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  • jeudi, février 22, 2007

    ALIEN IV (JEUNET)

    Ou encore, plus précisément :
    Alien : La Résurrection (titre original, mais cela ne tenait pas dans l'en-tête).
    Bon. Après un tel chef-d'oeuvre fondateur et deux Opus magistraux, chacun à leur manière, il fallait bien s'attendre un jour ou l'autre à être un tout petit peu déçu, à force de tirer sur la corde (1997).
    Normal, dirais-je, s'agissant pour la première fois d'un auteur français, qui nous avait pourtant habitué à de bien meilleures choses avec La Cité des Enfants Perdus, Delicatessen, et surtout son premier moyen métrage extraordinaire, Le Bunker de la dernière Rafale.
    Alors donc, grande question à la suite du précédent Post : comment Sigourney Weaver, suicidée à la fin du Alien III, peut-elle bien se retrouver encore une fois à l'affiche de ce quatrième volet ?
    Ultra-simple, si vous avez (ce n'est pas le cas de tout le monde !) la chance de vivre au XXIème siècle : il suffisait de faire un tour à l'infirmerie du précédent film, de récupérer quelques ongles et cheveux de la belle, l'enfance de l'art pour reconstituer par clonage (après sept tentatives infructueuses, tout de même) à la fois Helen Ripley et la "reine" qu'elle portait en elle :

    Casting impeccable : Brad Dourif, Ron Perlman, Winona Ryder, plus l'ami de toujours Dominique Pinon, ainsi que le français Pitof à la tête des effets spéciaux, exilé huit mois à la Silicon Valley rien que pour ce film (et d'ailleurs, à ce niveau, le film est inattaquable) :

    Pour moi, les deux scènes les plus magnifiques de ce film sont les suivantes : la première, lorsque Ripley (dont le bras est tatoué d'un numéro "8") découvre le laboratoire où tous ses sept clones précédents ont été (mal) conçus, et finit par péter un câble avec son lance-flammes :

    Et la seconde, qui s'enchaîne de façon magistrale (et presque astrologique, pourrait-on dire, en cette opposition magnifique du feu et de l'eau), celle de la fuite sous-marine, somptueuse (bien que deux des acteurs ayant failli se noyer lors du tournage, il a finalement fallu recourir aux images de synthèse beaucoup plus que prévu) :

    Et hormis cela : bof, bof, en résumé... Un scénario ultra prévisible, une pléthore d'Aliens filmés trop longtemps et en trop gros plan pour être vraiment crédibles, comme chez Cameron (mais en moins bien), et un nombre infini de répliques "Blockbuster" téléphonées genre : "I'll be back", sans parler, par moment, d'une volonté de second degré assez rigolote, qui eut sans doute pu marcher, encore une fois, sans avoir eu l'ambition de jouer sur les deux tableaux.

    Mais le vraiment pire du pire, dans ce film (en admettant qu'il tienne tout de même assez bien la route durant les trois premiers quarts), c'est la créature lamentable et grotesque de la fin, le fameux Alien qui a tout de même en lui "quelque chose d'humain" (XD !) :

    Non seulement la nouvelle créature ainsi ajoutée au bestiaire s'avère totalement risible, inutile et dépourvue de la moindre crédibilité. Mais en outre, elle ne répond même pas à une exigence logique minimale du scénario, à savoir : puisque que Ripley, même à moitié Alien sur les bords, désormais, conserve toujours son apparence physique de Sigourney Weaver, il eut semblé logique qu'à l'inverse, l'Alien mi-humain ait lui aussi conservé son apprence d'Alien, n'est-ce pas ?

    En tout cas, cela aurait rendu la fin du film beaucoup moins ridicule et consternante (cela m'étonne même que les gens crédités, aux USA, d'analystes du scénario, et grassement payés pour cela, n'aient pas pointé d'emblée ce "bug" fondamental)...

    Enfin bon, comme d'habitude, on en revient au défaut typique des films français : ça a beau ne démarrer pas trop mal, neuf fois sur dix, la fin se barre totalement en couille, ça doit être un truc endémique, je ne sais pas (Nikita, Léon, Amélie Poulain, et tant d'autres, hélas)...

    Bref ! Encore une (belle) occasion ratée de crier "cocorico" !

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    4 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    Juste comme ça, Léon, Nikita, et Amélie Poulain sont de bons films, ayant reçu une excellente critique, de la part de magazines, ou du public...

    Quand à Alien 4, il en faut pour tous les gouts. Si on aime pas, on regarde pas, n'est-ce pas? Pas besoin de casser du sucre gratuitement dessus, juste pour casser du sucre.

    jeudi, 27 décembre, 2007  
    Blogger Vincenttheone said...

    Alors que dire...
    1) Certes, les films que tu cites sont de bons films (bien que les deux premiers soient très "américanisants")... Mais pour combien de navets en contrepartie ?
    2) ALIEN IV, j'étais obligé d'en parler, ne serait-ce que pour être exhaustif...
    3) Je précise que je ne "casse pas du sucre gratuitement", mais qu'au contraire j'argumente et je défends mon point de vue...
    4) Et pour finir, j'ajouterai que je suis tout de même libre d'exprimer mon opinion sur MON propre Blog... N'est-ce pas ?

    samedi, 29 décembre, 2007  
    Anonymous 2DSP said...

    Faut reconnaitre que la fin du film est bien ratée... je me souviens d'avoir poussé un cri (indescriptible) lorsque cet alien en carton pate on ne peut plus loupé et apparu à l'écran. Vraiment déçu...

    lundi, 17 mars, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Et c'est d'autant plus dommage que la première heure est vraiment très réussie (je trouve)...
    Quel gâchis !!!

    lundi, 17 mars, 2008  

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