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  • mardi, juillet 17, 2007

    WOLFEN (WADLEIGH)

    Un chef-d'oeuvre absolu de 1981 !
    Film extrêmement atypique du très (trop ?) rare réalisateur Michael Wadleigh, né le 24 septembre 1941 à Akron (Ohio, U.S.A), qui jusqu'alors ne s'est distingué que par trois Opus, tous géniaux sans exception, Woodstock (1969), Janis (1974) et ce fameux Wolfen (1981), trois films indéniablement liés par un enthousiasme inébranlable en la toute puissance de la (mère ?) nature, caractéristique qui le rend sans aucun doute assez proche du très fameux Terrence Malick, lui aussi connu pour réaliser un (grand) film tous les dix ans, quand ça lui chante, en résumé...
    Premier plan du générique : la destruction programmée de cette fameuse église du Bronx, qui va se trouver par la suite au coeur du film :

    Non pas tant qu'il s'agisse du dernier repaire des loups en question ("Wolfen"), mais plutôt, à mon humble avis, en tant que symbole : il y avait AUTREFOIS ici une "vraie" croyance, et nous - les hommes - avons fait tout ce qu'il était possible de faire pour la détruire (c'est du moins mon idée de la chose)...

    Allez, une petite bande-annonce (très bien faite) pour se mettre en appétit :

    Difficile de résumer l'argument de Wolfen sans en dévoiler du même coup tous les ressorts secrets... Disons simplement qu'à la suite d'un certain nombre de meurtres totalement inexplicables, toute la police de N.Y se retrouve complètement sur les dents, jusqu'à ce que l'hypothèse la plus improbable qui soit finisse peu à peu par prendre corps : des loups, mais oui, en plein New York !!!

    Graphiquement, ce film est d'une splendeur absolue d'un bout à l'autre (je crois que, de même que chez Kubrick, chacun de ses plans pourrait pratiquement en être isolé pour donner lieu à une magnifique photo !), et est en outre l'un des tous premiers à utiliser à la fois la fameuse Steadicam (peu après Alien ou Shining), mais aussi le procédé peu connu dit "Alienvision" (solarisation, en fait), qui sera peu après recyclé avec un certain génie dans le très original Predator de John Mc Tiernan (1987) :

    Un duo d'acteurs assez exceptionnel, un peu oubliés de nos jours, certes (quoique... Diane Vénora joue tout de même la femme d'Al Pacino dans l'absolument mythique Heat de Michael Mann, tandis qu'Albert Finney incarne l'incroyable vieillard du non moins légendaire Big Fish de Tim Burton) :

    Toujours est-il que ce fameux Michael Wadleigh a un sens du "cadre" absolument stupéfiant, comme vous avez déjà pu en juger par les photos précédentes, et par les suivantes :

    L'ultra classe, comme on la voit rarement, en résumé...

    Sans oublier, dans cet Opus, le rôle extrêmement important dévolu aux "indiens", assez peu sensible au tout début du film, mais qui se précise de plus en plus au fur et à mesure que l'on se rapproche de la fin - les indiens, premiers habitants du continent américain, et qui n'ont jamais rompu le contact avec la nature et les animaux, allant parfois même jusqu'à les imiter :

    La scène finale du film est absolument à tomber par terre de génie et de beauté, à commencer par cette séquence dans une pièce remplie de miroirs (qui est, bien sûr, une citation de cet autre vieux film mythique en noir et blanc dont j'ai complètement oublié le nom, peut-être de Mankiewicz (?) - vous autres cinéphiles, si vous pouvez m'aider, sur ce coup, merci d'avance !) :

    L'attaque finale des loups s'avère réellement très impressionnante, tellement l'ambiance y est incroyable :

    Et le fascinant "face à face" final :

    Si ces images vous rappellent quelque chose, ne cherchez pas : ce sont bien sûr celles de l'absolument et totalement génial 2001 de Kubrick (de plus de dix ans antérieur, tout de même, comme quoi... les vrais "génies" sont toujours très en avance sur leur temps, XD) !

