VOUS NE LAISSEZ PAS DE COMMENTAIRE ? QUELLE QUE SOIT LA DATE DE L'ARTICLE, SOYEZ COOL, CAR JE NE SUIS PAS ENCORE MORT !
1) Vous avez beaucoup de temps, et vous cherchez alors LE FILM À VOIR (par réalisateur ou par titre), sachant que vous pourrez très facilement revenir à la première page... Si en outre vous laissez un commentaire, ce sera très bien !
2) Ou bien vous êtes pressé, et vous vous rendez sur l'un des articles concernant le cinéma mentionnés à droite, sous le titre "Mes Articles récents"...
Sorti en 1986, ce film se marque d'emblée par de larges différences du premier Opus (1979), dont nous allons citer les plus évidentes :
1) Les passagers du vaisseau ne sont pas seulement sept, mais en nombre beaucoup plus important... Et comme par hasard, le xénomorphe n'est pas unique lui non plus, allant même jusqu'à dévoiler une nouvelle présence, la mère de toutes ces créatures...
2) Se situant entre Terminator (1984) et Abyss (1984) du même auteur, ce film maîtrise beaucoup mieux les effets spéciaux, en préparation du sublime Terminator 2, ce qui marque également une grosse différence du premier Alien - lequel tirait toute son efficacité de la vision extrêmement brève que nous avions du monstre...
3) Enfin, non seulement Ridley Scott et James Cameron ne sont pas de la même génération, ayant une différence d'âge de 17 ans - le premier étant né en 1937, le second en 1954 -, en outre dans deux pays fondamentalement différents : l'Angleterre et le Canada. L'on peut croire que ceci n'a pas d'importance, mais le film, tourné en Angleterre par des acteurs essentiellement américains, mit un certain temps à trouver une stabilité entre les deux populations...
Le film connut en plus une version prolongée de 17 minutes (soit 2h17'), sortie en 1992 sur DVD, qu'heureusement je possède - étant donné que toute la récupération du lieutenant Ripley (Sigourney Weaver) à bord du Nostromo et sa présence à la réunion complète de la compagnie en font partie :
Au cours de cet entretien, elle apprend avec surprise de la bouche de Burke (Paul Reiser) que la durée de son voyage à bord a été de 57 ans, et qu'elle a ainsi perdu sa propre fille âgée de plus de 60 ans d'un simple cancer, sans jamais la connaître :
Elle répète sans cesse ce qui s'est passé sur le vaisseau, le décès particulièrement horrible de ses six accompagnateurs, mais en gros, personne ne la croît... Le directeur de la compagnie lui précise qu'il y avait une soixantaine de familles sur la planète LV4-26, ne faisant jamais part du moindre problème, et lui interdit du coup de retourner sur place en tant que lieutenant :
Une fois rendu sur LV4-26, on découvre tout d'abord ce petit jeune en train de rouler en tricycle, apparemment sans but... Mais ceci a un rapport avec un film très connu de Stanley Kubrick, n'est-ce pas ?
Bien sûr, il s'agit de Shining (sorti en 1980), dont James Cameron et Ridley Scott étaient de grands admirateurs :
Repartons sur la planète, où l'étrange vaisseau est filmée de la même façon que Ridley Scott - et met en valeur le travail de Hans R. Giger, qui n'a pourtant pas été engagé officiellement pour Aliens :
Attention, ce court extrait n'existe lui aussi que sur l'édition DVD... Celui où l'on voit Russ Jorden (Jay Benedict) attiré par une chose mystérieuse, très encouragé par ses deux enfants :
Et qui ressort quelques minutes plus tard entouré d'une bête sur le crâne (facehugger) - la mère appelant aussitôt la colonie, tandis que leur fille crie autant qu'elle le peut :
Petit détail (amusant pour un fumeur tel que moi) : la main de Sigourney Weaver tenant une cigarette fait fortement penser à celle du xénomorphe - autrement dit, Alien tel qu'elle l'a connu :
Burke est très inquiet, et cherche avec le lieutenant Gorman (William Hope) à persuader Ripley d'accepter de partir pour la planète LV4-26, dont ils sont depuis peu sans la moindre nouvelle... Elle hésite un peu, mais finit par accepter :
Ils montent donc tous à bord de USS Sulaco, où Ripley ne va pas tarder à faire connaissance de tous ces "gros bras" particulièrement vantards et bravaches, pensant presque tous qu'il ne s'agit que d'une simple mission de routine, rien de bien sérieux :
Meilleure preuve ici :
Il ne reste plus à l'équipage d'embarquer à bord d'une navette de transport, qui va les amener jusqu'à Hadley's Hope - le lieu où a été récemment attaqué Russ Jorden :
Au départ, ils se bornent à une simple entrée sur le territoire :
Mais celui-ci apparaît bien plus ravagé que le précédent vaisseau Nostromo, et l'on voit bien que les familles disparues se sont livrées, autant que possible, à des expériences sur les Aliens (qui s'écrit désormais au pluriel) - ce que Burke constate l'air assez effaré :
Tout d'un coup, un signal puissant apparaît sur l'un des capteurs :
