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  • mardi, octobre 20, 2026

    FILMS D'HORREUR

    Voici une allusion aux "100 moments les plus effrayants du cinéma", une mini-série américaine diffusée fin octobre 2004 sur Bravo. Celle-ci classe les meilleurs films d'horreur depuis la nuit des temps, et en voici une courte version, ne comprenant que les Opus que j'ai déjà vu - voire les ayant en DVD -, avec à chaque fois leur numéro d'apparition, leur réalisateur et leur date :

    2) Alien, de Ridley Scott (1979) 4) Psycho, d'Alfred Hitchcock (1960) 6) Shining, de Stanley Kubrick (1980) 7) The Silence of the Lambs, de Jonathan Demme (1991) 12) Misery, de Rob Reiner (1990) 13) Scream, de Wes Craven (1996) 17) A Nightmare on Elm Street, de Wes Craven (1984) 20) The Ring, de Gore Verbinski (2002) 21) Jacob's Ladder, d'Adrian Lyne (1990) 26) Seven, de David Fincher (1995) 33) The Fly, de David Cronenberg (1986) 35) Aliens, de James Cameron (1986) 48) The Thing, de John Carpenter (1982)

    Je vais maintenant donner ma propre vision des choses, en mettant en premier lieu les rares films parlant d'une espèce inconnue de l'homme, ou encore d'une version particulière de celle-ci. Evidemment, la première place revient à Alien de Ridley Scott (1979), un Opus qui malgré ses plus de 45 ans d'âge demeure toujours aussi efficace, et d'une grande profondeur :

