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  • dimanche, avril 08, 2007

    TERMINATOR (CAMERON)

    Suite à la publication d’un article récent au sujet de Terminator II, vous vous doutiez bien que je n’allais pas laisser passer l’occasion de commenter dans la foulée le tout premier Terminator (1984, grand prix du festival d’Avoriaz), le "prototype", second film seulement de James Cameron (après des débuts assez calamiteux avec le très Cormanien Piranhas II), film qui le propulsera instantanément dans la cour des grands maîtres du cinéma fantastique et d’action, de pair avec notre cher gouverneur de Californie, dont ce fut le second grand succès planétaire (à la suite de Conan le Barbare) :

    (Oui, je sais, des gros nibards comme ça, ça fait un peu "chochotte", je vous le concède, mais n'oublions pas qu'il s'agit malgré tout d'un tueur redoutable, lol !) :

    Pour mémoire (juste pour mémoire, alors, parce que depuis le temps, hein…), le terminator incarne un robot venu d’un futur dominé par les machines, renvoyé dans le présent aux seules fins d’éliminer Sarah Connor, la future mère du héros de la résistance humaine.

    Comme on le voit, cela semble a priori assez mince pour faire un bon film (après tout, l’argument d’Alien tient lui aussi en deux lignes), mais ça fonctionne, en grande partie grâce au sens du rythme du réalisateur et de sa maîtrise des effets spéciaux (signés Stan Winston, tout de même), à l’époque sans le moindre apport numérique, bien évidemment :

    Après avoir joué un barbare, Schwarzy est absolument parfait dans le rôle du robot froid et impersonnel, puisqu’il n’utilise dans ce film que 17 phrases (XD !) et trois expressions principales :
    1) Regarder à gauche (méchamment)
    2) Regarder en face (avec méchanceté)
    3) Regarder à droite (l’air pas sympa) :

    L’excellent Lance Henriksen, le futur robot de Aliens et de Alien III, avait pourtant été pressenti à l’origine pour jouer le terminator, mais n’occupe finalement qu’un petit rôle d’inspecteur de police (il se rattrapera par la suite avec la cultissime série Millenium) :

    L’autre grand rôle, celui de l’humain envoyé du futur pour protéger Sarah Connor (Linda Hamilton), est tenu par Michael Biehn, bon acteur également présent dans Aliens et Abyss, mais dont on n’a hélas plus beaucoup entendu parler par la suite :

    Petit détail juste en passant, le plan suivant (crucial, au demeurant), qui fera sans doute sourire avec un poil de nostalgie tous ceux de ma génération, qui ont connu comme moi ces répondeurs à double cassette, quasiment de la taille d’un magnétoscope, XD :

    Mais bien sûr, comme presque toujours avec Cameron, les vrais temps forts du film résident dans les (très) spectaculaires scènes d’action, qu’il s’agisse du carnage monstrueux dans le commissariat :

    Ou encore du final épique, où le terminator, débarrassé de son enveloppe charnelle, tente un dernier "baroud" d’honneur, avant de finir écrasé sous une presse hydraulique (pauvre bête !) :

    À noter que toute cette séquence, vu son côté très légèrement saccadé par moments, a probablement été tournée en animation image par image, un exploit étant donnée la durée de la scène (qui n’est d’ailleurs pas sans évoquer une autre animation classique, celle des squelettes dans Jason et les Argonautes).
    Hélas ! La main du terminator, ainsi qu’une partie de sa puce principale, n’ont pas été complètement détruites… De quoi donner lieu à une excellente "Sequel", à mon avis la meilleure de la série, Terminator II (Judgement Day), dont vous pourrez lire la critique dans le Post suivant.

    P.S : Point de vue de musicien : ces deux films sont en outre la parfaite illustration d’une théorie que j’ai depuis longtemps développée au sujet du cinéma américain, selon laquelle la répartition rythmique des différentes plages du film se calque exactement sur celle de la sonate ou de la symphonie classique. Un premier mouvement Allegro assez rapide, d’environ trente à quarante minutes, durant lequel on expose les thèmes (personnages) principaux ; un second mouvement Adagio d’une vingtaine de minutes, où l’action marque un temps d’arrêt pour laisser place à un épisode plus romantique, ou encore à un développement psychologique mieux approfondi des caractères ; enfin, un ultime mouvement Allegro Molto (de nouveau de trente à quarante minutes), où l’action reprend de plus belle pour finir en apothéose ou en cataclysme, c’est selon. Regardez attentivement la plupart des films américains selon cette optique, et vous vous apercevrez que ce principe y apparaît respecté dans plus de 90% des cas, probablement parce qu’il correspond à des rythmes humains naturels, suffisamment en tout cas pour s’être imposés d’eux-mêmes à des générations de musiciens et de compositeurs. Et de même qu’il existe en musique quelques très rares œuvres qui contredisent – avec bonheur – ces principes (l’Inachevée de Schubert, la Troisième et la Neuvième de Mahler, qui terminent toutes par un monumental Adagio), il existe aussi, mais tout aussi rarement, l’équivalent dans le domaine du cinéma : Le Fugitif (Davis), Apocalypse Now (Coppola), et bien sûr le mythique 2001 de Kubrick.

    À méditer…

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    2 Comments:

    Anonymous 2DSP said...

    Pour moi ca restera le meilleur de la trilogie ! bien que le deuxième soit très bien et que j'ai adoré la fin du 3ème. Et puis la scène de la boite de nuit est à tomber ;)
    Il y a également la série "les Chroniques de Sarah Connor" qui passe actuellement aux US. A découvrir...

    8:58 AM  
    Blogger Vincenttheone said...

    Et bien, merci pour l'info, je ne savais pas... On verra tout ça quand ça arrivera chez nous !

    4:48 PM  

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