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  • vendredi, juillet 10, 2026

    BENEDETTA (PAUL VERHOEVEN)

    Vous savez tous que je suis un véritable fan de Paul Verhoeven, dont j'ai pratiquement décrit tous les films américains, de Robocop (1987) jusqu'à Hollow Man (2000), en passant naturellement par Total Recall, Basic Instinct et Starship Troopers. Je n'ai hélas que peu parlé de lui dès son retour dans notre continent, avec ces deux Opus fabuleux, Black Book (2006) et Elle (2016)... Mais je me rattrape aujourd'hui, en décrivant son récent Benedetta sorti à Cannes en 2021, abordant une histoire religieuse et sexuelle bien réelle qui eut lieu au XVIIème siècle - tout comme Silence de Martin Scorsese (2017), également un biopic récent parlant de l'apostasie d'une religion au Japon à la même époque.

    Ce film est entièrement basé sur le livre de Judith Brown, Immodests Acts : The Life of a Lesbian Nun in Renaissance Italy (1986), et débute rapidement par une attaque de toute la famille Carlini par un groupe de bandits, qui tente de subtiliser le collier de la mère Midea Carlini (Clotilde Courau). Benedetta leur révèle alors qu'elle vient de parler avec la Vierge Marie, et fait intervenir un oiseau pour s'en prendre à l'oeil du grand chef - d'où celui-ci décide de rendre le collier :

