L'INDEX DE TOUS LES FILMS COMMENTÉS :
  • C'EST ICI !!!
  • C'EST LÀ !!!
  • C'EST ICI & LÀ !!!

  • lundi, juillet 28, 2008

    PARANOID PARK (VAN SANT)

    Vive Internet !
    Non. Je dis juste ça parce que sans Internet, je n'aurais jamais rencontré IRL la fameuse
    Ccil, que certes je ne fréquente pas aussi souvent que je le voudrais (pour cause d'éloignement géographique), mais qui, en tout cas, à chaque fois que l'on se voit à la maison pour une bonne soirée ciné, me fait toujours découvrir de superbes films très originaux, qu'il s'agisse de Hard Candy de David Slade, de Juno de Jason Reitman (avec la même fabuleuse Ellen Page), de Calvaire de Fabrice Du Weltz, ou encore, comme aujourd'hui, du très étonnant :

    Du fameux Gus Van Sant (adapté du roman éponyme de Blake Nelson), déjà primé à Cannes pour Elephant, avec lequel ce film offre plus d'un point commun, dans son incessante exploration de cet âge magique - et en même temps terrible - que peut représenter l'adolescence. L'âge de l'indépendance, l'âge de toutes les découvertes, l'âge aussi, parfois, de toutes les conneries (oui, oui, oui, j'ai bien donné, moi aussi, dans la série, je me demande même comment il se fait que je sois encore vivant, mais bon, lol !), un âge que nous avons tous connu et auquel rien ne nous a jamais préparé (et surtout pas les parents, en général !), ce en quoi le simple lieu de "Paranoid Park" est déjà, à lui tout seul, une métaphore :

    Un "Park" certes un tout petit peu craignos, bâti de toutes pièces et plus ou moins habité par un tas de squatteurs, mais dans leur genre, tous des virtuoses, magnifiquement filmés par le Monsieur en question :

    Extrêmement bien vu, également, tout comme dans Elephant, à quel point il peut être à cet âge rassurant et sécurisant de se sentir appartenir à une sorte de "tribu" :

    Ne serait-ce que pour échapper à ces couloirs d'un ennui mortel (également les mêmes que dans Elephant), qui vous donneraient presque envie de vous tirer une balle dans le crâne, tellement cela semble une sorte de préfiguration de la vie de bureau sinistre qui attend par la suite 80 % des gens (arghhh, j'ai connu ça moi aussi... Heureusement, pas plus de deux ans, après quoi je me suis fait éjecter en beauté du bahut, je n'ai même pas mon BAC, pour tout dire, figurez-vous, lol !) :

    Autre subtilité fort bien cernée par Gus Van Sant (un "adulescent", sans doute, comme on le dit maintenant) : c'est à quel point l'on peut avoir du mal, à cet âge, à concilier la fréquentation des filles avec celle de ses meilleurs potes, autrement dit, la pure amitié avec les premiers émois sexuels, sans jamais pouvoir parvenir à harmoniser les deux (je rassure quand même tout de suite les plus jeunes qui me lisent, ça se calme vachement - heureusement - par la suite !) :

    On s'amuse comme on le peut, n'est-ce pas ?

    En théorie, je n'aurais pas osé en dire plus, sous peine de faire un gros Spoiler, mais étant donné que tout est quasiment dit dans la bande annonce que vous pourrez trouver à la fin de cet article, ma foi, je n'ai pas eu trop de scrupules à citer ce qui représente le drame "fondateur" de ce film :

    Je ne vous en dis pas plus, bien sûr - sous peine de tout dévoiler et, du coup, de tout gâcher ! Mais par contre, plusieurs choses méritent vraiment d'être admirées sur le pur plan de la réalisation (curieusement en 4/3, alors qu'il devient désormais plutôt difficile de s'acheter une TV autre que 16/9), notamment, d'une part, l'immense "amour" très visible que Gus Van Sant semble porter à ses acteurs, et particulièrement au principal d'entre eux, Alex (magistral Gabriel Nevins, recruté grâce à un casting Internet, comme quoi... ça sert bien, finalement, ce petit média !) :

