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  • vendredi, février 20, 2026

    THE BIRDS (ALFRED HITCHCOCK)

    Ou encore, Les Oiseaux, presque le dernier film d'Alfred Hitchcock (1899-1980), qui date de 1963, et fut réalisé sur un ouvrage de Daphné Du Maurier, avec des effets spéciaux monumentaux pour l'époque…
    Dès le début du film, Alfred Hitchcock se place en caméo, comme il en a l'habitude depuis très longtemps :
    Avant de laisser la parole à l'une ses actrices favorites, la riche Melanie Daniels (Tippi Hedren)…
    Et à son double correspondant, l'avocat Mitch Brenner (Rod Taylor), lequel la rencontre - curieusement - dans une boutique destinée aux oiseaux, afin d'acheter un cadeau à sa toute petite sœur :
    C'est, comme on le dit, une boîte en or pour décider, en grand secret, d'offrir elle aussi en cadeau à la jeune fille un couple d'inséparables extraordinaire :
    Aussi va t-elle se rendre le plus vite possible à Bodega Bay, fort proche de San Francisco où elle habite normalement, et y rencontrer assez rapidement Annie Haymorth (Suzanne Pleshette) :
    Qui est non seulement maîtresse d'école dans la petite ville, mais fut aussi autrefois une ex de Mitch Brenner : 
    C'est d'ailleurs justement lui que Melanie Daniels cherche à rencontrer le plus vite possible, raison pour laquelle elle loue un bateau :
    Et se fait d'emblée attaquer par un goéland - chose que l'on ne saurait imaginer de la part d'Hitchcock :
    En tous cas, c'est la première raison, pour tous les deux, de se rapprocher quelque peu :
    La seconde étant celle, beaucoup plus troublante, d'une première guerre des moineaux, qui parviennent à rentrer à plusieurs dans la maison de Mitch Brenner, et commencent à se révéler vraiment troublants…
    Important à noter : on ne la reconnait pas bien, vu ses quatorze ans, mais la petite sœur de Mitch Brenner est bel et bien Cathy Brenner (Veronica Cartwright), qui devait jouer une des dernières femmes en vie dans le célèbre Alien de Ridley Scott, le premier (1979) et meilleur film de toute la série…
    Il ne manque plus qu'une seule personne, fondamentale, la mère, Lydia Brenner… Interprétée par Jessica Tandy, elle se montre très vite dépressive, possessive, et ne supporte pas de voir son fils tourner autour d'une aussi jolie femme - de même que c'était le cas, bien des années auparavant, d'Annie Hayworth :
    C'est le matin suivant la nuit aux moineaux, que Lydia Brenner décide de se rendre chez l'un de ses voisins Dan Fawcett, et tombe avec consternation devant ceci :
    Vous l'avez sans doute deviné, Dan Fawcett est le premier mort du film… Mais je vois beaucoup de ressemblances avec le très célèbre Psychose, tourné juste trois ans auparavant…
    En tous cas, le film ne va pas cesser d'évoluer, tout d'abord dans l'apparente désinvolture de Melanie Daniels, qui ne s'aperçoit que trop tard que les corbeaux se massent mine de rien devant l'école de Bodega Bay (plan totalement sublime d'Alfred Hitchcock) :
    Et lorsqu'elle s'en rend compte, il est hélas juste temps pour sortir de l'école sous la tourmente des oiseaux, en compagnie d'Annie et de tous les enfants :
    C'est l'une des scènes les plus célèbres du film, et à juste titre, ne serait-ce qu'à l'engagement qu'elle montre vis à vis des effets spéciaux, vu que sur les environ 1500 plans, près de 371 s'avèrent truqués (ce qui représente, à l'époque, un budget colossal)...
    Petite pause, qui arrive à bon escient avant la dégradation finale… Une assez vague conversation entre Melanie et Mrs. Bundy, qui voit dans le comportement des oiseaux une pulsion inexplicable (conformément, du reste, à l'attitude d'Alfred Hitchcock concernant ce film, où il jugeait toute explication sur la conduite insolite des oiseaux  hors de  propos) :
    Alors va bientôt se montrer la scène la plus mémorable :
    Où, bien sûr l'on va tout d'abord voir une voiture prendre feu, puis une boutique, et au final, le quartier tout entier dans son ensemble :
    A la suite de ce très marquant incident, tout ne va que se dégrader… En passant vite fait sur la fameuse Annie, elle aussi tuée par l'un de ces oiseaux, Melanie et les trois autres de la famille Brenner vont très vite se retrouver parqués dans le domaine de Mitch, et ceci avec une totale incompatibilité avec les fameuses bêtes :
    Contrairement à la première conclusion de Mitch, ils ne s'en vont pas du tout, bien au contraire :
    Et c'est seulement avec la plus grande discrétion, qu'ils finissent par fuir tous les quatre de la maison, grâce à cette petite voiture (que vous verrez peut-être sur la photo, qui est en fait le dernier plan du film) :
    Voilà, tel est ce qui mérite d'être vu dans ce film, remarquable dans bien des détails, ne serait que dans le fait qu'il a maintenant près de soixante ans… 
    Certes, la plupart d'entre vous (y compris moi-même) vont certainement trouver la narration un peu lente à partir de la grandiose explosion, qui est sans doute le point central du film…
    Mais c'est un tout petit détail, qui ne fait pas son poids face aux grands éléments, à savoir :
    1) Tout comme dans Psychose, aucun acteur vraiment très connu n'y fait son apparition…
    2) Il n'y a pas (ou très peu) de musique, ce qui est rarissime de la part d'Alfred Hitchcock, qui a jusqu'alors toujours demandé à Bernard Herrmann de participer à ses œuvres…
    3) Le budget de 2500000 dollars apparait considérable, surtout comparé à l'ancien Psychose, qui ne bénéficia que de 800000 dollars…
    4) Et comme déjà dit, la place tenue par les trucages et effets spéciaux  est réellement impressionnante, 371 plans sur 1500...
    On le dit assez souvent, mais jamais Alfred Hitchcock (1899-1980) n'a en effet réalisé un tel film, aussi dérangeant, fascinant, jouant à de nombreuses échelles sur tous les aspects humains et inhumains de la planète… Alors c'est sûr et certain, la plupart des œuvres le précédant immédiatement sont aussi d'un niveau très élevé, qu'il s'agisse de The Man Who Knew Too Much, de Vertigo, de North by Northwest, ou encore de Psychose !
    Malheureusement pour lui, il ne parviendra plus jamais à laisser une telle maîtrise s'imposer, qu'il s'agisse de Pas de printemps pour Marnie, Le Rideau déchiré, L'Etau, Frenzy, et enfin son dernier Complot de Famille... Mais bon, tout va bien, finalement : sur cinquante-quatre longs métrages réalisés, il y en a encore une bonne vingtaine qui sont toujours tenus pour des chefs-d'œuvre, et au moins cinq d'entre eux qui sont toujours inestimables !
    Autres films du même réalisateur : VertigoNorth by NorthwestPsychose

