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  • jeudi, octobre 18, 2012

    SOMEWHERE (COPPOLA)

    Certes, ce n'est pas la première fois que je parle de Sofia Coppola, l'une de celles dont je suis grand fan (comme le prouvent les liens directs, que vous pourrez trouver en cliquant sur Lost in Translation ou sur Marie Antoinette, deux films dont j'ai déjà parlé il y a bien longtemps). Mais celui-ci est très différent, où il ne se passe pas seulement cinq minutes à ce que la voiture tourne sur elle-même dans un paysage délicieusement ennuyeux :
    Mais carrément un bon quart d'heure sans se qu'il se produise vraiment rien, que ce soit avec les deux jeunes filles toujours habillées différement, ou dans l'esprit du pauvre jeune homme ici présent, une soi-disant star du cinéma, Johny Marco (Stephen Dorff) :
    Comme le dit assez justement Wikipédia, "l'histoire s'inspirerait partiellement de celle de la réalisatrice et son père Francis Ford Coppola", ce qui semble expliquer le thème principal du film, basé essentiellement sur la jeune fille Cleo (Elle Fanning) :
    De ce fait, dès que la jeune fille arrive, c'est le pur bonheur de son père Johny Marco :
    Et en guise de compensation, le plus grand malheur de celui-ci dès qu'il se trouve obligé de réaliser son métier, entre autres dans une scène particulièrement lente de maquillage sur le crâne, qui se trouve filmée d'une façon extrêmement paresseuse, mais très volontaire :
    En gros, les seules fois où il ne s'ennuie pas, c'est lorsque sa propre fille s'intéresse à lui, pour de fausses ou bonnes raisons, inutile de le préciser :
    L'un des grands passages de l'œuvre se base évidemment sur une visite à Milan dans un très bel hôtel, où le père se trouve obligé de se rendre afin de promouvoir son film :
    Mais où en fait, il se montre surtout heureux de bien habiller sa fille et de la présenter comme une sorte de co-star, ce dont l'on s'aperçoit bien vite dans l'opposition entre ces deux plans, l'un basé sur la beauté de Cleo, l'autre sur la sorte d'ennui qu'éprouve son père sur scène, livré à une sorte de show auquel il ne fait même pas semblant de comprendre quelque chose :
    L'impression que laisse ce film, surtout lors de sa première vision, reste un tout petit peu paradoxale, surtout comparé à Lost in Translation ou à Marie Antoinette. En fait, on les voit se consacrer à un peu de travail surtout pour des activités pas trop fatiguantes, c'est le moins que l'on puisse dire :
    Et le reste du temps, tout se passe à quelque chose d'hypnotique :
    Voire de très hypnotique, si je me fais bien comprendre :
    Ce que dit Sofia Coppola sur le supplément compris sur le DVD, c'est qu'elle a justement essayé de créer ce genre de personnage. Quelqu'un qui ne sait pas quoi faire de sa vie, qui ne sait plus où il en est, bref, quelqu'un qui n'existe que grâce à sa propre fille :
    Une jeune fille grâce à laquelle il découvre sinon le vrai sens de la vie, tout au moins un autre sens, plus logique, comme on peut le supposer à la vision de cet ultime plan.
    Peut-être cette volonté de montrer la transition, avouée d'ailleurs très librement par Sofia Coppola en personne, est-elle responsable de la lenteur du film, de sa base sur les très longs plans, de sa construction extrêmement paresseuse ? En tous cas, c'est extrêmement déroutant la toute première fois qu'on le voit, surtout après Lost in Translation ou Marie Antoinette, nettement plus musclés. Mais ceci s'améliore beaucoup à la seconde ou troisième fois, et j'espère que c'est ce que vous allez vivre... J'avoue pour une fois que je n'ai pas de jeune fille ; mais devrais-je en avoir une, vivement qu'elle soit comme ceci !

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    6 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    D'abord, la première scène dans cet espèce de no man's land, je trouve ça particulièrement géant. C'est super beau ce paysage. d'accord, j'aime le désert...
    Et puis la suite mais c'est une petit fille et son père. C'est beau, c'est simple et c'est vrai ! Parole de fille qui a bcp aimé son père et de mère d'une fille qui a été petite... Ca semble aussi plus sain, malgré une suspicion de ta part, que Lolita (je parle là du livre et non du film).
    Et cette immense baignoire/piscine dans l'hôtel sous les boiseries, on y rêverait...
    Sabichan

    jeudi, 11 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Et bien moi, je n'aime guère le désert, raison pour laquelle cette première image m'a tellement surpris... Mais tu as raison pour toute la suite, que ce soit concernant l'histoire des filles, ou celle parlant de l'immense piscine de l'hôtel !

    jeudi, 11 octobre, 2012  
    Blogger Al Capitaine said...

    Un bien grand film que j'ai vu il y a quelques temps sur les chaînes Canal Plus. J'ai tout de suite accroché avec cette histoire. J'ai bien aimé la partie se déroulant en Italie, très touchante.

    Sais-tu que Sofia Coppola à eu une liaison il y a quelques années avec Quentin Tarantino ?

    Je suis en tout cas content que tu ai aimé ce très joli film !

    vendredi, 19 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

    Moi, j'ai pas aimé tout de suite, disons que ceci a pris un petit peu plus de temps que les trois autres... Mais je me suis bien rattrapé, entretemps !
    Sinon, pour Tarentino, oui, j'étais au courant d'une brève liaison, en 2004, je crois... Mais depuis cette date, elle a bien renoncé !

    vendredi, 19 octobre, 2012  
    Anonymous Anonyme said...

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    vendredi, 19 octobre, 2012  
    Blogger Vincenttheone said...

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    vendredi, 19 octobre, 2012  

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