    Bien des années plus tard, Benedetta (Virginie Efira) se retrouve au sein du couvent des Théatines de la ville de Pescia. On la voit jouer au sein d'une pièce de théâtre - ressemblant énormément à nombre de tableaux de cette époque - le rôle de Vierge Marie, au cours de laquelle elle a déjà une vision de Jésus :
    Le soir même, une certaine Bartolomea (Daphné Patakia) souhaite également être intégrée au temple, se trouvant vulgairement insultée et violée par son père. Finalement aidée par la famille de Benedetta, elle finit par y rentrer, trouvant un lit juste à côté de celle-ci :
    Benedetta commence alors à avoir, lors de ses rêves, une vision du Christ de plus en plus insistante... Jésus commence alors à éliminer les vipères à l'aide son épée, puis lui expose sa vision hors du temps de leur alliance :
    Peu de temps après, elle s'entretient avec l'abbesse principale du couvent, Felicita (Charlotte Rampling), qui cherche à élucider sa relation avec Bartolomea... Mais Benedetta lui dit seulement qu'elle éprouve de la compassion pour toutes ses souffrances - n'allant pas plus loin dans tout ce qui se passe la nuit :
    Une nuit, Benedetta se retrouve de nouveau à rêver de Jésus, en train d'arrêter une bande redoutable de violeurs... Mais elle s'aperçoit bien vite que celui-ci n'est pas le véritable Christ, et se réveille subitement, en proie à une crise inexplicable :
    Du coup, l'abbesse Felicita charge encore plus la nouvelle venue Bartolomea de bien s'occuper d'elle... Mais elle ne parvient pas à livrer ses propres pensées :
    Lors d'une autre nuit, Benedetta se retrouve face au Christ sur sa croix, cette fois-ci le véritable... Il lui demande de se déshabiller, d'ôter son pagne et de se placer en face de lui, jambes contre jambes et mains contre mains :
    Elle se réveille subitement, marquée de blessures sur les mains, les pieds et le flanc droit - comparables aux stigmates du Christ... L'abbesse Felicita est sceptique, mais Benedetta tombe subitement sur la tête, se relevant en parlant d'une voix bien plus masculine, et hurle pour la grâce de Dieu et sa préservation de la ville de Pescia.
    Christina (Louise Chevillotte), la fille de Felicita, émet de sérieux doutes sur cette version, mais elle ne se voit pas du tout approuvée par sa mère, surtout soucieuse de la hierarchie cléricale :
    L'abbesse Felicita a bien raison, car sitôt ceux-ci arrivés de Florence, ils ont toutes les raisons de voir les nouvelles plaies de Benedetta comme étant celles de Dieu - ce que presque toutes les soeurs du couvent approuvent :
    Conséquence immédiate : le remplacement immédiat de Felicita à la tête du groupe par Benedetta... Il est donc demandé à l'abbesse de renoncer à toutes ses fonctions, au profit  de la jeune qu'elle a accueilli au tout début :
    Benedetta se retrouve alors transférée dans les vieux quartiers du couvent - ceci en compagnie de son amie Bartolomea... Celle-ci, qui ne sait ni lire ni écrire, apprend tout cela aux côtés de Benedetta, un précieux recours face à l'analphabétisme.
    En revanche, elle en connait beaucoup sur un autre plan, qui semble pour l'instant assez méconnu de Benedetta...  C'est là que l'on retrouve le génie de Paul Verhoeven dans sa présentation d'une activité insolite, comme il l'avait déjà fait dans Basic Instinct - qu'il s'agisse de la création d'un godemichet à la base d'une statue de la vierge, de sa pénétration juste devinée, ou de la jouissance absolue des deux femmes en parfaite harmonie. Le tout étant bien entendu à peine visible, filmé dans le noir, seulement audible pour les vrais amateurs :
    Pourtant, l'ancienne abbesse Felicita a bien vu tout ce qui s'était passé, au travers d'un trou qu'elle a creusé dans le mur... Sa fille Christina décide alors de se rendre à nouveau chez le prêtre, afin de lui confesser sa vision des stigmates de Benedetta. Mais ceci n'étant qu'un mensonge, Felicita refuse d'approuver ce point de vue, et Benedetta lui ordonne de se flageller elle-même :
    Aussitôt cet acte accompli, Benedetta et Bartolomea s'en remettent à leur nouvelle activité, encore plus appuyée cette fois-ci... Christina, désespérée, se jette alors du toit de l'abbaye, et se retrouve au sol agonisante. Benedetta aimerait bien intercéder aux yeux de Dieu à son égard, mais Felicita lui conseille de rester à l'écart :
    C'est pourquoi Benedetta s'éclipse peu de temps après vers Florence, où elle rencontre comme prévu le nonce - surjoué par Lambert Wilson... Alors que celui-ci a une vision assez négative, elle l'entraîne à la ville de Pescia, et suggère à tous que cette cité sera épargnée par Dieu - en l'occurrence de la peste bubonique, réellemenr répandue dans toute la Toscane en cette année 1630 :
