FULL METAL JACKET (STANLEY KUBRICK)
Un pur chef-d'œuvre, évidemment, tourné en 1987...
Nous ne sommes pas chez n'importe qui, mais chez Stanley Kubrick (autrement dit, vu de mon humble point de vue, le Johann Sebastian Bach du cinéma) !
1) Définitivement, Stanley Kubrick, après s'être assez longtemps consacré au format 16/9 dans la plupart de ses films précédents, revient de nouveau à l'ancien format 4/3, qu'il utilisera également pour son ultime Eyes Wide Shut...
2) Grand amoureux de la musique classique, cet ultime film fut basé sur la très étonnante forme rétrograde due à Alban Berg (ABCDE...EDCBA), alors que cet avant-dernier rappelle de façon irrésistible la fameuse Symphonie Inachevée de Franz Schubert, divisée en deux parties complètement différentes, mais environ de la même durée d'environ 40 minutes chacune !
3) Troisième phénomène étonnant de sa part concernant cette dite musique classique : il n'en utilise absolument aucune dans ce film, contrairement à pratiquement tous les autres ! D'une façon très frappante, il se base dans la seconde partie sur un thème très étonnant dû à sa propre fille Vivian Kubrick (dont je reparlerai le moment venu), mais se consacre tout le reste du temps aux Rock'n Roll des années soixante, qui devaient du reste être les morceaux favoris des soldats du Vietnam...
Ceci dit, il reste comme toujours absolument d'abord basé sur la musique, et ensuite seulement sur la coïncidence exacte des images, comme le montre parfaitement le générique du tout début, où le moindre plan consacré à chaque acteur (et donc à chaque soldat destiné à intégrer le camp d'entrainement des Marines) change exactement à chaque premier temps du morceau de Rock'n Roll (à 4/4), hallucinant :
Nous ne sommes pas chez n'importe qui, mais chez Stanley Kubrick (autrement dit, vu de mon humble point de vue, le Johann Sebastian Bach du cinéma) !
1) Définitivement, Stanley Kubrick, après s'être assez longtemps consacré au format 16/9 dans la plupart de ses films précédents, revient de nouveau à l'ancien format 4/3, qu'il utilisera également pour son ultime Eyes Wide Shut...
2) Grand amoureux de la musique classique, cet ultime film fut basé sur la très étonnante forme rétrograde due à Alban Berg (ABCDE...EDCBA), alors que cet avant-dernier rappelle de façon irrésistible la fameuse Symphonie Inachevée de Franz Schubert, divisée en deux parties complètement différentes, mais environ de la même durée d'environ 40 minutes chacune !
3) Troisième phénomène étonnant de sa part concernant cette dite musique classique : il n'en utilise absolument aucune dans ce film, contrairement à pratiquement tous les autres ! D'une façon très frappante, il se base dans la seconde partie sur un thème très étonnant dû à sa propre fille Vivian Kubrick (dont je reparlerai le moment venu), mais se consacre tout le reste du temps aux Rock'n Roll des années soixante, qui devaient du reste être les morceaux favoris des soldats du Vietnam...
Ceci dit, il reste comme toujours absolument d'abord basé sur la musique, et ensuite seulement sur la coïncidence exacte des images, comme le montre parfaitement le générique du tout début, où le moindre plan consacré à chaque acteur (et donc à chaque soldat destiné à intégrer le camp d'entrainement des Marines) change exactement à chaque premier temps du morceau de Rock'n Roll (à 4/4), hallucinant :
Super gai d'emblée, n'est-ce pas ? En tout cas, beaucoup plus gai que lorsque ces futurs soldats vont se trouver formés et éduqués par le monstrueux sergent Hartmann, interprété par R. Lee Ermey, un acteur assez peu connu, mais qui fut autrefois un authentique sergent de ce même niveau, qui avait du reste offert à Stanley Kubrick un ouvrage de plusieurs centaines de pages consacré à toutes les injures possibles concernant ces "minables débutants" !
En soi, déjà comme une sorte de guerre très énorme, dans laquelle va hélas s'engager le pauvre Leonard Lawrence, incarné par l'acteur Vincent d'Onofrio, souvent peu reconnaissable dans certains de ses films, notamment Men In Black (où il joue le rôle de l'énorme cafard), mais également dans celui-ci, où il fut contraint de s'engraisser de 30 kilos !