Mais Ripley découvre qu'il s'agit en fait de la fille de Russ Jorden - qui refuse son prénom de Rebecca, lui préférant cent fois celui de Newt :
Celle-ci a beau avoir provisoirement échappé aux xénomorphes, elle pense que tous ces soldats, même surarmés, ne triompheront pas... Burke, Gorman et Ridley restent à l'intérieur d'un véhicule blindé pour diriger l'opération, mais les soldats s'introduisent dans la centrale, et constatent un environnement étrange - des parois recouvertes de secrétions organiques, ainsi que des facehuggers :
Ils découvrent très peu de temps après le corps d'un survivant - peut-être le frère de Newt -, qui les encourage à le tuer sans tarder :
Puis c'est la grande catastrophe, se manifestant par l'apparition de nombreux xénomorphes, qui finissent par éliminer les soldats Frost, Crowe, Wierzbowski, et le sergent Apone (Al Matthews) - Gorman se montrant totalement dépassé par les évènements :
Aussitôt, Ripley décide alors de prendre le véhicule blindé, et de foncer secourir les soldats encore en vie, Vasquez (Jenette Goldstein), Hudson (Bill Paxton), et le caporal Hicks (Michael Biehn, qui avait déjà joué un rôle très important dans Terminator) :
Une fois hors de danger, ils décident tous de retourner au USS Sulaco... Mais la caporal Ferro qui conduit la navette est instantanément tuée par un xénomorphe, et l'engin hors de contrôle s'écrase peu de temps après non loin du processeur atmosphérique :
Echappant de peu à l'explosion de l'aéronef, les soldats se réfugient à l'intérieur du complexe, pour une durée de dix-sept jours... C'est l'occasion pour Ripley de se réconcilier avec Bishop (Lance Henriksen) - un androïde très suspect à ses yeux vu le comportement de Ash dans le premier Alien -, mais qui lui révèle la possible existence d'une reine, qu'ils ne connaissent pas encore :
Tout le monde commence à mettre en place quatre tourelles automatiques, afin d'interdire l'entrée de leur refuge aux xénomorphes... Mais c'est bien trop tard :
Et ceux-ci apparaissent en nombre important... Burke profite de la confusion pour s'échapper, étant le principal responsable de toute cette situation catastrophique, mais il se fait rattraper à la dernière minute par un Alien , qui le tue instantanément :
De plus, Newt s'est fait attaquer au cours d'une petite promenade, et elle est secourue au dernier moment par Ripley, qui la dégage in extremis ;
Mais ce qu'elle découvre à ce moment-là est encore plus impressionnant... Une reine Alien, qui pond sans arrêt des œufs très tôt transformés en facehuggers, ce que Ripley entreprend aussitôt d'éliminer à l'aide de son lance-flammes :
La reine se détache alors de tous ses œufs, poursuivant violemment Ripley et Newt jusqu'au bord des ascenseurs :
Fort heureusement, les quatre survivants (Bishop, Hicks, Newt, Ripley) réussissent à la dernière minute à monter à bord de USS Sulaco - assistant non sans un certain plaisir à l'explosion nucléaire qui détruit toute la planète :
Mais ce n'est pas du vrai James Cameron, n'est-ce pas ? Bien au contraire, la reine a réussi à furtivement s'accrocher au vaisseau, et attaque tout de suite l'androïde Bishop - le coupant en deux :
Ripley tente alors sa dernière chance... Elle se pare de son robot automatique, et après une lutte acharnée, elle finit par appuyer sr le bouton ouvrant le sas, se débarrassant ainsi dans le vide de la reine :
Cette ultime scène est toujours à voir en VO, ne serait-ce que pour l'inoubliable réplique de Bishop : "Not bad, for an human !", où le "H" de "human" est aspiré d'une façon inimitable dans notre langue :
Bien sûr, on est loin de la finesse, de la subtilité, et de l'originalité de l'Opus fondateur... Mais globalement, ça marche plutôt bien, et c'est même ce qui fait toute l'originalité de la série : la très bonne idée de la 20th Century Fox d'avoir confié chaque film à un réalisateur différent (et pas des petites pointures, à chaque fois), de sorte que le thème, finalement plutôt mince et assez peu expansible du scénario initial, va se trouver complètement magnifié et transfiguré par la vision très personnelle des différents réalisateurs qui vont s'y attaquer.
La meilleure occasion pour s'en apercevoir est d'écouter James Cameron s'exprimer sur le sujet, au cours d'un interview (16') :
Son seul problème (comme du reste dans presque tous ses autres films) provient du choix des musiciens et des possibilités qu'il leur laisse, ici quasiment réduites à zéro... Le compositeur James Horner n'a ainsi guère marqué la bande-son de cet Opus, contrairement à Jerry Goldsmith, le créateur de la musique d'Alien de Ridley Scott, qui est très proche du Poème de l'Extase de Scriabine !
Possibilité de variété, ou risque de dispersion : difficile de naviguer entre ces deux options. Mais dans le cas d'Alien, ça a plutôt bien fonctionné, et surtout dans le cas d'Alien 3, le plus proche de l'original, et le plus intéressant...