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  • lundi, juillet 18, 2011

    GROSSE GRÈVE !

    Attention, ce Blog n'est pas fermé !!!
    Juste que je prends le "navion" samedi 23 juillet à 17h45, histoire de me barrer en haute montagne, comme d'habitude :
    Salzburg-Triesta (par exemple)...
    Alors bon, vous pourrez toujours laisser des "comments" n'importe où si ceci vous tente (sauf sur cet article, destiné à être supprimé), mais là, du coup, je n'y répondrai peut-être que tous les quinze jours, dès que j'aurais éventuellement accès à un CyberCafé dans les vallées...
    Bonne vacances à tout le monde, et rendez-vous vers le 10 septembre (avec, comme d'habitude, mon concours habituel) !

    P.S : En attendant cette lointaine date, n'hésitez pas à regarder le fameux Index, qui vous plaira très certainement !

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    mardi, mai 31, 2011

    HAPPY BIRTHDAY, CLINT !

    Eastwood, bien sûr !
    Comme certains le savent sant doute, un vrai "Monsieur Gémeaux" né le 31 mai 1930 (dont je vous laisse du coup deviner l'âge improbable, d'autant qu'il a déjà trois ou quatre projets en tête pour les années à venir)...
    Alors cool, juste histoire de fêter son anniversaire, il vient d'autoriser en France la sortie un tout petit peu plus tôt que prévue de son dernier film Au-Delà - qui du reste se développe (une dizaine de minutes à peine) chez nous, notamment à Chamonix et à Paris :

    Hallucinant, ce film complètement "mystique" à 200% ! Je n'y ai absolument rien capté du tout du premier coup (peut-être en partie du fait que je rentrais de la fameuse Fête des Voisins, adoncques pas spécialement "à jeun"), mais je l'ai absolument adoré dès la seconde vision, d'autant qu'y figure l'excellent acteur Matt Damon, déjà présent dans Invictus de 2009 :

    Je publie cet article très rapidement, juste histoire de fêter un très bon anniversaire à Mister Clint ! Alors exceptionnellement, ne vous donnez aucun mal à tenter de laisser un "comment" (je les ai bloqués, pour une fois)...
    L'un de ces quatre, je supprimerai ce très court article pour publier une vraie analyse (probablement "Spoiler", hélas) de ce film plutôt complexe, et là, tout le monde aura de nouveau le droit de se lancer !
    Pour l'instant, vous pouvez vous l'offrir à la FNAC pour 15€, mais tout comme Invictus l'an dernier, ceci va descendre très sûrement à 10€ si vous patientez jusqu'aux vacances, soit début juillet...

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    mercredi, avril 06, 2011

    DOCTEUR FOLAMOUR (KUBRICK)

    Encore un génialissime film de Stanley Kubrick !

    Film dont non seulement le titre originel est beaucoup plus long et complexe que sa courte traduction française (Dr Strangelove or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb), mais dont le générique du début s'avère totalement original, étant donné son écriture tremblotante à la main, ce qui je crois fut la toute première fois dans l'histoire du cinéma :


    Chose que je n'ai du reste vue qu'une seule autre fois, probablement en tant qu'hommage de ce plus jeune réalisateur, dont je vous laisse deviner le film où le générique apparaît totalement calqué sur celui-ci (réponse à la fin de cet article !) :


    Spoiler ou non ? Bon, vu que datant de 1964, je ne vais pas hésiter à vous livrer le très court résumé de Wikipédia : "L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général américain Jack D. Ripper (principal acteur de son précédent film L'Ultime Razzia), frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis commande alors une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire, ce qui se révèlera finalement impossible"... Phénomène absolument "scotchant" : c'est que l'un des tous premiers plans du film, basé sur les B-52, semble déjà évoquer à l'avance le thème, comment dire, "agressivement sexuel" de son futur film Orange Mécanique (1971), n'est-ce pas ?


    Quant aux trois acteurs principaux de Docteur Folamour, ils sont tous (pour différentes raisons) particulièrement impressionnants, à commencer par George Campbell Scott, interprète également du général dans l'excellent film de Franklin J. Schaffner, intitulé Patton :


    Sa voix rauque, puissante et grave est absolument fabuleuse (ne jamais voir ce film en V.F, please !), mais cet acteur était réputé pour être extrêmement difficile à diriger... Sauf qu'il avait (comme tout le monde) au moins UN défaut : adorer jouer aux échecs ! Et comme Stanley Kubrick devait avoir un Q.I largement au-delà de 140, il gagnait pratiquement toutes leurs parties mutuelles, de sorte que l'acteur classé "ingérable" s'est finalement révélé très obéissant et très cool... Second acteur remarquable : le très célèbre Peter Sellers, qui joue dans ce film trois rôles très différents (de même que dans le précédent Lolita du même réalisateur), à commencer par celui-ci, à peu près "civilisé", du Colonel Lionel Mandrake, dont je reparlerai plus loin :


