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  • lundi, février 10, 2025

    BLUE VELVET (DAVID LYNCH)

    Une œuvre de 1986, située près de dix ans après le totalement déjanté Eraserhead (1977), à la suite du bien plus raisonnable Elephant Man (1980), et enfin avec l'expérimental Dune (1984). Contrairement à ce dernier, qui fut tellement dénié que même David Lynch faillit sortir du projet, Blue Velvet devint avec le temps l'un des plus respecté film noir de l'époque, allant même jusqu'à parvenir à la seconde place de l'Oscar du meilleur réalisateur en 1987.

    Joué par Kyle MacLachlan (pratiquement à ses débuts après Dune), l'acteur principal interprète ici le rôle de Jeffrey Beaumont, un jeune étudiant rentrant chez lui à Lumberton, et apprenant le grave accident dont a souffert son père :

    Il trouve par hasard une oreille, et s'empresse d'aller voir l'inspecteur de police John Williams (George Dickerson), afin de vérifier sa provenance... Et c'est là que nous voyons la synopsis de cette oreille, qui va de plus en plus basculer vers ce que nous ne savons pas encore :
    Comme par coïncidence, il retrouve sa fille Sandy (Laura Dern, une actrice fétiche de David Lynch), dont la chambre se trouve juste au-dessus du bureau de John Williams... Elle lui explique que l'oreille a peut-être un lien avec la chanteuse Dorothy Vallens (Isabella Rossellini), et lui donne son adresse sans hésiter :
    Sans se décourager le moins du monde, Jeffrey s'y rend en tant que désinsectiseur, et va se servir de ce prétexte pour en savoir un petit peu plus... Mais il voit au dernier moment apparaître "l'homme en jaune" (Fred Pickler), suffisamment mystérieux  pour l'inciter à ne pas rester plus longtemps en place :
    A la suite de cette opération ratée, Jeffrey et Sandy vont dans la boîte de nuit où Dorothy Vallens chante de façon extrêmement sensuelle - en particulier le fameux morceau Blue Velvet de Bernie Wayne, repris cette fois-ci par Bobby Vinton :
    Peu de temps après, Jeffrey se rend dans l'appartement de Dorothy Vallens, qu'il entend tout d'abord téléphoner plutôt angoissée à son mari Don... Juste avant qu'elle ne s'aperçoive de sa présence, et qu'elle le maintienne à terre à l'aide d'un couteau :
    Soudain débarque un homme très bizarre et violent, Frank Booth (Dennis Hopper), un gangster psychopathe baron de la drogue - qui joue différents rôles dans leur couple, allant du père au bébé :
    Après toute ceci, Jeffrey fait part à Sandy de ces étranges sensations sur le couple, qui lui laisse supposer que Frank Booth a enlevé le mari et l'enfant de la chanteuse, pour pouvoir mieux la forcer à de l'esclavage sexuel... Ce qui laisse Sandy sans voix :
    Une nouvelle fois, Jeffrey retourne une nouvelle fois dans la boîte de nuit, et y voit simultanément Dorothy Vallens et Frank Booth, en train de s'observer comme si de rien n'était :
    Jeffrey se glisse une fois de plus dans l'appartement de Dorothy Vallens, où celle-ci est d'un seul coup beaucoup plus détendue, ne serait-ce que par l'absence de Frank Booth... Elle tente même de l'attirer vers le masochisme, qui fait partie d'elle-même, puisqu'elle lui demande de le frapper sans relâche :
    Hélas, cela tourne assez mal, un soir où Frank Booth débarque comme par hasard, et décide avec tous ses amis d'enlever Jeffrey, n'hésitant pas à parler vulgairement, comme il en a l'habitude :
