicolas Cage, Willem Dafoe et Isabella Rossellini.
    C'est la seule fois au cours de sa vie que David Lynch obtiendra la Palme d'or du Festival de Cannes. Ce qui n'est pas mal, non ?
    Là encore, il est à voir par vous-même (2h04')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Wild at Heart
    6) Twin Peaks : Fire Walk with Me (1992)
    Mêlant les deux genres précédents, David Lynch se lance cette fois-ci dans une histoire d'amour très sombre, relativement indécise, qui se trouve être une préquelle à une série en deux saisons, due à lui, et qui a été présentée à la télévision les deux années précédentes.
    Il y a peu d'acteurs connus, entre autre David Bowie, Chris Isaak, Sheryl Lee, Kyle MacLachlan, et Kiefer Sutherland. Mais surtout, il y a - pour l'une des rares fois de sa vie - David Lynch lui-même !
    Là encore, il est à voir par vous-même (2h15')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Twin Peaks : Fire Walk with Me
    7) Lost Highway (1997)
    Nous voici au premier des trois Opus se déroulant à Los Angeles, nettement plus barré que les films précédents, et demandant au moins deux vues - si ce n'est plus... Il y a dedans un personnage qui change d'identité et de physique (Bill Pullman et Balthazar Getty), une autre qui modifie sa personnalité et sa couleur de cheveux (Patricia Arquette), et pour finir un ultime très violent qui se tient conforme à ce qu'il est, Robert Loggia.
    Là encore, il est à voir par vous-même (2h15')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Lost Highway
    8) The Straight Story (1999)
    Enfin, allez-vous me dire, voici un film qui, tout comme Elephant Man, se base sur une histoire totalement authentique, celle de Alvin Straight (1920-1996), qui a parcouru 482 km sur un tracteur pour se rendre au chevet de son frère.
    En dehors de Sissy Spacek et Harry Dean Stanton (sa fille et son frère), il n'y a pratiquement que des inconnus - sauf bien sûr Richard Farnsworth, qui sera nommé à l'Oscar du meilleur acteur. Mais ce film obtint un succès considérable, ce qui est assez rare chez David Lynch !
    Là encore, il est à voir par vous-même (1h52')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : The Straight Story
    9) Mulholland Drive (2001)
    De nouveau porté à l'univers onirique d'un thriller psychologique, David Lynch va cette fois encore un peu plus loin que Lost Highway, puisque rien n'est clairement élucidé au cours de cette intrigue - dont le créateur lui-même ne pouvait la résumer que comme "une histoire d'amour dans la cité des rêves".
    Cela se passe à Los Angeles, dans le quartier d'Hollywood, où il est bien sûr question de cinéma, et où jouent Justin Theroux, Laura Harring, et surtout Naomi Watts - qui connaîtra alors le début de son immense carrière.
    Il faut aussi noter que ce film vaudra à David Lynch le prix de la mise en scène au festival de Cannes 2001, ce qui est plutôt rare, et qu'en outre il comprend une apparition du musicien Angelo Badalamenti en tant qu'acteur, amateur très raffiné d'expresso !
    Là encore, il est à voir par vous-même (2h26')... En attendant, vous pouvez toujours le découvrir ici : Mulholland Drive
    10) Inland Empire (2006)
    Tout comme Dune (1984), il s'agit là d'un film dont je possède le DVD, mais qu'à la suite de deux ou trois visions incohérentes, j'ai fini par laisser tomber - je l'espère, provisoirement...
    Comme acteurs connus, il n'y a que Justin Theroux et Laura Dern, qui joue le rôle principal d'actrice - tout comme dans Mulholland Drive... Le film se passe cette fois aux Etats-Unis ou en Pologne, et la musique n'est plus composé par son compositeur fétiche, mais par Krzyzstof Penderecki et lui-même.
    Là encore, il est à voir par vous-même (attention, ça dure 3h)... Pour une fois, vous n'avez donc pas de photo personnelle, juste un résumé parlant de l'Opus ici : Inland Empire
    Voilà, c'est fini !
    Et si vous en fumiez encore une, cher Maître ?
    J'ai déjà eu un AVC, je me déplace en fauteuil roulant, mais malheureusement, j'en fume toujours une dizaine par jour... Au cas où vous ne le sauriez pas, c'est de cette maladie (Emphysème) que David Lynch est mort il y a peu de temps, le 15 janvier 2025 !
    R.I.P
    Autre réalisateur : Michael Mann

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    jeudi, janvier 25, 2024

    MICHAEL MANN (1943-?)