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    jeudi, mai 01, 2025

    ALIEN VS. PREDATOR (PAUL ANDERSON)

    D'où vient cet Opus, sorti en 2004 ? Tout d'abord, on peut dire qu'il ne succède pas du tout aux quatre Alien (de 1979 à 1997) - de même qu'il ne prend pas la place du fameux Alien V que Sigourney Weaver aurait dû à la fois jouer et réaliser elle-même, projet qu'elle a malheureusement laissé tomber...
    De la même façon, il ne s'inscrit pas non plus dans la succession de Predator de John McTiernan (1987) et de Predator 2 de Stephen Hopkins (1990), mais tire tout d'abord son argument principal d'une BD sortie en 1989 chez Dark Horse Comics, jusqu'à ce que Paul Anderson - auteur assez critiqué de Resident Evil - accepte de réunir à l'écran les deux monstres.
    Le film sort en 2004, et situe l'action dans cette même année - alors que les quatre précédents Alien sont censé se dérouler de 2122 à 2379. Ceci démarre avec Alexa (Sanaa Lathan), guide professionnelle de haute montagne, qui est tout de suite accueillie au sommet par Maxwell (Colin Salmon), l'attendant avec un hélicoptère :
    Il l'emmène très vite sur l'île Bouvet, au large de l'Antarctique, où elle rencontre tout le groupe de l'industriel Charles Bishop Weyland (Lance Henriksen, seul acteur à avoir participé aux trois premiers Alien), qui enquête sur la source inhabituelle de chaleur - attribuée à une pyramide au dessous de la glace :
    Lors d'une conférence, Weyland en dit plus sur cette pyramide, dotée d'une centaine de pièces, et qui serait rattaché à l'ancienne civilisation Aztèque, ou bien à celle du Cambodge, voire de l'Egypte... Alexa refuse tout d'abord d'accompagner l'équipe, mais s'adapte finalement à la descente prévue, avec trois règles qu'elle impose :
    Le 10 octobre 2004, un vaisseau spatial Predator atteint l'orbite terrestre, et bien qu'on ne le voit pas encore concrètement à l'écran, Weyland remarque une soudaine percée d'un tunnel... Aussitôt, il décide d'envoyer son équipe à la conquête de ce lieu inhabituel :
    Weyland fait partie du groupe, bien sûr, et Alexa reste à ses côtés quand il découvre l'étonnante pyramide, qui s'avère immense :
    Au même moment, l'équipe découvre sur les murs d'étranges gravures très âgées montrant deux créatures s'affrontant - l'on devine naturellement de qui il s'agit :
    Meilleure preuve avec la première apparition de Reine Alien enchaînée, qui se réveille subitement de sa stase cryogénique... Suivie peu de temps après par la présence d'un des Predators sur les trois récemment débarqués - deux d'entre eux étant déjà en train d'éliminer à la surface une partie de l'équipe de forage :
    Ceux qui sont au bout du tunnel au centre de la pyramide n'en savent strictement rien, et Sebastian (Raoul Bova), un archéologue italien, commence à leur expliquer le sens de cette chambre sacrificielle... Où ils découvrent avec stupeur huit squelettes humains aux cages thoraciques éclatées - 8 étant un nombre symbolique déjà présent dans le tout premier Alien :
    Il découvre alors trois objets techniquement avancés, qui apparaissent comme les trois armes des Predators... En dépit de l'opposition de Sebastian, Weyland et quelques autres parviennent à les saisir, ce qui les désignent d'emblée comme des ennemis, et met en route un autre mécanisme - où les murs et les plafonds se déplacent soudainement tandis que certaines portes se ferment :
    On le voit très nettement sur cette vidéo... Ainsi que la dernière partie, où Thomas (Sam Troughton) et Adele (Agathe de La Boulaye), restés coincés dans la pièce de sacrifice, sont à leur tour saisis par des œufs en train d'éclore, les facehuggers suivant de très peu :