    J'adore les toutes dernières images du film, à coup de superpositions, où l'on prend bien conscience que les loups ont habité ici avant tout le monde :

    Bref, en résumé : un film atypique, comme je le disais déjà au tout début, mais surtout magistral dans son esprit, et visuellement d'une somptuosité rarement égalée, c'est clair !

    Pour la petite histoire, nul ne sait vraiment ce qu'est devenu Michael Wadleigh par la suite : une légende court même selon laquelle, gavé par le milieu du cinéma, il serait tout simplement retourné à Akron pour y conduire des bus (après tout, ça ne serait pas le premier génie à en avoir eu marre de galvauder son immense talent dans une industrie de merde, LOL) !!!

    La seule chose tangible dont on soit sûr : c'est qu'il a de nouveau remis le pied à l'étrier pour donner, en 1994, un "directors cut" du fameux Woodstock (228 minutes) !

    MAXIMUM RESPECT, moi, je dis !!!

    P.S : Et (au passage), une chose assez importante dont j'ai oublié de parler, sur ce coup, c'est tout de même l'absolument fabuleuse musique de James Horner, tout à fait extraordinaire ! Sinon que, comme on dit, cet "énorme" requin de studio n'hésitera pas à remettre le couvert en 1986 pour le fameux ALIENS de James Cameron, en réutilisant sans le moindre scrupule quasiment trois des plus beaux thèmes de WOLFEN, ça, c'est du jamais vu, tout de même !!!

    Regardez les deux films à la suite (en ouvrant toutes grandes vos oreilles, lol !), et vous n'allez même pas le croire, garanti !!!

    Swimming with sharks, quoi...

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    8 Comments:

    Blogger junko said...

    Arf
    une pièce pleine de mirroirs ? Je pense automatiquement à la galerie des glaces de Mon Nom est Personne... mais je me doute bien que c'est pas ça !

    lundi, 23 juillet, 2007  
    Anonymous FP said...

    Le final dans la salle aux miroirs, c'est The Lady from Shanghai, de Welles, avec Rita Hayworth et son mari diabolique qui s'entretuent en se tirant sur leurs propres reflets.

    mardi, 24 juillet, 2007  
    Blogger Vincenttheone said...

    Voila... C´est aussi ce que ma soeur m´a dit, donc c´est bien ca, en resume !

    mardi, 14 août, 2007  
    Anonymous Anonyme said...

    Tiens donc les génies deviennent des chauffeurs de bus.entout cas tu as raison je l'ai deja vu.ne parlons pas de de chef d'oeuvre mais plutot d'un excellent film.et je signe GILLES

    dimanche, 28 octobre, 2007  
    Blogger heptanes fraxion said...

    Intelligent,divertissant,angoissant,ironique,social et politique comme devrait être tout bon film dans le genre fantastique.Fut un temps où ça passait même à 20h30 à la téloche.
    Pas un chef-d'oeuvre juste un film parfait à faire tourner !

    lundi, 29 novembre, 2010  
    Blogger Vincenttheone said...

    OK ! Bon, moi, je trouve que c'est une sorte de vrai chef-d'œuvre, mais pas grave...
    Effectivement, c'est un film parfait (et très beau, visuellement) !

    lundi, 29 novembre, 2010  
    Anonymous Anonyme said...

    bien d'accord avec gilles trés bon film, de la a parler de chef d"oeuvre.ceci dit bon voyage et a bientot
    la vachette

    dimanche, 17 juillet, 2011  
    Blogger Vincenttheone said...

    Hum, tout le monde joue un peu sur les mots, là, non ? "Chef-d'oeuvre", "film parfait", "excellent film", je ne vois pas bien la différence, là... Mais peu importe, du moment que ceci reste le pied en le regardant, lol !

    lundi, 18 juillet, 2011  

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