    Pour le conduire dans une maison très spéciale, où il retrouve - en dehors des nombreuses prostituées - son ami Ben (Dean Stockwell), associé criminel qui retient dans une petite pièce le mari et le fils de Dorothy Vallens, Don et Donnie :
    Et celui-ci va se faire un vaste plaisir de lui chanter quelque chose d'un peu maniéré, avec sa grande élégance naturelle :
    Peu après, Frank Booth décide d'emmener tout le monde en voiture jusqu'à une scierie, où il tente d'abuser encore une fois sexuellement de Dorothy Vallens... Cette fois-ci, c'est trop pour Jeffrey, qui décide de lui donner un coup à la tête. Mais c'est mal estimer Frank Booth, qui s'enduit le visage de rouge à lèvres, puis bat sauvagement Jeffrey, avant de le laisser comme mort face à l'usine :
    Alors qu'il est enfin rentré chez lui, et a finalement retrouvé Sandy, ils sont de nouveau pourchassé par une voiture, qu'ils croient avant tout (exactement comme nous) être de celle de Frank Booth. Mais en fait, il s'agit seulement de l'ancien petit ami de Sandy, Mike Shaw (Ken Stovitz)... Celui-ci est au départ très menaçant, mais il se calme subitement lorsqu'il découvre Dorothy Vallens dehors complètement nue, et fait même ses excuses à Jeffrey :
    Jeffrey retourne, cette fois seul, à l'appartement de Dorothy Vallens, mais il y découvre deux corps, ceux de son mari Dan, et celui mystérieux de "l'homme en jaune" :
    Dès qu'il perçoit la présence de Frank Booth, il téléphone à John Williams, quelque peu paniqué :
    Mais l'inspecteur ne pourra pas intervenir à bon moment, ce qui laisse à Jeffrey une unique solution... Tirer avec la seule balle qu'il possède dans la tête de Frank Booth, avec une rapidité hallucinante :
    Enfin retournée à l'option initiale - de même qu'à la phrase similaire -, Sandy revient à l'amour qu'elle portait à Jeffrey, et lui pardonne ses errances vis-à-vis de Dorothy Vallens, en compagnie de sa tante Barbara (Frances Bay) :
    Et de la même façon, Dorothy Vallens se montre une nouvelle fois heureuse avec son fils Donnie, totalement délivrée de l'engouement qu'elle avait auparavant pour Jeffrey... S'offre alors subitement un délicieux rouge-gorge, qui se montre gentil avec tout le monde, Sandy, Jeffrey, et son père bien rétabli :
    Après Dune, qui rendait David Lynch tellement abattu que n'importe quel projet l'aurait remonté, Blue Velvet ne pouvait pas mieux tomber. Et cela lui fut inspiré tout d'abord par l'histoire de l'oreille, "qui est accrochée à la tête, et débouche directement sur l'esprit... Donc, ça m'a semblé parfait".
    Ensuite, c'est la chanson Blue Velvet, interprétée par Bobby Vinton, qui s'est totalement imposée, tant elle était typique de son ambiance et de son époque - et sa grandiose interprète, Isabella Rossellini.
    Inutile de vous dire que les scores furent assez bas au box-office original, mas cela a bien changé de nos jours, où le film dispose de 95% sur Rotten Tomatoes, et de 76% sur Metacritic. Tous récolterons en 1987, où David Lynch remportera l'Oscar du meilleur réalisateur, Dennis Hopper le Golden Globe du meilleur second rôle, et Isabella Rossellini l'Independent Spirit Award.
    Pas mal, non ? Vous pouvez si vous le souhaitez me laisser un commentaire, cela me fera - comme toujours - très plaisir !