Malheureusement, tout se passe de plus en plus mal pour Leonard Lawrence (la "grosse baleine"), malgré l'aide très sympathique de son collègue James Joker (Matthew Modine) :



Mais aussi banale scène des toilettes où Vincent d'Onofrio, malgré sa toute récente compétence en matière de fusils, va de plus en plus se révéler déjanté à 200 % :






Mais surtout en vertu de cette scène hallucinante, où l'on voit "grosse baleine" s'asseoir de nouveau tranquillement sur ses toilettes avec son arme favorite :
Durant laquelle l'on n'imagine même pas l'espace d'une seule seconde que son propre suicide ne va - justement - durer pratiquement qu'une seule seconde !
Du coup, sans la moindre transition (comme entre les deux mouvements d'une symphonie classique), rendez-vous direct et instantané au Vietnam, avec une ambiance d'un seul coup complètement différente, d'une part avec le défilé des prostituées locales :












Première fin du film : six plans absolument fabuleux... Qui pourraient presque tous être des tableaux (comme dans le précédent Barry Lindon), avec la fameuse obsession de Stanley Kubrick, soit sur des cadrages purement centraux, soit, comme Leonardo Da Vinci, sur le très fameux nombre d'or :








Alors bon, juste trois petits points pour terminer cet énorme article (encore plus que le précédent au sujet du Salon de Musique, sorry) !
1) Primo, je suis pour une fois plutôt fier de moi... Non seulement grâce au nombre de mes photos, grâce aussi à mon analyse, que j'estime plutôt musicale (trop facile de mon côté, quelque part, vu que Stanley Kubrick lui-même se base toujours sur ces thèmes en priorité !), mais surtout face à ma maîtrise progressive de Blogger, qui en vertu de ces images en 4/3 au lieu du 16/9 habituel, m'a contraint de passer beaucoup plus de temps sur HTML que d'habitude, snif...
2) Secundo, j'ai beau n'être pas trop mauvais dans ce domaine, inutile que j'essaye de me comparer, même de très loin, avec le fameux réalisateur Stanley Kubrick... Même si je ne me débrouille pas trop mal au piano, en général, jamais de ma vie je ne serais capable de réaliser un tel chef-d'œuvre aussi hallucinant, quasiment digne du Johann Sebastian Bach !
3) Tertio : une ultime chose chose dont j'avais prévu de parler, la pure folie de Stanley Kubrick concernant le choix des couleurs (très visible non seulement dans Barry Lyndon, mais encore plus dans son ultime Eyes Wide Shut... Alors si vous avez la patience de regarder toutes les photos que j'ai sélectionnées, disons qu'en gros :
a) De la N°1 à la N°15, tout est en vert et en marron...
b) De la N°16 à la N°26, d'un seul coup en bleu de nuit...
c) De la N°27 à la N°37, en alternance sur ces deux graphismes, tout en faisant d'ores et déjà prévoir la suite :
d) De la N°38 à la N°52, uniquement basées sur les couleurs du feu, jaune, rouge & orange, en résumé...
Bref, un film d'une pure et absolue perfection !
J'ai beau me le revoir depuis une vingtaine de fois, je commence déjà à me dire exactement la même chose que concernant Die Kunst der Fuge de J.S.Bach : si j'attends 5, 10 ou 20 ans, est-ce que ce film ne va pas encore se révéler de plus en plus génial ?
Si vous ne l'avez encore jamais vu : regardez-le... Absolument, et de toute urgence !
1) Primo, je suis pour une fois plutôt fier de moi... Non seulement grâce au nombre de mes photos, grâce aussi à mon analyse, que j'estime plutôt musicale (trop facile de mon côté, quelque part, vu que Stanley Kubrick lui-même se base toujours sur ces thèmes en priorité !), mais surtout face à ma maîtrise progressive de Blogger, qui en vertu de ces images en 4/3 au lieu du 16/9 habituel, m'a contraint de passer beaucoup plus de temps sur HTML que d'habitude, snif...
2) Secundo, j'ai beau n'être pas trop mauvais dans ce domaine, inutile que j'essaye de me comparer, même de très loin, avec le fameux réalisateur Stanley Kubrick... Même si je ne me débrouille pas trop mal au piano, en général, jamais de ma vie je ne serais capable de réaliser un tel chef-d'œuvre aussi hallucinant, quasiment digne du Johann Sebastian Bach !
3) Tertio : une ultime chose chose dont j'avais prévu de parler, la pure folie de Stanley Kubrick concernant le choix des couleurs (très visible non seulement dans Barry Lyndon, mais encore plus dans son ultime Eyes Wide Shut... Alors si vous avez la patience de regarder toutes les photos que j'ai sélectionnées, disons qu'en gros :
a) De la N°1 à la N°15, tout est en vert et en marron...
b) De la N°16 à la N°26, d'un seul coup en bleu de nuit...
c) De la N°27 à la N°37, en alternance sur ces deux graphismes, tout en faisant d'ores et déjà prévoir la suite :
d) De la N°38 à la N°52, uniquement basées sur les couleurs du feu, jaune, rouge & orange, en résumé...
Bref, un film d'une pure et absolue perfection !
J'ai beau me le revoir depuis une vingtaine de fois, je commence déjà à me dire exactement la même chose que concernant Die Kunst der Fuge de J.S.Bach : si j'attends 5, 10 ou 20 ans, est-ce que ce film ne va pas encore se révéler de plus en plus génial ?
