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  • mercredi, mai 20, 2026

    THELMA & LOUISE (RIDLEY SCOTT)

    Il s'agit cette fois d'un autre film de Ridley Scott, daté de 1991, dont le scénario est dû à Callie Khouri, et failli ne jamais voir le jour, du fait de son engagement féministe, et de sa fin on ne peut plus noire. Finalement, il est bel et bien sorti, doté d'un budget de 16 millions de dollars, et nous raconte au travers de tous les Etats-Unis l'histoire de deux femmes amies de longue date, dont l'excursion va hélas se transformer assez vite en cauchemar...

    Comme le dit fort justement Wikipédia à ce propos, il s'agit d'un film assez étonnant, non seulement parce qu'il prend pour thème principal le parcours insensé du territoire par deux femmes de plus en plus angoissées, mais surtout parce qu'il remet en valeur plusieurs types de cinéma, qu'il s'agisse de buddy movies, de road movies, de films policiers et de westerns. Je vous conseille donc de bien consulter cette longue note, de la même façon que je m'en suis donné la peine au sujet de Blade Runner, autre œuvre monumentale de Ridley Scott...

    Nous pouvons maintenant commencer la vision de l'Opus, en nous demandant : mais qui sont ces deux femmes ? Dès le début, ceci nous est montré en commençant par - apparemment - la plus solide et organisée des deux, Louise Sawyer (Susan Sarandon), qui profite de son métier de serveuse et de son week-end pour inviter sa meilleure amie à une petite randonnée :