    Alors qu'elle a ordonné à ses gardes de fermer la ville, le nonce parvient tout de même à y pénétrer... Il y découvre Benedetta décédée de causes inconnues, puis celle-ci se réveille subitement - affirmant à tout le monde qu'elle était au paradis, et a vu le sort réservé à ceux présents :
    Sceptique, le nonce de Florence ouvre aussitôt une cour d'enquête sur la conduite de Benedetta, qu'il accuse d'hérésie, de blasphème et de bestialité. Alors qu'il l'interroge en privé, celle-ci lui lave les pieds, et remarque aussitôt une puce - se rendant compte qu'il a introduit la peste bubonique au sein de Pescia :
    Ne se décougeant pas, le nonce décide alors d'interroger sa compagne Bartolomea, qui finit sous la torture par tout avouer... Elle le conduit au godemichet en bois, dissimulé dans un livre dans les appartements de Benedetta, que le nonce décide alors d'arrêter. Elle prend alors à nouveau une voix d'homme, déclare que celui-ci va bientôt tomber malade - même s'il se borne pour l'instant à faire expulser Bartolomea de Pescia :
    Vient ainsi le jour de l'éxécution de Benedetta, que presque tout le monde désapprouve... Mais le nonce reste fidéle à lui-même, afin d'affirmer son autorité sur la ville :
    Il lui déclare même qu'elle pourra éviter d'être brulée, et seulement étranglée si elle lui avoue tous ses péchés :
    Mais c'est grandement sous-estimer la foule, de plus en plus hostile, et parvenant sans problème à envoyer le nonce aux portes de la mort... Il fait finalement confiance à Benedetta, mais lui dit ce qu'il pense pour de vrai - et l'on n'en saura pas plus :
    Felicita est encore vivante, mais elle enlève bientôt sa robe noire, révèlant aussi des bubons de peste, et décide de monter elle-même sur le bûcher... Pendant ce temps, au dernier moment, Bartolomea a réussi à détacher Benedetta de sa punition mortelle, et elles s'enfuient toutes les deux dans une écurie, à l'extérieur de la ville :
    Après avoir passé toute la nuit ensemble, elles se réveillent - dans un plan exceptionnel de Paul Verhoeven, pour la première fois en plein jour... Alors que Bartolomea exprime sa volonté d'aller n'importe où, Benedetta lui livre son désir personnel de rejoindre la ville de Pescia, dont elle semble complètement optimiste sur l'éventuel nouveau bûcher :
    De fait, si l'on consulte le livre de Judith Brown, l'on s'aperçoit qu'elle avait raison : la peste dévasta toutes les villes, sauf celle de Pescia, le martyre fut officielement refusé à Benedetta, et celle-ci vécut jusqu'à 70 ans dans le couvent des Théatines... Regardez ce court trailer, il donne une bonne idée de ce film :
    Mieux encore, cet interview - oui, en français ! - de Virginie Efira et Paul Verhoeven, où ils parlent tous les deux de l'expression du sexe à l'écran, de la véracité des faits, et de la modernité du jeu de cette dernière, qui me paraît absolument impeccable :
    Alors aimez-vous cet Opus, ou bien le détestez-vous - ce qui est pratiquement courant lors de toute la production de Paul Verhoeven ? En tous cas, il m'a bien plu, même si il a fallu que je le regarde deux ou trois fois... Et pour tout dire, il m'a paru d'une réelle importance, surtout lorsqu'il s'agit d'un sujet aussi rarement traité au cinéma - où j'espère que vous oserez laisser un commentaire, sur cet exceptionnel biopic !
    Autres films du même réalisateur : Robocop, Total Recall, Basic Instinct, Starship Troopers, Hollow man
    Autres biopics (avec entre parenthèses la date du film, et le nom de la personne traitée) : Patton (1970,George Patton), Barry Lyndon (1975, Barry Lyndon), Raging Bull (1980, Jake LaMotta), Elephant Man (1980, John Merrick), Amadeus (1984, Wolfgang Amadeus Mozart), Bird (1988, Charlie Parker), Ed Wood (1994, Ed Wood), Braveheart (1995, William Wallace), A Straight Story (1999, Alvin Straight), The Insider (1999, Jeffrey Wigand), Ali (2002, Cassius Clay), Frida (2002, Frida Kahlo), Girl with a Pearl Earring (2003, Johannes Vermeer), Aviator (2004, Howard Hughes), Marie-Antoinette (2006, Marie-Antoinette), The Last King of Scotland (2006, Idi Amin Dada), La Môme (2007, Edith Piaf), Into the Wild (2007, Christopher McCandless), Zodiac (2007, Arthur Leigh Allen & Robert Graysmith), Valkyrie (2008, Adolf Hitler & Claus von Stauffenberg), Invictus (2009, Nelson Mandela), J. Edgar (2011, J. Edgar Hoover), Silence (2017, jésuites portugais)