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    samedi, juillet 16, 2022

    PULP FICTION (QUENTIN TARANTINO)

    Datant de 1994, l'un des plus gros succès de Quentin Tarantino, qui obtint non seulement la Palme d'or du Festival de Cannes, mais qui remporta également bien d'autres prix, sans même parler de la multiplication par 26 de son budget initial de 8 millions de dollars !

    C'est en tous cas un film fort original, sa trame consistant en trois histoires distinctes (celles de John Travolta, Bruce Willis, et Samuel L. Jackson), qui non seulement se recoupent, mais en outre ne sont pas présentées de façon chronologique du tout. La meilleure preuve en est au tout début du film (qui dans la vie réelle se situe assez loin du départ), où Yolanda (Amanda Plummer) et Ringo (Tim Roth) sont sur le point de cambrioler un simple café :

    Et aussitôt, on passe tout de suite à une autre scène mythique - la seule à être à la bonne place -, où l'on découvre les deux truands Vincent Vega (John Travolta) et Jules Winnfield (Samuel L. Jackson), le premier venant tout juste de rentrer d'Amsterdam, où il a passé près de six ans :
    Ils vont récupérer une précieuse mallette chez trois ou quatre jeunes, légèrement perturbés par cette soudaine visite... Et là, je préfère vous laisser l'un des mes plans favoris du film (ce que je ferai de nombreuses fois), celui de Jules Winnfield en train de goûter la nourriture de l'un d'entre eux :
    Quoi qu'il en soit, Vincent Vega finit par mettre la main sur la valise - et bien évidemment, ceci est une citation du film plus ancien Kiss Me Deadly de Robert Aldrich (1955), où le même danger apparait tout à la fin :
    Désormais, donc, plus aucune raison de laisser en vie ces trois ou quatre gamins, ce que va se charger de faire Jules Winnfield, au nom d'un fameux passage de la Bible, Ezekiel 25:17... Attention, c'est le seul passage où la chronologie du film correspond en tous points à la réalité, ce qui ne va pas tarder à s'inverser :
    Vincent Vega and Marsellus Wallace's Wife Pourquoi ce titre (figurant sur l'une des trois plaques affichées) ? Tout simplement parce que l'ordre du film et celui de l'intrigue sont très différents (notamment au niveau du temps), de la façon suivante (d'abord le film, puis l'ordre réel de l'intrigue) :
    1) Le petit déjeuner 1) Prélude de The Gold Watch (avec le capitaine Koons)
    2) Vincent Vega et Jules Winnfield 2) Vincent Vega et Jules Winnfield
    3) Vincent Vega and Marsellus Wallace's Wife 3) The Bonnie Situation
    4) The Gold Watch 4) Le petit déjeuner
    5) The Bonnie Situation 5) Vincent Vega and Marsellus Wallace's Wife
    6) Le petit déjeuner 6) The Gold Watch
    En plus, la troisième partie ne commence pas exactement ainsi, puisqu'avant les mésaventures de Vincent Vega, l'on voit tout d'abord Butch Coolidge (Bruce Willis) en train de discuter avec le grand patron Marsellus Wallace (Ving Rhames), au sujet de sa défaite supposée :
    Mais heureusement, ça ne dure pas... Et l'on retrouve très vite Vincent Vega tout d'abord en train de se rendre chez Lance (Eric Stoltz), afin de s'offrir un ou deux trucs puissants, qu'il ne va pas tarder à s'injecter lui-même (encore un magnifique gros plan) :
    Puis très peu de temps après, il se retrouve comme prévu au service de Marsellus Wallace's Wife, une nommée Mia Wallace (Uma Thurman), qui s'amuse bien en l'attendant pour partir au restaurant :
    Où ça ? Bien sûr, au JackRabbit Slim's, que tout le monde connait - sauf Vincent Vega - grâce à ses plats et ses serveurs, pour la plupart déguisés en personnage connu d'un film célèbre :
    Meilleur exemple avec la fausse Marylin Monroe, qui nous refait le même plan spectaculaire de Sept Ans de réflexion (Billy Wilder, 1955) :
    Résultat qui met quelque peu mal à l'aise Vincent Vega : Mia Wallace veut absolument danser en couple... Et non seulement ça, mais aussi gagner le premier prix :
    Ce qui va bien sûr donner lieu à cette scène mythique, que tous les amateurs de Pulp Fiction connaissent forcément par cœur, tellement cette danse est à la fois très belle et totalement déjantée :
    Il faut dire que Mia Wallace s'est quelque peu fait aider pour ça... Et malheureusement pour elle, l'effet de la drogue semble bien plus puissant qu'il ne le fut chez Vincent Vega :
    Une seule possibilité pour Vincent Vega : l'emmener au plus vite chez Lance, afin de procéder à un traitement plus ou moins médical... Ce qui, heureusement, va finalement bien se passer pour elle, à la grande surprise générale :
