VALKYRIE (BRYAN SINGER)
Ou bien Walkyrie, en français... Au cas où vous ne le sauriez pas, il ne s'agit pas a priori de l'opéra de Wagner, mais du nom donné à une tentative d'assassinat visant Adolf Hitler, qui eut lieu le 20 juillet 1944 :
On ne s'en doute pas, mais c'était au moins la 42ème fois que cela se produisait depuis 1933, laissant à chaque fois Hitler en vie - par une chance assez incroyable... Il s'agit d'un film biopic de Bryan Singer sorti en 2009, complètement différent de ses précédents Opus (Usual Suspects, X-Men), et mettant en scène pas mal d'acteurs allemands, à l'exception bien sûr de Terence Stamp, Kenneth Branagh, et bien sûr Tom Cruise.
Celui-ci interprète le colonel Claus von Stauffenberg, le véritable initiateur de ce complot, et se voit au début autour de Tunis en Afrique du nord... Malheureusement, il se trouve victime d'un chasseur-bombardier allié, ce qui le contraint à une hospitalisation de trois mois, à la perte d'un de ses yeux, de toute sa main droite, et d'une partie de la main gauche :
C'est magnifiquement filmé, n'est-ce pas ?
L'on découvre un bref moment son épouse, la comtesse Nina von Stauffenberg (Carice van Houten) - qui l'aime de toutes ses forces, et se pointe peu de temps après dans l'hôpital, où son mari la rassure sur son état :
Il rentre ensuite en Allemagne, à Berlin, où il rencontre les deux généraux Friedrich Olbricht (Bill Nighy), et surtout Henning von Tresckow (Kenneth Branagh) :
Il y avait en fait beaucoupt de conjurés, liés à la Wehrmacht, qui visaient la fin de la guerre, celle de la persécution des juifs, et le rétablissement d'un Etat de droit comme avant 1933. Parmi eux, on distingue aussi à droite le général Ludwig Beck (Terence Stamp) :
Stauffenberg se voit bientôt nommé chef d'état-major au Bendlerblock à Berlin, et il a du coup accès au quartier général d'Adolf Hitler - où il se voit même qualifié par celui-ci "d'officier allemand idéal" :
Lorsqu'il apprend que le führer se rend, comme habituellement, à sa maison de Wolfsschanze près de Rastenburg en Prusse-Orientale, il décide de s'y rendre en avion depuis Berlin... Accompagné de plusieurs personnes, il met en place l'assassinat de Hitler, qu'il a décidé d'exécuter à l'aide de deux charges explosives, contenues dans une sacoche en cuir :
Vu ses tentatives précédentes du 11 juillet, avortées à cause de l'absence de Himmler ou de Göring, Stauffenberg se voit contraint d'effectuer son dernier attentat le 20 juillet 1944... Et selon ce qu'il voit, il est absolument convaincu que personne ne peut avoir survécu à une telle déflagration, et déclenche l'opération Walkyrie deux heures plus tard :
Malheureusement pour lui, le général Friedrich Fromm (Tom Wilkinson), qui les avait couvert jusqu'alors, ne veut plus du tout entendre parler d'une tentative de putsch - et là, les informations restent très floues :
C'est à ce moment que tout devient particulièrement tendu, notamment à Berlin :
Ce n'est pas le film qui se révèle délicat à suivre, mais bel et bien la réalité... Stauffenberg reste persuadé de la mort d'Hitler, les autres généraux et colonels sont du même avis - contrairement à Fromm, qui ne veut plus rien entendre à ce sujet :
Au dernier moment, il leur reste à tous l'obligation de montrer leur carte de la Wehrmacht - ce qu'ils effectuent sans le moindre problème :
Mais le délire se répand de plus en plus, la radio ne marchant pas, et le téléphone non plus... Les informations sont contradictoires, et c'est vers 22h que Stauffenberg tente de fuir comme il peut, face à l'opposition qu'il rencontre de tous les côtés :
À 22h30, un groupe dirigé par Friedrich Fromm et Otto-Ernst Remer donne finalement l'ordre d'exécuter sans plus tarder Stauffenberg, Olbricht, sans parler de Ludwig Beck, qui préfère se suicider :
Vous pensez sans doute qu'il s'agit d'un Opus complexe, surtout dans sa deuxième partie... Mais c'est réellement ce qui s'est passé, meilleure preuve avec cette photo du 15 juillet 1944 - où l'on découvre à l'extrême gauche Stauffenberg, quelques jours avant :
Ainsi qu'avec ces deux autres, datant du 20 juillet 1944, nous montrant en prime l'ultime visite de l'italien Benito Mussolini, exécuté en 1945 :
Dernier point : cette reconstitution de la fameuse explosion... Qui nous donne en orange les tués, en bleu les sérieusement blessés, et en blanc les peu touchés :
Hitler s'est par la suite donné la mort le 30 avril 1945, avec Eva Braun, sa femme depuis juste une journée... Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'espère qu'il va définitivement en enfer - pour les 60 millions de tués dans le monde entier !
A part ça, je vais tout de même vous faire écouter le passage fétiche de Die Walküre, l'un des quatre opéras de Richard Wagner réunis sous le titre Der Ring des Nibelungen... Il mit presque trente ans à l'écrire, et le dota au moins de huit cors, cinq trompettes, quatre trombones et un tuba :
Alors, faites-vous partie des plus de 60% qui ont trouvé ce film exceptionnel ? Je n'en sais rien, mais pour ma part, je l'ai beaucoup aimé, et vous encourage donc à laisser un commentaire - si cela ne vous gêne pas !
Autres biopics (avec entre parenthèses la date du film, et le nom de la personne traitée) : Patton (1970, George Patton), Barry Lyndon (1975, Barry Lyndon), Raging Bull (1980, Jake LaMotta), Elephant Man (1980, John Merrick), Amadeus (1984, Wolfgang Amadeus Mozart), Bird (1988, Charlie Parker), Ed Wood (1994, Ed Wood), Braveheart (1995, William Wallace), A Straight Story (1999, Alvin Straight), The Insider (1999, Jeffrey Wigand), Ali (2002, Cassius Clay), Frida (2002, Frida Kahlo), Girl with a Pearl Earring (2003, Johannes Vermeer), Aviator (2004, Howard Hughes), Marie-Antoinette (2006, Marie-Antoinette), The Last King of Scotland (2006, Idi Amin Dada), La Môme (2007, Edith Piaf), Into the Wild (2007, Christopher McCandless), Zodiac (2007, Arthur Leigh Allen & Robert Graysmith), Invictus (2009, Nelson Mandela), J. Edgar (2011, J. Edgar Hoover), Silence (2017, jésuites portugais)
Libellés : Allemagne, Biopic, Documentaire, Guerre, Nazisme, Singer















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