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    dimanche, mai 10, 2026

    GIRL WITH A PEARL EARRING (PETER WEBBER)

    Ou bien La Jeune Fille à la perle, un émouvant film réalisé en 2003 par Peter Webber, un réalisateur britannique qui n'avait rien fait de réellement enthousiasmant autrefois... Mais peut-être suffisait-il d'attendre, car cette œuvre est très convaincante, pour toutes les raisons que je vais vous donner.

    1) Il existe très peu de pièces qui parlent avec autant d'occurrence d'un passé aussi ancien (le XVIIème siècle), en ne sombrant pas dans les habituels défauts - à l'exception, bien sûr, du sublime Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick 2) On ne saurait imaginer, dans le rôle de Griet, une meilleure actrice que Scarlett Johansson, qui non seulement ressemble étrangement à la jeune fille du tableau, mais qu'en outre j'ai toujours vu jouer avec une grande classe, qu'il s'agisse de Lost in Translation, de Match Point ou de Lucy 3) Enfin, pour m'en tenir à mes attributions, je dois constater que la musique de cet Opus - due au français Alexandre Desplat - est tout simplement extraordinaire, et parfois même digne de Gustav Mahler, vous l'entendrez à la fin de cet article.

    Pour ceux qui ne sauraient pas qui est Griet, il s'agit de la bonne au service de Johannes Vermeer (1632-1675), célèbre peintre dans la ville de Delft en Hollande, et qui connut une grande notoriété de son vivant - partant ensuite dans l'oubli, jusqu'à la seconde moitié du XIXème. Au début du film, c'est ainsi que l'on voit Griet, complètement désemparée face à tout ce qu'elle a à faire :
    Elle doit déjà bien se lier avec Tanneke (Joanna Scanlan), qui lui donne petit à petit différentes instructions concernant les draps ou la nourriture :
    Hasard ou pas, c'est dans un marché qu'elle se lie ensuite plus ou moins avec un certain Pieter (Cillian Murphy), lorsque celui-ci la remercie très sincèrement d'avoir refusé une viande trop avariée :
    Elle se sent un peu mieux, mais ce n'est pas encore le cas à l'intérieur de la maison, où en la voit relativement complexée face à cette étrange lumière :
    C'est alors qu'on la voit pour la première fois avec la femme de Johannes Vermeer, Catharina (Essie Davis), laquelle daigne enfin lui parler, et désigne  à Griet le propre bureau du maître - où elle n'a hélas plus le droit de se rendre en personne :
    Il importe peu, en fait... Car c'est l'un des points décisifs du film, celui où l'on découvre Griet en train d'observer le moule de corps féminin, s'entrevoir - durant une seconde - dans une glace étrangement ressemblante au tableau pas encore fait, puis enfin de dévorer La Dame au collier de perles (1664), qui représente l'épouse du mécène local portant déjà les perles en question :

    Elle s'aperçoit ensuite qu'existe un matériel qu'elle ignore encore, la fameuse chambre noire - qui permet de mieux décortiquer les couleurs existantes :

    Vient alors le moment où elle doit se rendre chez le mécène en question, Pieter van Ruijven (Tom Wilkinson), pour lui vendre l'une des toiles de Johannes Vermeer :
    Cela pourrait mal se passer, mais le mécène ne fait pour l'instant que des allusions... En montrant au passage à la jeune fille l'une des toiles que Johannes Vermeer a peint pour lui, Le Verre de vin, où il serait soi-disant représenté avec sa femme en train de boire :
    Un grand mystère, n'est-ce pas ?
    Toujours est-il que Johannes Vermeer apparaît enfin d'une façon bien plus concrète, en train de jouer aux dames avec l'une de ses filles - Cornelia (Alakina Mann), malheureusement l'une des plus haineuses de Griet, à laquelle elle réserve plus d'une mauvaise surprise :
    Au milieu de l'Opus, se découvre enfin la fête somptueuse à laquelle Pieter van Ruijven veut absolument assister... Et où les différences envers les servantes et la haute classe sont encore plus visibles que d'habitude :
    C'est le moment pour Griet de profiter, le lendemain à la campagne, de l'autre Pieter - homme qui, d'après ce que l'on sait, l'épousa quelques années plus tard, et devint ainsi le père de deux garçons (ce qui est beaucoup plus raisonnable que les onze enfants dont le couple Vermeer était pourvu !) :
    Tout ce que nous apprenons vient en fait d'un livre du même titre, publié en Angleterre en 1999 par Tracy Chevalier, et qui lui-même est fondé sur la toile en question, La Jeune Fille à la perle - avec très peu d'éléments rajoutés. En tous cas, ce que l'on sait, c'est que Catharina, l'épouse de Johannes Vermeer, finit par devenir de plus en plus jalouse de Griet, étant donné que Johannes réalise un tableau à partir d'elle - alors qu'il a toujours refusé à sa femme de poser :
    Elle sera sur le point de découvrir, puis de lacérer la toile, lorsqu'heureusement Johannes Vermeer la découvre, et finit par l'en empêcher. Une autre personne, que nous découvrons plus longuement à ce moment précis, se révèle également très influente : Maria Thins (Judy Parfitt), la mère de Catharina, qui est non seulement propriétaire de la maison, mais se débrouille en outre très bien pour vendre tous les tableaux de son beau-fils à Pieter van Ruijven, le mécène local :
    Il se passe ensuite nombre de choses désagréables, tel que la tentative de viol de Griet par ce mécène, ou encore le "faux vol des perles" par cette même servante, qui en réalité ne sait rien de ce qui s'est passé - un coup en fait totalement monté par la petite Cornelia, et qui va se trouver lourdement payé de la volonté de Maria Thins.
    Mais l'essentiel reste dans l'idée que Cornelia a ainsi donné à Johannes Vermeer : enrichir son tableau par le port des deux perles, qui le rendra totalement unique... Au début, Griet refusera, n'ayant jamais porté de boucle d'oreille. Mais étant donné l'insistance du peintre, elle finira par accepter cela de ses propres mains, quel que soit ce qu'il en coûte :
    "Look at me !", c'est le peu qu'il lui dira durant toute cette scène magique, où nous voyons se dérouler le dernier final de cette toile remarquable :
    Tout comme moi, vous serez bien obligé de constater l'étonnante ressemblance entre d'un côté l'actrice :
    Et de l'autre la vraie Griet, peinte en 1665 :
    N'est-ce pas ?