    D'autre part, la façon très étonnante dont il a filmé ces très belles scènes de "pipe" (d'après ce que j'ai compris, avec une simple caméra super-8, mais tenue depuis un skate, ce qui explique la définition), en outre accompagnées d'une bande son très inattendue, allant de la musique "planante" au Country en passant (mais oui !) par la Neuvième de Beethoven, enfin bref, absolument pas ce que l'on s'attend à entendre dans ce genre de contexte :

    Sans parler de la scène que tout le monde trouve la plus "bluffante" du film, celle où Jennifer (la copine d'Alex) lui reproche de ne plus coucher avec elle, tandis que l'on ne voit pas ses lèvres bouger, et que l'on n'entend pas le moindre son :

    Certes, certes, certes... C'est brillant ! Mais ce le serait encore plus si Gus Van Sant avait été l'instigateur de la chose. Ce qui n'est pas le cas (arghhh, tout de même, il y a des avantages au fait de vieillir, très peu, sans doute, mais disons un tout petit peu, du moins), c'est que David Cronenberg avait déjà été le premier à utiliser cet étrange procédé en 1992 dans le très méconnu (à tort) Le Festin Nu, adapté de William S. Burroughs, où l'on pouvait à un moment entendre Ian Holm prononcer (en V.O) des paroles totalement indépendantes du mouvement de ses lèvres. Et pour en finir avec la sénescence, un truc que sûrement pas mal de "djeuns" n'auront malheureusement pas dû capter dans cette scène, c'est qu'en ce moment précis où Jennifer se lamente sur les trous de mémoire de son copain Alex, Gus Van Sant s'est fait un malin plaisir d'utiliser, comme par hasard, la musique de Nino Rota du sublime film Amarcord de Fellini (ce qui, en dialecte napolitain, signifie précisément : "Je me souviens")...

    Je me souviens que, moi aussi, j'ai été un ado, au moins une fois dans ma vie (comme tout le monde, sauf qu'il y a des gens qui ont la mémoire courte, hélas)... Malheureusement, ça n'arrive qu'une seule fois dans une seule vie, et donc, c'est précieux, très précieux ! Adoncques, si vous me lisez et que vous avez moins de vingt ans : amusez-vous, profitez-en, créez, imaginez, tentez tout ce que vous avez envie de tenter, et aussi - bien sûr - baisez comme des malades, lol !!!

    Allez, pour finir, la bande annonce officielle (qui, vous allez le voir, en dévoile beaucoup plus que je n'ai pu le faire, comme quoi...) :

    Pour les vrais amateurs, une très bonne analyse de ce film atypique est également à voir ici, sur le Blog de Shangols, excellent site de cinéma au demeurant, mais que vous ne trouverez pas dans mes liens pour cause de "No Backlink" (et oui, sur Internet comme au téléphone ou par courrier - mais si, souvenez-vous, l'époque où l'on abattait encore de vrais arbres pour envoyer des trucs en papier aux gens ! - j'apprécie assez la plus élémentaire politesse, quel que soit le média) !

    M'enfin bon, en guise de conclusion : restez ADOS, le plus longtemps possible !

    Croyez-moi sur parole (encore que je n'aie pas trop à me plaindre du cours de ma vie, jusqu'à maintenant) : après, ÇA CRAINT DE TROP DE LA MORT DE SA RACE, QUOI !!!

    Et petit P.S pour la route : à la demande générale (pour tout dire, ça commençait à me gaver moi-même, vu que ça parasitait grandement la lecture des bandes annonces), j'ai finalement désactivé le lancement automatique du Podcast du moment... Mais bon. Chacun étant libre de ses choix, rien ne vous empêche non plus de cliquer sur la touche "Start". C'est en option, désormais !

    Libellés : , ,

    11 Comments:

    Anonymous Rémy said...

    Je l'avais raté au cinéma ce film, je sais plus pour quelle raison d'ailleurs (Sûrement pour une fille, d'ailleurs, lol !) et donc je vais me le louer vite fait à la Médiathèque (Autrement dit Mon Eglise à moi) et donc, cela va de soit, le visionner. :D
    Et oui, c'est génial d'être ado, j'en suis très fier d'ailleurs, j'ai travaillé dur pour y arriver, et donné la définition de l'ado par l'ado serait sûrement (pour moi en tout cas) trop longue pour la dire en commentaire, je me contenterai donc du fameux " Sex, drugs and rock'n'roll ". ( Je suis près à sacrifier un peu de drugs pour un peu d'Art, parce qu'il en faut, je cite " créez, imaginez... "
    A vous les studios...

    jeudi, 31 juillet, 2008  
    Anonymous Rémy said...