Si vous ne l'avez encore jamais vu : regardez-le... Absolument, et de toute urgence !
Autres films du même réalisateur : Le Baiser du tueur, L'Ultime Razzia, Les Sentiers de la gloire, Lolita, Docteur Folamour, 2001, l'Odyssée de l'espace, Barry Lyndon, Eyes Wide Shut
Libellés : Documentaire, Drame, Guerre, Histoire, Horreur, Kubrick
18 Comments:
Oh putain et merde...! lol ! Je viens de voir que le sergent Hartman se fait buter dans le film avant même de l'avoir vu !
A+++
Al Capitaine@ : Arf, j'espère au moins que je t'ai vraiment donné envie de voir - enfin - l'un des plus grands chefs-d'œuvre du monde, lol !
C'est sûr que s'il y a une scène qu'il ne fallait pas dévoiler, c'était bien celle-ci… Arghhhhhhh……………
Je vais sûrement aller le revoir sur grand écran à la rétrospective Kubrick à la cinémathèque, à ne pas manquer, ainsi que l'expo et tout et tout…prochainement…
http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/
Valérie
Oui je l'ai en dvd. Mais je ne l'ai toujours pas vu !
Valérie@ : Sûr et certain que sur grand écran, ce film doit être encore plus flippant... Notamment lors de la scène finale, dont j'ai réussi (par miracle) à capturer la vidéo !
Al Capitaine@ : Arghhhh, je me tais, là... Je n'ai pas envie d'être "méchant", lol !
C'est très intéressant d'agrémenter ces scènes cinématographiques légèrement crues et nauséabondes d'un peu de ton savoir musical.
Merci
Sabine
Sabine@ : Merci à toi...
C'est vrai que quelque part, Stanley Kubrick semble dans ce film compenser l'absence totale de musique classique par une construction formelle souvent extrêmement proche de certaines Sonates ou Symphonies !
bonsoir
c'est drole moi aussi je m'appelle sabine mais comme je signe plus coming soonn sur mon blog j'espère que tu ne pense pas que le premier comm signé sabine est de moi. En tout cas je n'ai jamais vu ce film donc j'aurais du mal à parler dessus. Ton article donne envie de le voir mais pas vraiment les images.
Et puis je déteste 2001... que je trouve être une perte de temps qu'on considère comme un chef d'oeuvre.
voilà! t'as vu j'ai pris le temps de t'écrire un commentaire ;-)
Ne t'inquiète pas, je n'ai fait aucune confusion (d'autant plus que depuis peu, l'autre Sabine signe désormais toujours SabineChan) !
Certes, FULL METAL JACKET, son avant-dernier film, est absolument à voir, mais c'est extrêmement "hard", je préfère te prévenir d'avance...
Quant à 2001, inutile que je t'en parle davantage, vu que je connais ton (étrange) point de vue !
Pour moi, il s'agit quasiment d'une œuvre fétiche, mais tout comme les symphonies de Bruckner, il m'a fallu attendre un certain âge avant de la comprendre (et de la vénérer) totalement... Donc, tu as tout le temps qu'il te faut, rien d'urgent, lol !
Il faut que je vois celui-là aussi et Docteur Folamour!
Bon.. va falloir que je revienne chez toi faire une nuit dvd! lol
en passant par le resto turc bien sûr!
Marrant, cette intuition... Docteur Folamour, je viens en effet tout juste de me le revoir ce soir, comme par hasard, lol !
Un film lui aussi géantissime, dont je vais peut-être parler très bientôt...
En tout cas, bienvenu chez moi pour une nuit DVD et le fameux restaurant Turc, très volontiers, dès que ceci sera possible de ton côté !
Hâte de le revoir celui là aussi !
Grandiosissime !
Pas grand chose d'autre à dire, ta tout dit, je reviendrais après revisionnage x)
Longue vie à ton blog.
Rémy@ : C'est sûr que tu as raison, j'en ai peut-être un peu trop dit, au sujet de ce film... Mais thanks pour tes vœux !
Ouf ! Je viens de rectifier l'énorme récent "bug" de BLOGGER en réussissant à replacer toutes les images de façon centrale (y compris dans mon article au sujet de EYES WIDE SHUT)... N'empêche que ceci m'a pris près d'une heure en HTML intégral, alors que leur Site était bien plus cool autrefois, ce qui me gave à 200%, évidemment, XD !
Très drôle, le bouquin avec toutes les insultes sur les débutants dans l'armée: les éditeurs sont culottés des fois, quand même...
J'aime aussi beaucoup les morceaux dans ce film. Bien vu, le coup des couleurs!
Chah@ : Tant mieux que tu aies aimé mon analyse des couleurs (ce qui est presque toujours le cas chez Stanley Kubrick, du reste)... Par contre, petite précision au sujet du "bouquin" de R. Lee Ermey : je crois que ce livre n'a jamais été publié, mais qu'il s'agissait en fait d'un recueil personnellement écrit pour le réalisateur, justement !
Drôle de relire cet article huit ans plus tard. Là j'ai été plutôt sensible aux analyses de la musique. En effet c'est un maniaque! Eh oui, la périphrase "le Jean-Sébastien Bach du cinema" est bien trouvée, c'est un peu comme ça que je le voyais aussi quand tu me parlais de ses films.
Oui, tu as bien raison… Et encore : pour ce film, Stanley Kubrick s'abstient relativement de ses habitudes "classiques", qui lui reviendront bien en tête pour son ultime film, "Eyes Wide Shut" !
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