    L'on a évidemment beaucoup parlé de la performance de Scarlett Johansson, mais il ne faut pas en dire moins de celle de Colin Firth, l'interprète de Johannes Vermeer, et de la réalisation de Peter Webber, remarquable dans son dosage des formes et des couleurs, qui nous replace fort bien dans Delft à cette époque.

    Ultime chose dont je vous ai fait part dès le début, c'est de la perfection de la musique associée - écrite par Alexandre Desplat -, et qui tout en n'étant pas baroque, va entièrement avec les images concernées, comme vous pourrez vous en rendre compte ici :

    Je ne sais pas si vous aimerez ce film autant que moi, mais je l'ai trouvé absolument parfait : il se replace très fidèlement dans la ville de Delft au XVIIème siècle, évoque juste en douceur la personnalité des différents protagonistes, retrace éloquemment les difficultés de la peinture en cette époque, et vous donne à aimer - si vous ne le connaissez pas encore - Johannes Vermeer. Meilleure preuve avec le suivant trailer - qui ne dure que deux minutes, et en plus est sous-titré :

    En tous cas, j'espère qu'il vous plaira autant qu'au différents jurys du monde entier, qui lui ont donné une bonne dizaine de récompenses - dont la plupart qualifient avec éloquence Peter Webber ou Eduardo Serra, le responsable de la photographie !
    Autres biopics (avec entre parenthèses la date du film, et le nom de la personne traitée) : Patton (1970, George Patton), Barry Lyndon (1975, Barry Lyndon), Raging Bull (1980, Jake LaMotta), Elephant Man (1980, John Merrick), Amadeus (1984, Wolfgang Amadeus Mozart), Bird (1988, Charlie Parker), Ed Wood (1994, Ed Wood), Braveheart (1995, William Wallace), A Straight Story (1999, Alvin Straight), The Insider (1999, Jeffrey Wigand), Ali (2002, Cassius Clay), Frida (2002, Frida Kahlo), Aviator (2004, Howard Hughes)Marie-Antoinette (2006, Marie-Antoinette), The Last King of Scotland (2006, Idi Amin Dada), La Môme (2007, Edith Piaf), Into the Wild (2007, Christopher McCandless), Zodiac (2007, Arthur Leigh Allen & Robert Graysmith), Valkyrie (2008, Adolf Hitler & Claus von Stauffenberg), Invictus (2009, Nelson Mandela), J. Edgar (2011, J. Edgar Hoover), Silence (2017, jésuites portugais), Benedetta (2021, Benedetta)

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