    C'est à voir ici : ALIEN
    Suivi bien sûr par Aliens, tourné par James Cameron en 1986, lequel met en place de bien plus nombreuses créatures, accompagné d'effets spéciaux hallucinants et d'un budget incroyable :
    C'est à voir ici : ALIENS
    Entre les deux, il y eut aussi ce film de John Carpenter en 1982, dont l'accueil fut assez difficile, The Thing... Basé sur un scénario fort proche de l'invasion du continent par une créature extraterrestre, il fonctionnait bien durant un bon moment, jusqu'à ce que l'accumulation de monstres mal réalisés finit par casser toute l'ambiance générale :
    C'est à voir ici : THE THING
    Malgré un long silence de presque 40 ans, on retrouve d'une façon exceptionnelle ce monstre envahissant tourné par un cinéaste sud-coréen en 2006, Bong Joon-ho - qui attendra cependant 2019 pour obtenir la Palme d'or du Festival de Cannes avec Parasite :
    C'est à voir ici : THE HOST
    Passons donc maintenant à ces étranges narrations japonaises, qui mettent en premier lieu ces histoires inquiétantes de fantômes, dont le plus bel exemple fut Ring de Hideo Nakata (1998). Je ne connais de ce film que son remake américain, The Ring, tourné en 2002 par Gore Verbinski, mais c'est absolument impeccable, alternant de bout en bout des anomalies de plus en plus fortes sur la nature et les êtres humains :
    C'est à voir ici : THE RING
    Un autre film qui marcha fort bien en 2004, d'ailleurs influencé par The Ring, fut cette fois-ci en grande partie tourné au Japon par Takashi Shimizu, et produit aux USA par Sam Raimi, The Grudge... L'histoire en est hélas bien plus aléatoire, avec une intrigue alambiquée et des effets spéciaux volontairement écourtés :
    C'est à voir ici : THE GRUDGE
    Dernier Opus japonais tourné en l'an 2000, il s'agit de Battle Royale de Kinji Fukusaku. Un film connaissant un immense succès, basé sur une histoire imaginaire fort simple, mais qui se révèle finalement embarrassante : une classe de 40 élèves de terminale est choisie au hasard pour participer à ce jeu, se tuer mutuellement jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un seul... Cela se passe dans un pays non identifié, dans un futur proche, et entouré par le futur réalisateur Takeshi Kitano :
    C'est à voir ici : BATTLE ROYALE
    Dans un tout autre genre, nous avons ce réalisateur canadien David Cronenberg, qui s'attache beaucoup à la description de l'être humain dans ce qu'il a de plus fragile, et se mit en 1986 à The Fly... Un film lié à la téléportation, sauf que celle-ci bien conçue a lieu en important une mouche, qui va poursuivre jusqu'au bout le principal intéressé :
    C'est à voir ici : THE FLY
    Légèrement différent, mais tout aussi puissant, Adrian Lyne sort en 1990 son Opus magistral, Jacob's Ladder... Un film basé sur le destin hallucinant d'un ancien soldat du Vietnam, dont la vie se déroule selon un flux pour le moins étrange, de même que le procès qui s'ensuivit  - à conclure de façon volontairement ambigüe :
    C'est à voir ici : JACOB'S LADDER
    Situé 30 ans aupararavant, en 1960, le célèbrissime Psycho d'Alfred Hitchcock n'a pas vieilli d'un pouce, bien qu'étant tourné d'une façon exceptionnelle en noir et blanc... On y trouve Anthony Perkins dissimulant jusqu'au bout nombre de meurtres qu'il a commis, et bien que ceci paraîsse humain, c'était à l'époque rarement traité de façon convaincante :
    C'est à voir ici : PSYCHO
    Entre les deux se trouve en 1980 le fabuleux film de Stanley Kubrick, Shining... Cela se passe dans un grand hôtel du Colorado, où un écrivain en panne d'inspiration tente, accompagné de sa femme et de son fils, de s'y remettre. Au début, tout se passe relativement bien, mais beaucoup de meurtres ont eu lieu dans cet hôtel, et sa santé mentale va de plus en plus mal, le faisant progressivement basculer dans la mort :
    C'est à voir ici : SHINING
    Onze ans plus tard, en 1991, nous avons droit à ce film inquiétant de Jonathan Demme, The Silence of the Lambs... Il s'agit de la meilleure mise en scène d'une tétralogie de Thomas Harris, visant tout à la fois le personnage d'Hannibal Lecter, psychopathe et cannibale, et son opposée du FBI, interprété par Jodie Foster :
    C'est à voir ici : THE SILENCE OF THE LAMBS
    En 1995 sort enfin le second film de David Fincher, Seven... Une oeuvre absolument magistrale plus ou moins axée sur le même thème, deux policiers affectés à la section des homicides ayant pour mission d'arrêter le psychopate John Doe, qui a placé toutes ses victimes sous la menace des sept péchés capitaux :
    C'est à voir ici : SEVEN
    Toujours dans la même ligne, Oliver Stone réalisa en 1994 Natural Born Killers, un Opus incroyable basé sur deux personnes, un couple de meurtriers de plus en plus déjantés... Non seulement le script est dû à Quentin Tarantino, mais sa conception est tout aussi magique, alliant environ 3000 plans en couleur, en N&B, voire en animation et en parodie de sitcom :
    C'est à voir ici : NATURAL BORN KILLERS
    Première étape d'une série de sept films, A Nightmare on Elm Street vit le jour en 1984 sous les doigts de Wes Craven... C'est une histoire moins réaliste que les trois précédentes, mais le simple fait qu'elle soit articulée autour du personnage tout aussi mystérieux que parodique, Freddy, suffit à lui donner une dimension horrifique - bien marqué par ses griffes :
    C'est à voir ici : A NIGHTMARE ON ELM STREET
    Tout juste après avoir réalisé cette série, Wes Craven se tourna en 1996 vers quelque chose de légèrement différent, nommé habituellement un slasher - qui a lui aussi connu sept versions, dont la meilleure demeure toujours Scream... Bien que sorti à Noël, ce film connut un grand succès, moins dû à la célébrité de ses interprètes qu'à l'originalité de son traitement, qui attend la fin pour nous dévoiler enfin qui est le tueur :
    C'est à voir ici : SCREAM
    Certes, l'on pourrait continuer cette liste longtemps, sans parvenit à trouver votre film favori... Mais je préfère terminer avec deux réalisateurs que j'ai toujours énormément apprécié, et qui sont bien connus pour avoir contribué à cette série soit avec des films d'horreur à proprement parler, soit avec des Opus davantage axés sur des problèmes génétiques plutôt rares :
    Pour une fois, je souhaite grandement que vous me laissiez un commentaire... Tout autant pour me dire quel film est votre préféré, ou bien celui qui manque gravement à mes citations - étant donné que je n'ai parlé que de ceux disponibles pour moi en DVD !

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    mercredi, avril 01, 2026

    DEAD ZONE (DAVID CRONENBERG)