    Une seule question : pourquoi ce site se met-il à parler subitement d'un réalisateur, alors qu'il ne s'est jusqu'alors consacré (sauf exception rarissime de deux ou trois acteurs) qu'aux films eux-mêmes ?

    C'est très simple : ce grand monsieur a célébré ses 80 ans début février de l'an dernier, et je me prépare le 25 janvier à fêter mes 65 ans, donc il y a un petit rapport - ne serait-ce que par le signe du verseau, auquel nous appartenons tous les deux...

    J'ai été dans le passé musicien professionnel, alors je peux assez facilement vous démontrer qu'un certain nombre de compositeurs que j'adore sont nés sous ce signe, dont Ernest Chausson, Edouard Lalo, Louis Marchand, Felix Mendelssohn, Wolfgang Amadeus Mozart, Franz Schubert, Alban Berg, etc...

    Mais c'est beaucoup plus rare dans le milieu du cinéma, et à part Michael Cimino et Milos Forman (verseau tous les deux), l'on met immédiatement Michael Mann au premier plan - l'un des rares à faire systématiquement un chef-d'œuvre, liste très étroite où se trouvent David Cronenberg, Stanley Kubrick, Clint Eastwood, David Lynch, Martin Scorsese, et quelques autres rarissimes...

    J'ai traité jusqu'alors de cinq de ses films, mais deux m'apparaissent vraiment exceptionnels, au sens où ils bénéficient toujours du travail de coordination de leur auteur... Histoire impeccable, rythme endiablé, acteurs bien choisis, musique très adaptée, tout est parfait, et c'est vraiment le cas avec HEAT (1995).

    1) C'était alors le cinquième de ses Opus, mais cela provient en réalité d'un épisode de la série télévisée L. A. Takedown, qu'il avait déjà tourné six ans auparavant, tout en en construisant l'intégralité du scénario. Je ne vous raconte pas toute l'histoire, bien sûr, mais chacun de ses plans est absolument impeccable, qu'il s'agisse de violence, d'espionnage mutuel, ou encore presque de rêve :

    Sans oublier la scène mythique où l'on découvre les deux immenses acteurs - Al Pacino et Robert De Niro - en train de s'expliquer en vain sur leurs motivations initiales... Ceci est tellement rare que cela ne se reproduira quasiment jamais plus au cinéma !
    2) L'on retrouve de nouveau cette situation dans son huitième film COLLATERAL (2004), qui bien que basé sur une histoire beaucoup plus condensée que dans Heat, se déroule lui aussi sur une féroce opposition entre un simple chauffeur de taxi (Jamie Foxx) et un implacable tueur à gages professionnel (Tom Cruise).
    Là encore, avec une parfaite utilisation des plans, des couleurs, du génie des acteurs, pas une seconde de perdue dans cette course impitoyable, sans parler de la qualité essentielle de la bande musicale :
    Au cas très improbable où vous ne connaîtriez pas encore cet Opus, j'en ai trouvé un très bon trailer d'à peine 2 minutes :
    C'est un de mes réalisateurs préférés, dont je vous redonne les liens de mes deux articles précédents :
    HEAT (1995)
    COLLATERAL (2004)
    Il faut savoir que j'ai déjà parlé également de deux films que j'estime beaucoup, MANHUNTER (1986) et ALI (2001), d'un autre plus difficile à comprendre aux yeux de nous autres Français, THE LAST OF THE MOHICANS (1992), et que j'en suis maintenant à traiter de THE INSIDER (Révélations, 1999) et de MIAMI VICE (2006)... Pas mal, non, comme hommage à un homme de 80 ans ?
    J'aimerais beaucoup qu'il en soit de même pour moi, à l'âge de seulement 65 ans, mais j'en doute fort... Si déjà il m'arrive de mourir sans trop de douleurs, je serai bien content de partir ainsi. Et peut-être qu'après tout, l'EMI (expérience de mort imminente) existe vraiment, comme le croit visiblement Clint Eastwood dans Hereafter (2010), donc ce ne sera pas bien grave, finalement !
    Coïncidence étrange : le héros principal de Collateral, Tom Cruise, porte dans le film le même prénom que moi, Vincent... En tous cas, il finit quand même par mourir, abattu par Max Durocher (le célèbre Jamie Foxx)... C'est un peu triste, non ? Toutefois, c'est aussi le même prénom qui est attribué à Al Pacino dans Heat lorsqu'il tue Robert De Niro (Neil McCauley), alors j'ai une chance sur deux - ce qui n'est pas si mal, si vous pensez comme moi...
    Autre réalisateur : David Lynch
    Autres films du même réalisateur : ManhunterThe Last of the MohicansHeatThe InsiderAliCollateralMiami VicePublic Enemies

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