    Quant au troisième acteur, Sterling Hayden, déjà titulaire du rôle principal dans L'Ultime Razzia, c'est de très loin le général le plus "barge" de tout ce film, le premier à décider non seulement d'envahir l'URSS et d'y lâcher une bombe atomique, mais aussi d'annuler les liaisons radio avec son avion B-52 (juste histoire de ne rien pouvoir modifier), tout en fermant son camp militaire en menaçant tous les visiteurs d'un tir instantané, même s'ils sont tout aussi Américains que lui ! Autrement dit, ces plans filmés du bas sont absolument monstrueux, je trouve (surtout avec l'énorme cigare, un thème "sexuel" qui nous rappelle de nouveau l'un des premiers du film) :


    Second rôle de Peter Sellers, celui du président des États-Unis Merkin Muffley, peut-être le plus sage de tous, contrairement à ce que l'on pourrait croire :


    Plan absolument hallucinant sur la salle de réunion des chefs d'état : le fait que celle-ci ressemble déjà étrangement (et bien sûr, de façon sûrement très volontaire) à une explosion atomique !


    Quant au Général "Buck" Turgidson (George Campbell Scott), qui se révélait plutôt raisonnable au tout début du film, tout juste s'il ne commence pas à devenir totalement "barge" comme tous les autres, avec sa voix et son attitude de plus en plus monstrueuses :


    Phrase "mythique" du Président :


    Accouplée au même moment avec cette citation venant du B-52, probablement très "ironique" :


    Bref ! rien ne semble être en voie de s'améliorer (comme du reste, hélas, en ce moment dans l'un de mes pays adorés, le Japon) :


    Dernier rôle de Peter Sellers, le plus "déjanté" de tous, et qui donne du reste son titre au film : celui du fameux Docteur Folamour, un ancien médecin de chez Hitler réfugié aux États-Unis :


    Un toubib hémiplégique, mais dont la main droite se lève toujours instantanément pour dire "Heil Hitler !", ce qu'il essaye à chaque fois (sans grand succès) de contrôler avec sa main gauche :


    Phénomène encore plus hallucinant, digne de Johannes Brahms ou d'Anton Bruckner : le fait que mine de rien, contrairement à certains musiciens ou cinéastes très variés dans leurs styles (ce qui n'est pas un reproche, hein, attention !), Stanley Kubrick semble toujours axé sur les même thèmes, même s'il ne fait jamais aucun film dans la forme du précédent... Meilleures preuves avec ces deux plans fabuleux, qui évoquent déjà plusieurs années à l'avance deux scènes géantes de ses futurs films Barry Lindon, et surtout Full Metal Jacket, où vont également toujours figurer ces prises de vue filmées de la part du tirailleur coincé dans un minuscule immeuble, avec un immense gros plan sur le fusil, et une sorte d'ironie du paysage, soi-disant "pacifique" :


    Incroyable, n'est-ce pas ?


    Quant à l'ultime plan, et bien que dire ? Sinon que le pilote du B-52, révulsé par la non-réponse de ses bombes, décide de descendre et de monter dessus pour tenter de les rendre efficaces, ce qui ne va pas se louper, à son grand déplaisir, lol !


    Générique de fin totalement hallucinant, lui aussi... Avec des tonnes de "vraies" explosions nucléaires (notamment celles des tests de Muruora, évidemment absolument tragiques, mais en prime associées de la part de Stanley Kubrick à une très "positive" chanson de Jazz, celle de Vera Lynn, intitulée We'll Meet Again ("Nous allons nous rencontrer de nouveau !") :


    Honte sur moi : malgré tout ce que je sais au sujet de ces bombes insultantes et monstrueuses, notamment celle d'Hiroshima, je ne peux pas m'empêcher de trouver quelque part ceci sublime, harmonieux, et même magnifique, jusqu'au niveau sonore... Peut-être parce que j'y retrouve la fondation des atomes, qui gouvernent de A à Z nos propres corps ? Quoiqu'il en soit : très heureux que celles d'Hiroshima et de Nagasaki soient (en pure théorie) les deux dernières du monde ! Même si je ne suis pas spécialement croyant, je prie tout de même Dieu pour qu'il n'y en ait jamais une troisième !!!

    P.S : Réponse à la toute première question, concernant le très étrange graphisme "manuel" du texte du générique... Mais oui, comme (presque) tout le monde l'a sans doute deviné, il s'agissait bien sûr du très drôle Men in Black de Barry Sonnenfeld !

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    jeudi, mars 24, 2011

    EYES WIDE SHUT (KUBRICK)

    Spoiler or Not Spoiler ???
    Hum, je dirais plutôt Not Spoiler... Non seulement parce que je ne vais pas raconter l'intégrale de ce film géantissime (l'ultime de Stanley Kubrick), ce qui nécessiterait une centaine de photos et un texte gigantesque, mais surtout me contenter pour l'instant d'en faire l'analyse de quelques points fondamentaux concernant ce fameux "rêve intégral" - ce qui n'est pas un Spoiler, puisque ceci sera très franchement révélé dans la dernière scène du film, comme vous le prouveront les ultimes photos mises à la fin de cet article, de même qu'un certain nombre de scènes en réalité filmées dans des miroirs, tout comme dans Shining, du reste :