    Et EN CONCLUSION, après visionnage de la BA, ça donne envie, à fond. Merci Ccil pour Vincent, et merci Vincent pour moi. =D

    jeudi, 31 juillet, 2008  
    Anonymous ccil said...

    de nada rémy
    bueno vincent, tu n'as pas oublié de parler de la BO

    jeudi, 31 juillet, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    >Rémy : Haha, je savais que ça te plairait, ça... Mais il faut aussi que tu voies Elephant, si ce n'est pas déjà fait... Sauf que là, c'est nettement plus méchant, vu que les dégâts n'arrivent ABSOLUMENT pas par hasard, quoi...
    >Ccil : Mais oui, souviens-toi, je suis un peu musicien sur les bords, lol ! Donc dès que je "vois" un film, mes oreilles sont au moins mobilisées à hauteur de 50% (surtout quand les alliages sont aussi inhabituels que dans celui-ci) ! Enfin bref, au risque de me répéter, je suis très content d'avoir une amie telle que toi : non seulement super douée niveau dessin et photo, très sympa (ce qui ne gâte rien), mais qui en plus a très bon goût en matière de cinéma (ce qui est loin d'être le cas de tout le monde)...
    Et petit P.S pour la route : Rémy, c'est mon neveu (qui doit, en gros, avoir l'âge d'Alex, à peu de choses près) !

    jeudi, 31 juillet, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Tiens, au fait, Rémy, tant que j'y suis, il y a tout de même un mot de trop dans "Sex, Drugs & Rock'n Roll", non ?
    Bon, c'est beaucoup moins "glamour", désormais, certes...
    Mais à ma propre époque d'ado (disons dans les années 80), je ne te raconte même pas - rétrospectivement - la chance que j'ai eue de passer au travers, quoi (à part un peu de Shit, comme tout le monde, bien sûr, surtout que ça ne fait pas bien mal) !
    Vu que dans mon bahut, il y avait quand même pas mal de mecs qui carburaient à l'héro ou au LSD, quoi... Et je ne les ai pas vu bien finir, pour faire court !
    Donc, bon conseil d'oncle : reste loin de tout ça tant que tu le peux (d'autant que le Rock'n Roll, et surtout le Sexe, c'est quand même vachement mieux, en résumé, et en plus : c'est très bon pour la santé, lol) !!!

    samedi, 02 août, 2008  
    Anonymous Rémy said...

    J'y compte bien ! Par contre dire que le sexe c'est mieux que le rock'n'roll, ça reste à prouver !
    " Baiser sur Watergun, ça déchire ! " Dirons nos fans...
    Bref, en tout, on va donc reformuler en " Sex, Art & Rock'n'rooooooll ! "
    Et si on mélange les trois ça devraient donner un bon truc.

    dimanche, 03 août, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    C'est là où te plantes complètement, mon cher neveu : c'est que le sexe, ben, en résumé, y a rien de mieux (même pas le Rock'N Roll) !

    dimanche, 03 août, 2008  
    Anonymous Rémy said...

    Snif !

    Après le concert de Kill The Young, on était tous affolés et je sors " Putaaain, c'est mieux que la baaise ! " et mon pote me sors " Haaa non quand même pas ! "

    Bande de cons va !

    Boon d'accord j'avoue, vous avez gagner --'

    dimanche, 03 août, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Mieux que la baise, ça existe, ça ???
    Non, arrête de déconner, quand même...
    Bien sûr qu'on a gagné (ça ne se discute même pas, quoi) !

    lundi, 04 août, 2008  
    Blogger Valérie said...

    Nino ROTA, et pas Nino RiITA, m'enfin !!!

    jeudi, 07 août, 2008  
    Blogger Vincenttheone said...

    Ha, ha, la honte, pour un musicien (en plus) ! Ça y est, j'ai corrigé... Mais c'est bien connu que c'est toujours les plus grosses coquilles qui passent comme une lettre à la poste, lol !

    jeudi, 07 août, 2008  

    Enregistrer un commentaire

    Links to this post:

    Créer un lien

    << Home