    Coup de téléphone qui charme bien sûr Thelma Dickinson (Geena Davis), bien que celle-ci soit à priori totalement l'opposée de Louise, puisqu'elle est au départ la femme au foyer frustrée et docile de Darryl, son mari :
    Louise vit de son côté seule, mais Thelma doit supporter son époux Darryl Dickinson (Christopher McDonald) à longueur de journée, ce qui ne rend pas la décision de partir aussi facile que prévue :
    Néanmoins, elles y arrivent tout de même, malgré déjà de grosses différences dans leurs façons d'organiser ce départ, et décident finalement de s'arrêter après un peu de route dans une boîte de nuit, où se pratique la danse... Apparemment, tout semble bien se passer, avec au départ un grand engouement de Thelma pour l'alcool, et surtout un homme, Harlan Puckett (Timothy Carhart) :
    Au départ, celui-ci est charmant... Mais cela se dégrade très vite, et Thelma se trouve pris dans un viol sordide, dont elle n'a pas les moyens de se tirer :
    Heureusement, elle n'est pas toute seule, et Louise se pointe bientôt avec une menace très claire :
    Qu'elle semble ne pas vouloir exécuter au début... Mais qui, avec les mots très crus et injurieux de Harlan Puckett, ne semble pas lui donner d'autres alternatives : 
    Résultat ? A court terme, c'était la seule chose à faire, personne n'en doute.... Mais à plus long terme, sachant que Louise, contrairement à Thelma, ne veut absolument pas prévenir la police, la seule solution restante est de transformer cette petite randonnée en balade bien plus vaste, la fuite vers le Mexique :
    Nous en sommes à la fin de la première phase du film, où tout s'est du reste pas mal transformé depuis ce qui était prévu au début... Nous reste à découvrir Jimmy Lenox (Michael Madsen), non pas le mari, mais simplement le petit ami de Louise, qui a pour l'instant pour seule tâche celle consistant à avancer un peu d'argent à cette randonnée, bien plus longue que prévue :
    Et mine de rien, cela plait énormément à Louise :
    C'est d'ailleurs le meilleur moyen pour Ridley Scott d'opposer ce couple, qui malgré son inexistence officielle semble bien solide, à celui de Thelma et Darryl, où ce dernier - malgré leur véritable mariage - semble toujours sur le point de disjoncter :
    Avec ce fait relativement troublant, celui que Thelma lui dit seulement avec qui elle se trouve, puis lui raccroche tout simplement au nez :
    Ceci montre déjà à quel point elle est en train de changer, passant du statut de femme ennuyeuse à celui de jeune fille de plus en plus indépendante, et libre de faire ce qu'elle veut... Ce qu'elle va tenter d'accomplir avec un jeune homme, bien plus poli et courtois que le précédent Harlan Puckett, l'auto-stoppeur J.D :
    Dans un premier temps, Louise envoie bouler ce dernier, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'ordinaire et de prévisible, sachant que Thema va se rallier à ses opinions... Mais il en va différemment lors d'une seconde rencontre, J.D se retrouvant donc comme le troisième passager de la voiture - et là, il faut tout de même rappeler que ce rôle fut confié à Brad Pitt, alors pour la première fois dans un vrai film, ce qui allait tout simplement lancer définitivement sa carrière :
    C'est d'ailleurs lui qui se pointe "comme par hasard" dans l'hôtel, sous une pluie battante, et prétexte son manque d'auto-stop pour se réfugier auprès de Thelma :
    Et mine de rien, ils s'entretiennent tous les deux de leur passé lourd ou ennuyeux, jusqu'à ce que J.D finisse par lui révéler son activité actuelle, peu dangereuse et rapportant beaucoup d'argent :
    Cela n'a pas l'air très compliqué, n'est-ce pas ? Il suffit de se montrer poli, de bien préciser ses règles, et de partir aussi vite qu'on est arrivé :
    Je ne vous parlerai pas de la suite, qui est assez évidente... Mais toujours est-il que ceci satisfait grandement Thelma, qui ne s'est pas éclaté comme ça depuis une éternité, ceci se voit tout de suite avec l'air radieux de son visage :
    Sauf que cela va malheureusement dans un tout autre sens pour Louise, qui s'aperçoit que le fameux J.D en a profité pour tirer tout l'argent, et partir de la façon la plus incognito possible :
    Nous en sommes rendus de fait à la moitié du film, où l'inversion des deux mentalités va d'abord s'exercer d'une façon plutôt subtile :
    Avant d'éclater au grand jour, lorsque Thelma décide - inspirée par J.D - de cambrioler une petite épicerie, sans la plus petite gène ou le moindre complexe :
    Elles repartent avec ce qu'il faut pour vivre, et la pauvre Louise, totalement en rupture avec elle-même, s'avère pour l'heure incapable de comprendre comment cela a-t-il été possible :
