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  • jeudi, octobre 12, 2006

    L.A.H (MC TIERNAN)

    Ou encore : LAST ACTION HERO ("l'Ultime Héros d'Action", mais en entier, ça ne tenait pas dans le titre...) de John Mc Tiernan (1993), auteur de nombreux Blockbusters parfaitement hollywoodiens tels que Predator ou Piège de Cristal (I & III), comme quoi, contrairement au proverbe, il arrive qu'on puisse à la fois manger et cracher dans la soupe, si l'on peut dire.
    L'histoire : un petit garçon, "fan" de films d'actions (Danny Maddigan), grâce à un ticket "magique" directement hérité d'Houdini par son ami projectionniste, va se trouver subitement projeté à l'intérieur du film de son héros favori Jack Slater (Arnold Schwarzenegger), qui lui vit bien sûr sa vie de Jack Slater sans se douter un instant qu'il est un héros de fiction.
    Avec, bien sûr, un nombre de malentendus et de quiproquos désopilants ("Mais regarde toutes ces filles canons, tu vois bien qu'on n'est pas dans la vraie vie, Jack ?" "Danny, la Californie, c'est ça !"), sans parler de tous les clichés du genre, épinglés tout au long de cette première partie avec une ironie cinglante ("Putain, le Hard-Rock, les calembours débiles... Mais ça y est, je suis dans le film !!!"), jusqu'au "gimmick" du héros, tel un nouveau "I'll be back", qu'il clame sans vergogne jusqu'à ce que le gamin le sorte en même temps que lui :
    "Mais comment tu savais que j'allais dire ça ?" "Mais c'est évident ! Dans tous tes films, tu dis cette phrase !". Là où ça commence à aller plus loin, c'est quand le héros, qui ne se connaît, lui, que sous son nom de Jack Slater, essaye de prononcer l'imprononçable nom de son double réel (Arnold Beckenbauer, dans la V.F) :
    Et comme ultime pied-de-nez, Arnold - le vrai, cette fois - tournant en dérision tous ses précédents films, tels que Predator ou Terminator :
    Pire encore, se jouant lui-même en icône presque ridicule lors d'une soirée de gala :
    ...se faisant même remonter les bretelles tel un vrai "plouc" par sa femme, qui veut à tout prix l'empêcher de placer un mot sur ses "Planet Hollywood", à hurler :
    J'adore ce film. Je l'ai vu un nombre incalculable de fois, et il me fait toujours autant rire - phénomène plutôt rare avec les comédies, vous en conviendrez. Tant dans sa première partie (celle où le gamin se retrouve "dans le film") que dans sa seconde, où Jack Slater, traversant le miroir dans l'autre sens, se trouve parachuté en tant que personnage de fiction, dans la "vraie" vie de New York, une vie où curieusement, les balles ne font pas exploser les voitures, et dans laquelle ouvrir une vitre à mains nues s'avère atrocement douloureux. En outre, ce film est un vrai régal pour les cinéphiles, qui se délecteront à relever les innombrables détournements ou citations, à commencer par de petites piques aux fameux "concurrents" potentiels, Van Damme tout d'abord :
    ...et bien sûr l'incournable Sly, que le petit Danny Madigan est tout étonné de retrouver en lieu et place de "Schwarzy" sur l'affiche mythique du T2 :
    Nous passons bien sûr ensuite aux grands classiques d'Hollywood, qu'il s'agisse de Sharon Stone dans sa tenue de Basic Instinct (Paul Verhoeven) :
    ...de Robert Patrick en parfaite incarnation du T2 (Terminator 2, James Cameron) :
    ...ou encore du petit Danny Madigan en train, bien malgré lui ("Meeeerde, c'est moi le comique du film !"), de se la jouer E.T (Steven Spielberg) :
    Mais le film ne s'arrête pas là, bien sûr, brassant toute l'histoire du cinéma jusqu'à convoquer Tex Avery et ses "cartoons" :
    ...le personnage de la mort dans le Septième Sceau d'Ingmar Bergman (1956) :
    ...le mythique Hamlet de (et avec) Laurence Oliver (1948), au gré d'une très savoureuse réinterprétation :



    ...ainsi que le cultissime Une Nuit à l'Opéra des Marx Brothers (1935), avec la fameuse et délirante descente sur le rideau :
    Une chose est claire : ça ne fait rire ni les kids, ni les Américains, en grande majorité trop incultes pour apprécier tout le "sel" de ces citations, qui supposent malgré tout une culture cinématographique assez vaste et quasi encyclopédique, finalement...
    Phénomène tout à fait atypique et rarissime : ce film, qui comme presque tous les "Schwarzy", a fait un carton au Box Office en Europe, s'est révélé aux U.S.A un "flop" monumental. On ne plaisante pas avec le statut de "star", là-bas, dirait-on ; alors, Schwarzy ironisant lui-même sur tous ses films précédents, puis sur lui-même et ses cotés "vulgaires", comme le dirait sa femme, c'était trop, probablement, pour le public d'outre-Atlantique...
    En attendant, nous, on se régale !

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