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  • lundi, juillet 01, 2013

    HARD CANDY (SLADE)

    Le premier film d'un jeune auteur ?
    Et bien oui... Même si David Slade s'était énormément qualifié en matière de cinéaste de pubs, tout comme Ridley Scott ou David Fincher - pour ne citer qu'eux -, c'est la première fois qu'il se lance dans un long métrage, et tout ceci dans un espace de seulement dix-huit jours ! Autant dire qu'il y a de quoi se la prendre et se la mordre, ce dont je crois le film le film va finir par parler, si mes souvenirs sont bons :
    Il faut dire que le texte, écrit par l'auteur de théâtre Brian Nelson, est proprement remarquable, et que parlant essentiellement d'un rapport plutôt étrange entre une très jeune fille (Ellen Page) et un homme sur les débuts de son âge (Patrick Wilson), il a permis de rester concentré sur ces deux acteurs à l'exclusion de tout autre recherche. On s'en doutera un peu grâce à ce début sur Internet - qui, soit dit en passant, est lié par le directeur photo Jo Willems non seulement au générique de début, mais aussi à la plupart des couleurs utilisées par la suite :
    Hayley Stark et Jeff Kohlver - autrement dit, Ellen Page et Patrick Wilson - se sentent a priori hyper bien, ce qui s'exprime beaucoup dans la façon dont ils sont filmés :
    Art qui se tient, bien sûr, encore plus dans les couleurs, une fois qu'ils sont arrivés chez lui, mais aussi dans leur conversation, pas du tout érotique et censée très bien se passer :
    Sauf que ceci n'est qu'un piège, un "hard candy", qui va se révéler plutôt rapidement, une fois passée assez vite la séance de photographie - sans parler, bien sûr, du changement de couleurs phénoménal :
    Cette séquence de la photographie, située à environ vingt minutes du film, ferait en fait entièrement partie du plan de Haylay (Ellen Page), ce dont on sera bien plus conscient lors de la seconde ou troisième vision. En attendant, on voit déjà Jeff (Patrick Wilson) se vautrer par terre, suite à un abus d'alcool probablement préparé par Haylay, et puis se réveiller subitement avec les mains attachées - dans une ambiance très bleue, évidemment fort bien préparée :
    Rien que le jeu des acteurs se trouve entièrement ravagé par cette "petite" intervention, qui certes nous semble entièrement injuste par rapport à ce qui se passait auparavant, mais nous paraîtra par la suite relativement gentil, si vous voyez ce que je veux dire :
    Suit un bref moment où Hayley commencera à chercher partout - et là, c'est très bien de voir le film au moins deux fois, car qu'est-ce qui prouve qu'elle ne sait pas déjà ce qu'elle cherche ? Où le trouvera-t'elle ? Quel est le code à utiliser ?
    Bien des questions, en fait, ou plutôt de non-questions... C'est très bien mis en valeur par ces gros plans sur les yeux, où l'on ne voit plus depuis longtemps les hommes, mais bel et bien les animaux - et pas forcément les meilleurs :
    À partir d'ici, tout va se dégrader... Non seulement par une tentative d'évasion de Jeff - justifiée, ou non ? -, mais surtout par sa reprise fort musclée par Hayley, ce qui marquera tout le monde :
    Que se passe-t'il, en fait ? Et bien, c'est très simple : Jeff n'est plus attaché verticalement sur une chaise, mais bel et bien lié horizontalement sur un lit. Et ceci n'ira pas dans un très bon sens :
    Phénomène assez hallucinant : l'on ne verra rien de là jusqu'à la fin du film, ce qui est à la fois très malin de la part des monteurs, vu que cela fera encore plus peur au public, mais aussi très bien écrit, pour une raison que, bien sûr, je ne vous livre pas :
    Enfin, je ne vous la livre pas, c'est assez inexact... Disons plutôt que l'écrivain s'est très bien débrouillé pour n'y faire qu'allusion deux ou trois fois, ce qui fait qu'il vaut mieux être bien concentré lorsque vous verrez ce film :