    Bon anniversaire au principal acteur de ce film, Christopher Walken - qui vient d'atteindre ses 83 ans !
    Et oui, encore du David Cronenberg... Vous pensez sans doute qu'il s'agit d'un film déjà ancien (1983), mais celui-ci était le premier a être tourné aux Etats-Unis au lieu du Canada avec une masse d'effets spéciaux quasiment invisibles, à commencer par celui du générique :
    Rien qu'à voir comme ceci, cela ne touche pas énormément, mais il faut savoir que ce plan dure plusieurs minutes, et que durant tout ce temps, la fameuse Dead Zone se révèle de plus en plus réelle :
    Laissant du reste deviner le nom de l'auteur de la nouvelle (basée, soit dit en passant, sur une histoire vraie !), Stephen King, qui a servi à nombre de films pour la plupart fort connus, dont le plus célèbre reste Shining de Stanley Kubrick :
    Attention : vu la quarantaine de photos du film, on va sûrement m'accuser de faire un spoiler ! Ce dont vous n'aurions pas tort, mais qu'il est plutôt préférable de dire au début de l'histoire qu'à sa fin, afin de vous laisser à l'abri si vous n'avez pas encore vu ce film. Commençons donc par le début, qui reste certes quelques minutes confiné dans une histoire normale, basée sur l'amour de deux profs et leur futur mariage :
    Mais qui ne tarde pas à basculer très vite à cause d'un grave accident de la route :
    Accident qui va valoir à Christopher Walken, l'acteur principal de ce film, de rester cinq années dans le coma :
    Et de récupérer pour le compte la fameuse Dead Zone, qui va lui donner le don de percevoir par toucher les choses à venir, surtout quand celles-ci ne sont pas bonnes :
    Bien évidemment, il reste navré de voir que sa future femme (Brooke Adams) s'est mariée avec quelqu'un d'autre, cinq ans obligent :
    Mais sa notoriété attire de plus en plus de gens, dont le fameux inspecteur de police Bannerman, joué par le célèbre Tom Skerritt :
    Inspecteur qu'il va de prime abord contraindre au silence, mais il va finir par se décider à lui donner un coup de main fort précieux - et là, il me semble que c'est à proprement parler remarquable, le contraste entre les rôles réels dans un tunnel bien noir, et les rôles irréels joués dans un arsenal en plein jour :
    Il se trouve qu'est aussi remarquable la capacité Dead Zone de Christopher Walken, qui se dévoile capable de traquer l'auteur du meurtre, l'adjoint Dodd de Bannermann (Nicholas Campbell), qui du coup met immédiatement fin à ses jours dans un suicide lui aussi très impressionnant niveau caméra :
    
    C'est de fait le moment durant lequel le film marque une petite pause, au cours de laquelle se développe non seulement la reprise - en privé - de ses propres cours par Christopher Walken, mais aussi son engagement par l'un des hommes les plus riches du comté pour s'occuper de son fils, Roger Stuart (Anthony Zerbe) :
    Pendant peu de temps, ceci se passe très bien, n'était-ce l'apparition de Greg Stillson (Martin Sheen), futur président des Etats-Unis, tandis que pour l'heure Christopher Walken se comporte encore de façon assez potable, ou bien celle de son ex-femme (Brooke Adams) :
    Mais très vite, cela dégénère, tout d'abord en l'image de la mort du garçon :
    Mort qui ne va pas avoir lieu, en raison du Dead Zone de Christopher Walken, bien que laissant le père du garçon dans un état déplorable :
    Mais mort qui va réapparaître de façon fort curieuse en touchant les mains de Greg Stillson (Martin Sheen), personnage qui va du coup se révéler comme un président américain complètement fou, que bien sûr il va falloir abattre quoi qu'il arrive :
    Ni une, ni deux, Christopher Walken va bien sûr se montrer présent dans le show, en repassant dans sa tête l'histoire de son professeur (Sam Weizak) vis à vis de Hitler, qu'il aurait tué sans hésiter, même s'il savait qu'il allait ainsi mourir lui-même :
    Il y aura alors deux meurtres, dont l'un se révèlera totalement inoffensif, celui du fils de son ex-femme sous les mains de Greg Stillson, mais dont l'autre sera bien réel, le sien :
    Sans parler, bien sûr, d'un troisième suicide, celui vu dans le futur d'un impossible Greg Stillson, dont on admirera au passage la fausse couverture de Newsweek fabriquée pour l'occasion :
    Ainsi le film se termine de façon parfaite, avec certes la propre mort de Christopher Walken, mais qui est la seule façon de mener Greg Stillson (Martin Sheen) vers la sienne propre, de la pure morale :
    J'ai utilisé le terme de pure morale parce que je trouve que ce film, indépendamment de sa puissante maîtrise d'acteurs et la grande beauté de ses plans, représente une pure croyance dans ce concept, qu'il provienne de David Cronenberg, de Stephen King, ou plus vraisemblablement de tous les deux réunis pour cette seule occasion.
    Il y a néanmoins quelque chose de totalement immoral dans ce film, sans doute dû à sa première origine américaine, c'est que sa musique ne soit pas confiée à ce très fidèle Howard Shore, mais à Michael Kamen - soit dit en passant, autre très bon compositeur de musique de film. Bon, ne serait-ce que pour une fois, et au profit d'un tel musicien, passe encore...
    Mais David Cronenberg a toujours bien su se tenir, et que l'on compare du reste les noms des costumiers, des monteurs, des musiciens ou des photographes, l'on retrouve régulièrement les mêmes. Il est, dans ce genre, très proche ainsi de David Lynch, et c'est peut-être pour cela que tous deux font partie de mes réalisateurs préférés : ce sont de vrais génies du cinéma, et rien que pour cela, ils valent tous deux que j'investisse une partie de mon argent dans leurs DVD... Je ne regrette rien de tout ceci, et j'espère que vous non plus !

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