    Tout ce que l'on voit dans des miroirs semble réel, mais ne l'est pas forcément... De même que ce qui apparaît sur certains tableaux, comme par exemple celui-ci (magnifique, dû à Christiane Kubrick, la femme du réalisateur) devant lequel passe Tom Cruise lors de l'une des premières scènes du film, durant la gigantesque soirée, et qui semble déjà annoncer à l'avance ce qu'il va découvrir en théorie "réellement" :

    Chose dont j'ai le plus envie de parler : l'aspect formel très étonnant de ce film (dont l'auteur est un "fan" absolu de musique classique), et qui semble une combinaison entre l'ancienne "forme rondo" (ABACADA) et la plus récente "forme rétrograde" (ABCDEFEDCBA)... Le début étant plutôt basé sur cette dernière forme, avec les scènes suivantes :
    A : La grande fête luxueuse
    B : Le couple dans leur appartement
    C : La rencontre de la prostituée
    D : Le concert de Jazz
    E : La boutique de vêtements
    F : La scène centrale du château
    Cette scène étant, comme beaucoup d'entre vous le savent, l'une des plus longues et des plus monstrueuses du film, où même sans miroir, tout le monde apparaît masqué dans ce sublime château (étant en réalité celui d'un Maharajah exilé en Angleterre) :

    Une scène relativement terrifiante (sans même parler de la musique très flippante de György Ligeti) :

    Là encore, lorsque Tom Cruise rentre chez lui (lors d'une scène que je baptiserai B2), le tableau représente mine de rien ce fameux château qu'il ignorait totalement le jour précédent, meilleure preuve qu'il s'agit d'un rêve :

    D'une façon très étrange, il y eut un jour l'interview de Martin Scorsese au sujet de ce film (lun des très rares cinéastes à demeurer à New York plutôt qu'à Hollywood), qui disait avec son habituelle rapidité Sicilienne de langage : "Mais oui, vous connaissez New York, il n'y a aucuns de ces magasins ni de ces bars, cela se voit tout de suite que c'est un rêve, m'enfin" ! Mais il y en a également une autre "hénaurme" preuve... Notamment le fait que quel que soit l'endroit où se trouve Tom Cruise, le sapin est toujours le même, avec la même décoration, ce qui en théorie ne peut jamais réellement se produire (six photos des scènes A, B1, C, D & E) :

    Y compris dans deux scènes extrêmement courtes, la première ayant lieu dans le propre cabinet du docteur, et la seconde dans l'hôpital où il se rend afin de découvrir dans la morgue l'une des femmes qu'il croit connaître (où l'on entend la très étrange et très morbide pièce de Franz Liszt, Nuages Gris, sur ce lien jouée par My, Myself & I) :

    Juste histoire de terminer ma vague analyse de ce film, voici le moment de reparler de la forme globale, à mi chemin entre la forme rondo et la forme rétrograde, de sorte que l'on peut ainsi classifier les scènes : A, B1, C, D, E, F (le château central), puis B2, E, B3, C, H (la morgue), A, B4 & B5... B s'avère ainsi le thème principal du rondo, et il s'agit de celui traité de la façon la plus maniaque possible par le perfectionniste Stanley Kubrick (qui a tout de même passé plus de deux ans à tourner ce film très intimiste, ce qu'un (nul) réalisateur Français aurait fait en deux mois, lol) ! Meilleure preuve en partant tout d'abord de B1, premier plan orange avec le fond de ciel bleu :

    B2, premier plan bleu avec le fond orange :

    B4, premier et dernier plan en bleu :

    B5, premier et dernier plan en orange, avec en prime tout un dialogue qui révèle de façon très claire le thème fondamental du film, dont sans doute il ne s'agit que de la seule et unique scène "réelle" (et certes, d'une assez faible gaîté, il faut bien le dire) :

    Bref, un film totalement hallucinant, en résumé... Non seulement lors de la toute première vision, mais vu de mon côté, plus je le regarde, et plus je le trouve incroyable, énorme et géantissime ! Sans même parler de l'incontournable fétichisme et "mysticisme" des nombres de la part du réalisateur, identique à celui du fameux Johann Sebastian Bach... En l'occurence ici celui du chiffre deux (bien évidemment basé sur le couple) ! De sorte qu'hormis l'alternance de ces deux couleurs bleu & orange dont je viens tout juste de parler, le film s'ouvre "comme par hasard" sur la Valse N°2 de Chostakovitch, et trouve bien sûr son point culminant très flippant avec la Musica Ricercata N°2 de Ligeti, un morceau lui-même très curieusement juste fondé sur deux notes (mi# & fa#), avec soudain l'arrivée inattendue et très brutale d'une troisième et dernière note (sol), qui coïncide à la seconde près avec le point crucial de la pire scène du film, celle du château... Que dire de plus ? Sinon qu'au niveau de l'analyse, ce film est quasiment digne d'une fugue de Johann Sebastian Bach : on peut le revoir 5 fois, 10 fois, 50 fois, et l'on découvrira toujours quelque chose de nouveau, un code illisible la toute première fois, et en résumé une pluie de symboles absolument énorme !

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