    Et du reste, elle fait bien... Car les policiers, représentés par Hal Slocombe (Harvey Keitel) et dirigés par Max du FBI (Stephen Tobolowsky), sont à la recherche de ces deux femmes depuis que tout a commencé, jusqu'à ce qu'ils parviennent à intercepter toute une vue du cambriolage de Thelma :
    Pour l'instant, on ne les voit pas encore beaucoup... Mais l'on peut déjà déchiffrer sur le visage du mari de Thelma une totale incompréhension, qui ne va pas s'améliorer avec le temps :
    C'est le moment précis où le film devient marqué d'un certain humour - ce que réalise Ridley Scott, en entrelaçant de plus en plus la fuite en avant de Thelma et Louise, avec des épisodes divertissants tel celui du camionneur attiré par le sexe (Marco St. John) :
    On a pu penser, comme certains, que ces images sont la marque d'un caractère misandre... Mais je ne le crois pas du tout, et me doute fort bien que ce genre de plaisanterie - qui a l'air d'un hommage ironique - soit relativement répandu aux USA :
    Le résultat sur les deux jeunes filles est du reste assez évident, n'est-ce pas ?
    En tous cas, il est très important de distiller les deux courants, car plus l'humour des femmes s'envole, plus les policiers se rapprochent d'elles... Notamment avec cette arrestation de J.D, lequel est considéré comme un vaste pervers par Darryl (le mari de Thelma), malgré ce qu'il tente d'expliquer :
    En tous cas, c'est très loin de ce que pense l'enquêteur Hal Slocombe (Harvey Keitel), qui en quelques secondes lui met tout sur le dos, cherchant à protéger coûte que coûte les deux femmes de la volonté masculine... Il est du reste à noter que c'est la première fois de sa vie qu'Harvey Keitel exécute un rôle sympathique, toujours marqué dans le passé par le côté négatif des personnages (notamment dans Taxi Driver de Martin Scorsese) :
    Plus cela va dans ce sens, et plus l'humour intervient afin de rattraper la fuite éperdue des victimes... En commençant par cette scène totalement insolite, où un policier au profil en apparence très "nazi" (Jason Beghe) se retrouve, l'espace de quelques secondes, comme l'otage potentiel des deux femmes, et surtout de Thelma :
    Elles restent très courtoises jusqu'au bout, où elles le plongent dans le coffre de sa voiture, non sans lui avoir demandé en cadeau une paire de lunettes et une ceinture :
    La phase d'après est par contre nettement plus tendue, avec le retour une fois de plus du camionneur pornographique, lequel trouve l'immense bêtise de s'arrêter sur la route afin de se les faire toutes les deux, ce qu'il va avoir beaucoup de mal à effectuer - meilleure preuve avec ce plan directement tiré des films westerns :
    Pourtant, elles sont plutôt sympathiques, non ? Elles ne tirent pas tout de suite, et lui laisse même la possibilité de s'en sortir avec quelques paroles d'excuse :
    Mais rien à faire, il ne s'améliore pas... C'est la raison pour laquelle Thelma et Louise, plutôt que de tirer sur lui, visent directement la "grosse bête" de l'homme, le camion-citerne :
    Il s'agit de l'une des scènes les plus frappantes, surtout dans l'incompréhension qui oppose l'homme et la femme, apparemment incapables de se supporter... Mais ceci en revient à un point civilisé avec le cycliste noir (Noel Walcott), qui tombe comme par hasard sur le policier séquestré dans son propre coffre, et le délivre d'une façon très particulière - mais je vous laisse revoir le film pour bien apprécier ce dernier point humoristique :
    Car il s'agit hélas du dernier, et nous arrivons au final bien plus nerveux, avec pour commencer la chasse des deux femmes à l'aide de voitures très puissantes - bien que souvent recadrées à leur juste place :
    Max, l'agent du FBI, décide de leur envoyer aussi l'hélicoptère afin de les traquer jusqu'au bout :
    Ce qui va bien sûr se produire, mais pas du tout de la façon dont on s'y attendait... Et là encore, les principales décisions viennent de Thelma, même si Louise, faute de mieux, ne peut qu'approuver :
    Il ne reste plus qu'à Hal Slocombe, le seul homme à avoir encore une vision positive de ces deux femmes, à se précipiter pour tenter de sauver celles-ci, que tout le monde prend désormais pour des criminelles :
    Mais bon, comme chacun (ou presque) le sait, il en va tout à fait différemment :
    En pure théorie, ce film devrait finir par une happy end bien classique... Mais comme cela est mis en place par la scénariste elle-même, Callie Khouri, cette scène - qui fut la toute première du scénario - met en place une fin tout à la fois tragique et mystique, ce qui tient beaucoup à la pure réaction des spectateurs :