    Il reste à Vincent Vega une seule chose à faire : raccompagner doucement Mia Wallace chez elle, se tirer avant d'avoir envie d'elle, et se remettre à ses activités normales... C'est ensuite le moment où nous entrons dans la quatrième phase du film, tout d'abord présentée par le Capitaine Koons (Christopher Walken), qui va exposer au tout jeune Butch Coolidge l'histoire assez longue et complexe de cette montre en or, très importante pour lui :
    The Gold Watch (figurant sur la seconde plaque dont est pourvu ce film) occupe une place très importante, non seulement parce qu'elle nous met en scène pour un bon bout de temps Bruce Willis, mais aussi car il s'agit en réalité du dernier épisode de la pure réalité - ce que vous allez forcément comprendre par la suite :
    Toujours est-il que Butch Coolidge ne s'est pas du tout montré respectueux vis-à-vis du plan de son patron Marsellus Wallace (où il devait s'effondrer au cinquième round), et qu'il ne lui reste qu'une seule solution pour aller retrouver son épouse... Toucher tout l'argent, et partir au plus vite à l'étranger :
    Sauf que ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il a en fait tué sans le savoir son coéquipier - et la conductrice du taxi, Esmeralda Villalobos (Angela Jones), s'empresse de lui dire, étant donné que cette mort est déjà citée sur toutes les radios :
    Mais bon, grâce à la gentillesse de ladite conductrice - et son acceptation d'un conséquent pourboire -, Butch Coolidge peut enfin retrouver sa femme, la charmante Fabienne (Maria de Medeiros)... Sauf que celle-ci a fait une seule erreur dans sa préparation, oublier la fameuse montre en or, la seule chose importante aux yeux de Butch :
    Résultat ? Il ne lui reste qu'à se rendre une nouvelle fois dans son ancien appartement afin de la récupérer - et là encore, nous nous régalons de gros plans sublimes, tout d'abord sur ses mains :
    Et ensuite, bien plus inquiétant, sur une arme déposée comme par hasard par quelqu'un juste ici, probablement afin de se sentir plus libre aux toilettes :
    Butch Coolidge ne sait pas encore ce qui va se passer... Mais aidé tout à la fois par le bruit de son propre grille-pain et le pistolet-mitrailleur bienvenu, il ne met guère de temps à comprendre que la seule chose à faire est de descendre Vincent Vega - qui d'ailleurs venait ici dans cet unique but :
    Autant dire, vous l'avez tous compris, qu'il s'agit de la vraie fin de la vie réelle, toute apparition de Vincent Vega à la suite de cette séquence nous emmenant forcément à un moment antérieur de son existence... C'est donc le moment de voir cette conclusion, qui nous donne le véritable ultime plan, si le film avait été conçu d'une façon normale, respectant le temps et son déroulement logique : 
    Enfin, plutôt que de parler d'ultime plan, je ferais mieux de parler de dernier cadavre... Car il reste encore à Butch Coolidge de rentrer chez lui retrouver sa femme, ce qu'hélas il va rater peu après avoir entrevu le grand patron Marsellus Wallace juste à la traversée d'une route, ce qui va lui valoir un bon accident de voiture, suivi par une petite course entre les deux :
    Ils sont d'ailleurs sur le point d'en arriver à une très brutale conclusion devant une boutique... Mais hélas, le sous-patron de celle-ci les désarme aussitôt, les attache tous les deux ensemble, et appelle immédiatement la personne compétente :
    Le patron en question, Zed (Peter Greene), n'est autre qu'un pédéraste amateur de sadomasochisme - ce qui rend cette scène difficilement supportable, surtout qu'il semble éprouver une sorte de plaisir à tirer au sort qui va être le premier :
    Finalement, hélas pour lui, cela désigne Marsellus Wallace... Mais cela va laisser à Butch Coolidge la possibilité tout d'abord de fuir discrètement, puis ensuite - tout fait étant pris en considération - de revenir au dernier moment en arrière, armé, comme par hasard (ou non ?) du sabre favori de Kill Bill :
    Inutile de dire que pour Zed, c'est très mal barré... Déjà, par le simple tir de Marsellus Wallace afin de le rendre totalement impuissant, mais surtout par ses promesses de meurtre très lent qu'il va vraisemblablement tenir :
    Il lui reste une unique chose à régler, le pardon qu'il est bien obligé de faire à Butch Coolidge... Ceci ne va pas être facile, mais cela sera fait :
    Dernier plan grand écran concernant la véritable fin de la vie réelle, les clefs de moto du fameux Zed :