    C'est magnifiquement filmé, je vous l'avoue :
    Resté en vie, ainsi que certains de ses collègues, Sebastian s'inquiète de plus en plus de ce qui va advenir :
    Et il a bien raison... Car aussitôt Predator et la Reine Alien obligés de se battre l'un contre l'autre, cela va transformer cette pyramide en lieu de meurtre évident - dont les premiers à souffrir vont être les proches compagnons d'Alexa, de Sebastian et de Whyper :
    Les trois survivants se trouvent du coup confrontés aux deux Predators, qui cherchent avant tout à récupérer leurs armes d'épaule... L'un des Predators décide tout d'abord d'épargner Weyland, à cause de son cancer du poumon, mais celui-ci finit par l'attaquer dans le dos, provoquant aussitôt sa mort :  
    Les murs bougent à nouveau, guidant Alexa et Sebastian vers des hyéroglyphes, où ce dernier comprend peu à peu l'histoire très ancienne des Predators et des Aliens sur terre...
    Une version certes dure, mais impeccable sur le plan de la réalisation, où les Predators étaient vénérés autrefois comme des dieux, devant rituellement chasser les éventuels Aliens, quitte à s'autodétruire si cela échouait - afin de les empêcher d'envahir la terre :
    Je vous conseille vivement de regarder cette courte vidéo, car elle montre bien que cette scène apparaît plus proche de l'œuvre du concepteur Giger qu'aucun film de la série ne l'a jamais été - dans son optique, il y a avait en effet une vraie civilisation des Aliens, avec des sortes de pyramides et une forme d'écriture :
    Toujours est-il qu'Alexa et Sebastian doivent désormais assister à cette bataille, pour l'instant impuissants à lutter contre elle :
    Et cela va de pire en pire :
    Jusqu'à ce que Sebastian soit à son tour victime d'un Alien, et s'écroule à la suite de son chestburster en disant à Alexa ce qu'elle sait déjà, "Ils ne doivent pas atteindre la surface" :
    Il ne reste donc plus à Alexa et Prédator qu'à fuir au sommet de l'île, en pensant à la mort de la Reine Alien... Mais celle-ci est toujours en vie, et c'est comme par miracle qu'Alexa parvient à l'attacher à un énorme château d'eau, qui va entraîner la créature au fond de l'océan glacial :
    Voilà, c'est fini... Mais hélas, pour le Predator lui aussi, que viennent rechercher aux yeux d'Alexa d'autres Predators arrivés de l'espace :
    Il ne reste plus à Alexa qu'à admirer une dernière fois le vaisseau des Predators s'envolant pour une autre planète, la laissant unique survivante de cette farouche lutte :
    Alors, êtes-vous content de cette brève analyse ? En tous cas, vous avez toujours la possibilité d'en savoir un peu plus, grâce à cette vidéo :
    Il est sûr que ce film est beaucoup moins bien que Predator - n'oublions pas que son auteur ne doit pas être confondu avec le vrai cinéaste Paul Thomas Anderson, l'auteur du merveilleux Magnolia (1999).
    Il reste toutefois assez riche, aussi bien en prise de vues qu'en effets spéciaux, même si son scénario est un peu tiré par les cheveux... En tous cas, cela apparaît bien supérieur à sa suite, Alien vs. Predator : Requiem (2007), tellement ratée qu'elle n'a obtenu que 11% d'opinions favorables, et le prix de Razzie Awards de "pire préquelle ou suite". Inutile que je vous précise que je n'en parlerai jamais ici !
    Le cycle Alien : AlienAliensAlien 3Alien : Resurrection
    Le cycle Predator : Predator, Predator 2

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