    Vous ne l'avez jamais vue, et vous disposez d'une minute ? Je vous en prie, regardez cette fin sublime, quel que soit le point de vue où l'on se situe :

    Bon, de même que Thelma et Louise, j'en ai terminé avec ce film - d'une fin tellement particulière pour l'époque, que cela a failli rendre le tournage impossible, par la mauvais volonté des producteurs et leur opposition au féminisme alors naissant... Bien sûr, j'aurais énormément de chose à vous dire sur ce chef-d'œuvre visiblement apprécié dans le monde entier, mais comme je l'ai déjà dit précédemment, je préfère vous recommander l'énorme article de Wikipédia, et vous offre juste un tout petit résumé, faute de mieux :

    C'est pas mal, non ? Film prenant d'un bout à l'autre, très belle lumière, paysages hallucinants, bonne dose d'humour, et même l'une des premières musiques de Hans Zimmer, on peut difficilement offrir quelque chose d'autre, je crois... La seule chose qui me rend triste, c'est que plus de trente ans après, ce scénario reste hélas toujours d'actualité ; comme si l'homme était incapable de s'améliorer un tout petit peu, en l'espace de tant d'années stériles, et d'une vision de plus en plus mondiale de tous ces évènements. C'est triste, non, vous ne trouvez pas ? (16 décembre 2021)
    Tiens, ARTE vient de reprojeter hier soir ce grand film de Clint Eastwood, The Gaunlet, et qui montre curieusement le même genre de situations propre au film de Ridley Scott, alors qu'il date de 1977 ! Le projet est certes un peu différent, puisqu'il se fixe sur les rapports complexes entre un homme et une femme, mais hormis ce détail, les thèmes sont les mêmes, qu'il s'agisse des raisons de fuite (liée à un viol dans les deux cas), des caractères complètement opposés des deux êtres, qui finissent par s'harmoniser, ou enfin du road movie délirant dans lequel cela finit par nous embarquer...
    A se demander si, quelque part, Callie Khouri - qui a écrit intégralement le scénario de Thelma & Louise - ne s'en est pas inspiré quelque peu ? En tous cas, pas pour la fin, vu que celle-ci est nettement plus optimiste chez Clint Eastwood, qui a l'art de bien finir les choses !
    Autres films du même réalisateur : AlienBlade RunnerBlack Rain