    Après quoi, nous entrons dans l'ultime The Bonnie Situation (dernière plaque du film), où en fait nous revenons au début, lorsque Vincent Vega - toujours vivant, mais oui ! - et Jules Winnfield surgissaient dans la chambre des trois ou quatre jeunes... Sauf que cette fois-ci, le réalisateur va un tout petit peu plus loin, et nous montre l'ultime séquence, celle d'un jeune caché dans les toilettes et en sortant au dernier moment en pointant l'arme sur Jules Winnfield. Malheureusement, celle-ci s'enraye, et du coup, il est tué comme les autres :
    Pour être honnête, ce n'était pas tout à fait le dernier... Il en restait encore un, que les deux embarquent à bord de leur voiture. Mais alors que Vincent Vega reproche à Jules Winnfield sa vision mystique de l'événement, se produit d'un seul coup ce coup de feu involontaire de sa part, qui non seulement détruit le seul survivant de l'histoire, mais rend en outre la voiture difficilement présentable :
    Résultat ? Il ne leur reste qu'à se rendre chez Jimmie Dimmick (Quentin Tarantino), le seul et unique habitant de ce quartier qu'ils connaissent, lequel va s'empresser d'appeler Winston Wolfe (Harvey Keitel), afin de préserver son amour pour une infirmière :
    Cela nous vaut également un gros plan de la main de Winston Wolfe, en train de noter rapidement les principales coordonnées, encore loin du lieu en question :
    Mais il ne met guère de temps pour y parvenir, et se révèle dès son arrivée comme une personne très rapide, familière avec les coutumes des policiers, et guère destinée à perdre du temps avec ces deux inconnus :
    Il fait tout de son côté pour trouver une couverture, qu'il pourra mettre à la place de l'autre, désormais incompatible avec la voiture :
    Pendant que les deux autres s'exercent au rattrapage délicat de l'intérieur du véhicule, ce qui ne va pas sans quelques conversations plutôt musclées :
    Finalement, tout se passe bien, grâce entre autres à la rapidité de Winston Wolfe, comme vous pourrez le constater ici :
    Il reste juste un point à régler, de toute urgence : le remplacement du costume des deux par ce qu'on trouve, peu importe... Mais ceci est traité de la façon la plus rocambolesque qui soit par Winston Wolfe et Jimmie Dimmick, lesquels sont au final plutôt content de la transformation ainsi imposée :
    Après quoi, Winston Wolfe ne peut pas les raccompagner, vu qu'il a un bon déjeuner prévu avec une nommée Raquel (Julia Sweeney), qu'il leur présente rapidement avant leur montée en taxi :
    Revoici donc cette fois la dernière scène du film, qui recadre instantanément la première, bien sûr en allant beaucoup plus loin... Alors que l'on ne voyait que Ringo (Tim Roth) et Yolanda (Amanda Plummer) parler discrètement d'une possible attaque du café, voici maintenant qu'ils passent vraiment à l'acte, demandant à tous les clients de laisser leur téléphone et leur portefeuille dans son grand sac :
    Et bien sûr, il se trouve confronté à Jules Winnfield, tout d'abord avec sa fameuse mallette magique, qu'il tente de s'approprier grâce à son arme :
    Mais très vite, il va se voir rattrapé par le professionnalisme de ce dernier, qui non seulement ne lui donnera en aucun cas sa valise, mais veut à tout prix récupérer son portefeuille, ce qu'il finira par faire :
    Curieusement, il ne va pas le tuer, ni lui ni sa femme... Pourquoi ? En réinterprétant une nouvelle fois le passage de la Bible connu sous le nom de Ezechiel 25:17, et bien sûr, je ne vous livre pas ici les conclusions de Jules Winnfield :
    Vous voulez savoir ce que je pense de ce film ? Evidemment, il s'agit d'un chef-d'œuvre mythique de 1994, désigné plusieurs fois comme archétype de l'artificialité ou du postmodernisme, ce que je vous laisserai lire sur Wikipédia, tellement l'article est long et bien fait. Mais ce qui a été rarement remarqué, c'est que cet Opus s'axe sur une forme de type ABCDCBA, type rétrograde, très rarement utilisée dans la musique, et encore moins fréquemment dans le cinéma - le seul exemple que j'en ai vu étant la dernière œuvre de Stanley Kubrick, datée de 1999, Eyes Wide Shut.
    A priori, il n'est pas du tout facile de pratiquer cette forme, sans se laisser aller à des incohérences, des erreurs, ou une simple incompréhensibilité... Pour cette raison (du moins en partie), je serai grandement en admiration devant ces deux réalisateurs, tous les deux géniaux, et j'espère qu'il en ira de même pour vous, que vous laissiez un commentaire ou non !
    Autres films du même réalisateur : Reservoir DogsJackie BrownKill Bill 1Kill Bill 2Death ProofInglourious Basterds

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