    Qui y a t'il, pour nous redonner vaguement espoir sur la fin ? Tout d'abord, le fait que Jeff va réussir à se débarasser de ses liens. Ensuite, de se retrouver tout entier, malgré ce qu'il croyait - et là, je parle également de tout le public :
    Mais ceci, inutile de le dire, va compter assez peu pour Hayley, qui offre à son humble esclave une mise en épreuve assez traumatisante, pour le moins qu'on puisse dire :
    Il reste donc une troisième solution. Une solution certes pas simple, mais qui devrait permettre à Jeff de s'en aller bien gentiment, avec tous ses secrets dissimulés :
    Ou bien, ne pas permettre ? C'est selon, en fait. Selon ce qu'on croit du phénomène, de son meurtre - ou non - d'une autre ado, de son histoire bizarre avec sa tante et sa nièce, etc... Ou selon ce que l'on ne croit peut-être pas, par exemple le fait que Hayley soit débarqué ici par hasard, qu'elle soit bien fille d'un docteur en médecine, ou même qu'elle s'appelle Hayley, tout simplement. En tous cas, le film va se terminer comme sa couverture permet de le supposer, dans l'une des seules lumières "positives" de la journée - comme chacun le sait désormais, la dernière à vivre pour Jeff :
    Pourquoi est-ce que je vous laisse, en prime, ces trois dernières images ? Parce qu'il n'y a en fait, très intelligement, que neuf minutes de musique dans tout le film, histoire d'empêcher de le voir comme un "mélo", et encore, selon le réalisateur lui-même, y compris le générique de début et de fin : 
    Il s'agit en fait de Elephant Woman, un morceau du groupe new-yorkais Blonde Redhead. Certes, je pourrais mettre un lien vers l'article de Wikipédia, ce qui ne fait jamais grand mal ; mais puisque j'en ai l'occasion, autant mettre un lien vers le vrai morceau, Elephant Woman, adonné de son environnement visuel via YouTube - et en plus, avec les sous-titres en espagnol !
    Je ne peux dire que du bien de ce DVD, qui hormis un prix tout à fait à la portée de la main, met en outre à disposition de très bons documentaires, notamment celui qui est consacré à David Slade, le réalisateur, à Brian Nelson, l'écrivain, et à David Higgins, l'un des producteurs :
    Dois-je être, à l'occasion, légèrement maniaque ? Et bien, sachez que ce film m'a été tout d'abord prêté par une jeune fille d'une bonne vingtaine d'années de moins que moi - qui porte le très beau prénom de Cécile -, si bien qu'en fait, j'ai fini par m'offrir HARD CANDY, de même du reste que JUNO, joué par la même actrice et lui aussi prêté par la même Cécile. Comme quoi : il n'y a pas de miracles dans la vie.
    Ah si, j'oubliais... Il y en a un, de temps en temps : que les gens ne passent pas une ou deux minutes à laisser un Comment. Mais ce miracle, j'y suis habitué depuis tellement d'années que ma foi, je n'en dirais rien de plus !

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    4 Comments:

    Anonymous Anonyme said...

    salut Vincent
    le film a l'air pas mal, mais cette actrice a t'elle fait autre chose parce que je la connait mais je ne sais plus dans quel film. ceci dit merci pour tous ces articles qui donnent envie de voir ces film.
    la vachette t'attends

    lundi, 10 juin, 2013  
    Blogger Vincenttheone said...

    Oui, elle a entre autres tourné dans JUNO, mais aussi bien d'autres choses que je n'ai jamais vues... Hormis cela, il faudrait peut-être que je me rende à La Vachette, tu as bien raison !

    lundi, 10 juin, 2013  
    Anonymous ccil said...

    Sympa ce ptit article, elle a également joué dans les Xmen et Bliss(je recommande)

    jeudi, 20 juin, 2013  
    Blogger Vincenttheone said...

    Je ne connais pas du tout BLISS, apparemment le premier film de Drew Barrymore... Mais merci beaucoup d'avoir trouvé "sympa" ce petit article, chère Cécile !

    jeudi, 20 juin, 2013  

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