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  • lundi, décembre 01, 2014

    LENINGRAD COWBOYS (KAURISMÄKI)

    Leningrad Cowboys Go America, pour être exact... Un film de Aki Kaurismäki, le frère cadet de Mika Kaurismäki, également cinéaste, mais bien moins connu que ce fameux Aki, et pour tout dire, le Finlandais le plus célèbre dans le monde entier,  exception faite de Jean Sibelius, pour ceux qui aiment la musique classique. Serait-ce pour dire que j'adore ce style de films ? Je ne crois pas, en général... Mais j'ai beaucoup aimé celui-ci, qui a beau être très lent et très road movie, qu'il parle malgré tout abondamment de la musique, comme on ne s'aperçoit pas tout de suite dans ce type de plan (le tout premier) :
    Ni non plus dans ce plan suivant, qui ne fait que nous montrer mort un bassiste pas mort du tout :
    Mais se révèle immédiatement dès la troisième scène, particulièrement déjantée, et qui se répétera volontiers durant tout le film :
    L'acteur le plus connu s'appelle Matti Pellonpää, alors certes, il n'est pas bien célèbre à l'étranger, mais restera toute sa vie le mythe de Aki Kaurismäki, notamment dans ce film où il tient le rôle du manager, c'est à dire celui qui s'occupe de près comme de loin de la vie et de la carrière de la dizaine de Leningrad Cowboys :
    Que raconter sur ce film ? Et bien pas grand chose qui puisse en montrer l'argument, vu que celui-ci est très simple, à commencer par l'arrivée aux Etats-Unis, et le premier concert du groupe :
    Guère plus compliqué, l'enterrement, évidemment raté, du bassiste, de même que les expositions au soleil du petit groupe, qui se distingue néammoins par la forme des chaussures et la taille des cheveux :
    C'est d'ailleurs bien pour cela, l'absence des cheveux en question, qu'un solitaire à la poursuite du groupe est vu comme un total paradoxe, qui va juste avoir droit à sa propre justice en donnant un petit coup de main au manager :
    Je ne peux rien dire de plus, hormis peut-être l'apparition d'un cousin bel et bien éduqué aux USA, et qui va enfin donner au groupe sa véritable pensée de chanter rock'n roll, ce qui est la seule chose à bien faire :
    Ceci sera enfin la possibilité de jouer vraiment pour un mariage à Mexico, qui avec la réincarnation du pauvre bassiste, reste la possibilité essentielle du film :
    Possibilité essentielle ? Certes, pour un tout premier regard... Mais le nombre de vannes est tellement élevé que je ne m'en permettrai de citer que quatre, à commencer par celle-ci, fondée sur un portrait bien connu des Etats-Unis :
    Cette autre, basée sur l'apprentissage de l'anglais dans l'avion :
    Encore cette autre, qui suit à peine une petite phrase du manager, disant "sortez la bière !", comme si on n'allait en trouver qu'une ou deux bouteilles :
    Et pour conclure, cette scène dont je crois que je ne me lasserai jamais, la réaction du groupe en prison, qui augmente son intensité musicale et sa diction durant cinq jours, avant d'obtenir enfin la libération :
    Le film se base d'emblée sur cette apparition de maigres commentaires, dont je vous donnais un exemple au tout début :
    Mais qui ne peut pas être meilleur que celui-ci, qui ferme enfin la boucle avec un mystère à peine dévoilé :
    Si je veux être totalement honnête, c'est entre autres ce mystère qui donnera lieu à un remake de ce film, Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse, soit dit en passant beaucoup mois bon que cet original, si je puis me permettre. Quoiqu'il en soit, Aki Kaurismäki reste assez dur à aimer, surtout pour les Français, même si son film l'Homme sans Passé a pu recevoir le Grand Prix et le Prix d'interprétation féminine en 2002, au festival de Cannes. Est-ce un bon prétexte, ou non ?
    Je l'ignore, mais ce film de 1989 reste à mes yeux le meilleur qu'il ait jamais tourné, et je le recommande du coup à tout le monde. Si l'on aime la musique (écoutez déjà celle-ci, proche du début, ou celle-là), la voiture, et un petit groupe, rien à faire de mieux !

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    9 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    I really appreciate this post. I?

    lundi, 22 octobre, 2012  
    Anonymous Anonyme said...

    Vraiment trop top cet article : drôle, avec des coiffures géantes, des manteaux idem, des godasses n'en parlons pas ! Vraiment ça donne envie. Merci aussi pour les deux extraits musicaux, même si, comme de bien entendu, je préfère celle-ci à celle-là (origines maternelles obligent).
    Sabichan

    mercredi, 24 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Je comprends pas bien la fin de ce Comment, mais peu importe... Au moins, j'en capte bien le début, qui est fort respectueux !

    jeudi, 25 octobre, 2012  
    Anonymous Anonyme said...

    Relis ton article : c'est toi qui écris "celle-ci" et "celle-là" en parlant des extraits musicaux que tu nous offres à écouter sur You Tube ! M'enfin...
    Sabichan

    jeudi, 25 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Mais oui, c'est vrai... Honte sur moi !

    jeudi, 25 octobre, 2012  
    Anonymous Anonyme said...

    Sans être particulièrement connaisseuse et sans avoir vu ce film (mmm ça fait beaucoup !), je pressens un peu le même genre de délire que dans les films de Gatlif... T'en dis quoi ?
    Bises
    Cha

    vendredi, 26 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Je n'en dis pas grand chose, car je crois que je ne connais pas bien Tony Gatlif... Mais j'ai vaguement lu sur Wikipédia, et de fait, ceci me semble très proche : "Pour Tony Gatlif, la musique est « le ciment qui rattache les humains ». Il considère la musique comme « cette liberté qui [lui] donne le souffle de faire [ses] films, le souffle d'aller à la rencontre des autres dans le monde ». Il n'y a aucun doute que celle-ci est un des éléments essentiels, créateur même de situation dans ses films. Il compose lui-même, parfois en collaboration avec d'autres artistes, les musiques de Latcho Drom, Gadjo Dilo, Vengo, Swing, Transylvania…".

    vendredi, 26 octobre, 2012  
    Anonymous Anonyme said...

    Salut Vincent, Non je ne suis pas mort mais je n'aime pas regarder tout en vitesse pour te répondre. Bon Alors le premier buena vista, je l'ai à la maison mais je ne l'ai pas encore vu. Ça va viendre et , en tous cas, je suis sûr que cela va me plaire.
    Le second, je n'en avais jamais entendu parler mais ça semble très tentant. Si l'on rajoute Black Swan,
    J'ai de quoi faire.
    À bientôt.
    Fred lelaà442

    samedi, 03 novembre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Mais non, je ne te pense pas mort... Effectivement, tu as de quoi faire !

    samedi, 03 novembre, 2012  

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