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    vendredi, septembre 20, 2024

    BRONCO BILLY (CLINT EASTWOOD)

    Tourné en 1980 juste après The Gauntlet (1977), Bronco Billy est un film qui, mine de rien, nous présente un scénario assez proche de celui-ci, notamment dans son opposition initiale entre Clint Eastwood et Sondra Locke, qui fort heureusement va de plus en plus se résoudre à l'approche de la fin très positive.
    Il faut bien savoir qu'ils sont en réalité amants, ceci depuis The Outlaw Josey Wales (1976) où ils se sont rencontrés, et même si ils ne se sont jamais véritablement mariés, ils resterons ensemble jusqu'à Sudden Impact (1983), date à partir de laquelle la situation va hélas se dégrader...
    Toujours est-il que Bronco Billy McCoy (Clint Eastwood), présenté par Doc Lynch (Scatman Crothers), se présente comme le patron d'un cirque ambulant digne des anciens Wild West Shows - autrement dit un spectacle itinérant scénarisant les stéréotypes du cowboy et de l'indien, et qui se passe dans l'Idaho et l'Oregon, contrairement au plus moderne Gauntlet, situé à Phoenix et Las Vegas :
    Auprès du public, tout a l'air de très bien marcher :
    Mais il en va bien différemment lorsqu'une fois son grand numéro terminé, il se dispute avec ses employés, qu'il n'a pas payé depuis au moins six mois :
    Pendant ce temps-là, et d'une façon qui à priori n'a rien à voir, Antoinette Lilly (Sondra Locke) doit se marier avec John Arlington (Geoffrey Lewis), avant d'avoir trente ans - telle est la volonté de son père... Mais John Arlington, exacerbé par son comportement, la quitte brusquement, en emmenant d'un seul coup ses papiers et son argent :
    Antoinette Lilly rencontre donc pour la première fois Bronco Billy - sous l'œil de Doc Lynch -, seulement afin de lui demander 10 cents pour téléphoner :
    Mais vu son comportement, Bronco Billy finit par la virer en pleine nuit de son camion... Ce n'est qu'au petit matin qu'il accepte finalement de lui prêter l'argent dont elle a besoin pour téléphoner, à la seule condition qu'elle s'intègre à l'équipe, au moins pour un temps :
    Au même moment, le juriste Edgar Lipton (William Prince) s'entretient avec Irène Lilly (Beverlee McKinsey), la belle-mère d'Antoinette Lilly - lui faisant plus ou moins croire que John Arlington l'aurait en fait assassinée :
    Une fois parvenue dans l'Idaho, Antoinette Lilly joue au départ le rôle pour lequel elle a été engagée - à ses yeux sans le moindre problème :
    Mais malgré son aspect heureux vis-à-vis du public, Bronco Billy finit par se disputer violemment avec elle, qui ne respecte ni son texte ni ses indications - ce qui le met hors de lui :
    Une fois repartie donc pour la seconde fois de son propre côté, elle découvre subitement qu'elle serait morte assassinée - comme l'annoncent les journaux :
    Son ex-mari John Arlington se voit vite convaincre par le conseiller de Irène Lilly, Edgar Lipton, d'accepter la somme d'un demi-million de dollars - en échange de quelques années passées dans un asile, selon lui bien plus sympathique que ce que l'on en dit habituellement :
    Finalement, Antoinette Lilly se voit finalement réengagée par Bronco Billy... Et peu de temps après, le chef Big Eagle (Dan Vadis) et Lorraine Running Water (Sierra Pecheur) annoncent leur futur bébé :
    Du coup, ils décident tous d'aller fêter cela dans un bar, mais peu de temps après, Bronco Billy devient de plus en plus nerveux face au comportement d'Antoinette Lilly, d'une froideur inconcevable... Il finit tout de même par l'inviter à danser, et tente de l'embrasser, ce qui provoque un immense chaos :
    Cette monstrueuse bagarre toujours en cours, Antoinette Lilly finit par sortir de l'établissement, mais se fait brutalement agresser par deux fermiers, qui l'insultent avant de se livrer à autre chose... Par miracle, ceux-ci se trouvent très vite confrontés à Bronco Billy, qui n'y va pas de main morte pour les éliminer :
    Une fois terminée cette mise au point, seul Leonard James (Sam Bottoms) décide de rester dans la boîte, afin de continuer à se battre... Tandis que les autres préfèrent se retirer pendant qu'il en est encore temps, notamment Bronco Billy et Antoinette Lilly, qui subitement apparaissent nettement plus sympathiques :
    Hélas, peu de temps après, la police locale arrête directement Leonard James, non seulement pour le fait de s'être livré à une bagarre, mais surtout pour son passé d'ancien soldat, n'ayant pas voulu combattre au Vietnam... Depuis le début, Leonard James voyait très mal Antoinette Lilly comme un porte-malheur, mais là, beaucoup de gens - sauf Bronco Billy - sont du même avis :
    Sur son intention, Bronco Billy essaye de régler ça avec le shérif Dix, mais en vain... Au final, il fait tout ce qu'il peut pour ne pas le froisser, et s'en va après lui avoir dit tout ce qu'il voulait entendre, "Vous êtes le plus rapide"  - bien qu'il ne le pense pas vraiment :
    Instant crucial du film, qui semble de plus en plus donner raison à Leonard James et sa vision d'Antoinette Lilly comme porte-malheur : le chapiteau entier prend feu... Ce qui les met tous dans une situation impossible à gérer :
    Et ce n'est pas Doc Lynch - l'interprète de tout le groupe - qui va réussir à convaincre Bronco Billy de la malédiction d'Antoinette Lilly :
    Bien au contraire, Bronco Billy a une idée délirante de l'attaque du train - que même Antoinette Lilly ne va pas parvenir à empêcher :
    C'est la nature qui va s'en charger, rendant la vitesse de la voiture nettement inférieure à celle du train - qu'ils laissent du coup tomber faute de mieux :
    Il reste toutefois une dernière idée à Bronco Billy : rendre visite à l'hôpital du Dr Canterbury (Woodrow Parfrey), qu'il connait bien depuis fort longtemps...  Et c'est là où ils vont pouvoir refaire un nouveau chapiteau (entièrement en drapeaux des Etats-Unis), ce dont Bronco Billy s'empresse de remercier tout le monde :
    Et plus particulièrement Antoinette Lilly, avec qui il se sent en parfaite harmonie - ce qui est bien sûr le cas, dans la vie réelle des acteurs :
    Malheureusement, c'est aussi là qu'Antoinette Lilly rencontre son ancien mari, le détenu John Arlington - d'où s'entame une discussion assez tendue avec le FBI, qui ne va finalement se résoudre qu'avec l'acceptation de cette dernière de se rendre à New York, afin de rencontrer tous les gens concernés :
    Au cours de ce débat définitif à New York ente Antoinette Lilly et sa belle-mère Irène, cette dernière finit par se résoudre à l'inacceptable, faute de mieux :
    Suite à quoi l'on assiste à ce rappel urgentissime de Lorraine Running Water à Antoinette Lilly - qui nous fait brièvement croire à une fin quelque peu négative :
    Mais ce n'est bien sûr pas du tout le cas, évidemment :
    Comme il en fit cruellement l'expérience, ce film beaucoup plus comique que les précédents (Play Misty for Me, The Eiger Sanction ou The Gauntlet) marcha très bien, mais fut pour Clint Eastwood l'objet d'une polémique assez vivace, où la Warner déclare : "Les gens aiment voir Clint Eastwood avec un cigarillo dans la bouche et un flingue dans la main".
    Il restera donc près de vingt ans avant d'aborder à nouveau ce genre avec Space Cowboys (2000), qui non seulement racontera avec brio une histoire plutôt drôle, mais surtout très réelle - contrairement à ce que l'on croit. Si vous n'avez pas encore vu Bronco Billy, je pense que vous aimerez vraiment ! 

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